A vos chapeaux – Royal Ascot approche!

 

Plus que quelques jours à attendre avant le meeting de Royal Ascot ! Equidia sera bien sûr présent pour ce rendez-vous exceptionnel et on vous proposera tous les matins une analyse des courses « Premium » du jour à 10h40 dans l’Avant Courses. Suivez également l’actualité du meeting royal sur Twitter @Equidia_Live et la page facebook Planète Courses.

Pour commencer, voici une présentation des trois Groupes 1 du Day One !

 

Mardi 18 juin :

Queen Anne Stakes (Gr 1) 1600m

Du jamais vu, même à Royal Ascot ! Pour la première fois en 2013, un gagnant de Kentucky Derby foulera la piste d’Ascot. Animal Kingdom est quelque peu atypique en ce qui concerne les lauréats de la première étape de la Triple Couronne Américaine. Souvent, ceux-là restent bien chez eux, sur le dirt, et partent au haras en fin d’année des trois ans. Ce n’est pas le cas pour Animal Kingdom, qui après des problèmes de santé, est revenu à la piste fin 2012 pour prendre une excellente deuxième place de la Breeders’ Cup Mile sur le gazon, avant d’enchaîner quatre mois plus tard avec un voyage à Dubaï et une victoire historique dans la course la plus richement dotée du monde, la Dubaï World Cup. Son entraîneur Graham Motion n’a visiblement pas peur des challenges et il a tout de suite envoyé son champion en Angleterre pour préparer son objectif peut-être le plus difficile de tous, défier les britanniques chez eux, sur leur piste très sélective d’Ascot.
Depuis son arrivée à Lambourn, tous les feux sont au vert pour Animal Kingdom. Son jockey du Jour J John Velazquez s’est même déplacé pour monter un galop concluant sur l’hippodrome d’Ascot et l’entourage est confiant.

Sa tâche est facilitée par l’abandon de plusieurs de ses concurrents les plus sérieux pendant les semaines précédant la course. Ainsi les gagnants de Gr 1 Farhh et Cityscape ne seront pas de la partie. Les deux élèves de John Gosden, Gregorian, et Elusive Kate, pourraient être les plus grands rivaux d’Animal Kingdom.

 

King’s Stand Stakes (Gr 1) 1000m

On pourrait bien assister à une deuxième « première » dès la seconde course du meeting. L’entraîneur sud africain Mike de Kock s’est imposé aux quatre coins du monde, mais jamais à Royal Ascot. Dans ce sprint il présentera le favori Shea Shea, vainqueur du Al Quoz Sprint (Gr 1) associé à Christophe Soumillon à Meydan en mars. Ce jour-là, le hongre de six ans a pulvérisé le record de la piste, et s’il s’adapte au parcours vallonné d’Ascot, il pourrait bien offrir une première victoire royale à son mentor.

Il faut toujours se méfier des australiens dans les Kings Stand Stakes, les visiteurs de l’hémisphère sud ayant remporté l’épreuve à quatre reprises pendant les dix dernières années. Dix ans après le sacre de Choisir, le trois ans Shamexpress portera les espoirs des australiens dans ce sprint. Son entraîneur Danny O’Brien a fait l’impasse sur la saison automnale de Sydney et Brisbane avec Shamexpress pour être à 110% pour Royal Ascot et il s’est préparé pour son voyage anglais avec un succès de Gr 1 dans le Newmarket Handicap sur 1200 mètres à Flemington.

Une autre candidature intéressante est celle de Reckless Abandon, invaincu en 2012 à l’âge de deux ans, dont un succès sur ce parcours lors du meeting royal dans les Norfolk Stakes (Gr 2). Vainqueur également des Groupes 1 Prix Morny et Dewhurst Stakes sur 1200 mètres, son entraîneur Clive Cox préfère l’aligner sur cette distance de 1000 mètres, sur laquelle il a terminé troisième pour sa rentrée cette saison.

 

St James’s Palace Stakes (Gr 1) 1600m

Coup de théatre pendant la semaine précédent Royal Ascot avec l’annonce que Dawn Approach devrait bel et bien prendre part aux St James’s Palace Stakes, trois semaines après sa déconvenue dans le Derby d’Epsom. Si on doit oublier cette tache noire sur le palmarès du champion de l’écurie Godolphin, l’expérience pourrait avoir laissé ses traces sur le mental du cheval. Les faveurs du public sont donc partagées avec le vainqueur des 2000 Guinées Irlandaises, Magician. Mais Jim Bolger, l’entraîneur de Dawn Approach, ne laisse rien au hasard cette fois ; il alignera le récent gagnant de Gr 3 Leitr Mor comme leader à Ascot pour éviter un faux train comme à Epsom. De retour sur le mile et sur l’hippodrome où il a impressionné l’an dernier dans les Coventry Stakes, Dawn Approach devrait montrer son vrai visage et faire oublier le Derby.

Magician est quand même à prendre très au sérieux. Son mentor Aidan O’Brien cherche sa  septième victoire dans cette épreuve avec le fils de Galileo qui représentera donc la ligne des 2000 Guinées du Curragh. Le maître de Ballydoyle a imaginé quelque temps aligner Magician au départ du Derby d’Epsom, car il en avait également remporté une préparatoire, les Dee Stakes sur 2000 mètres, mais finalement il a joué la carte de la sagesse en le préservant pour Royal Ascot. La tenue de Magician est prouvée et un bon rythme sera également un avantage pour lui. Une belle bataille en perspective !

Le Maroc, nouveau pays « Premium »

Ce mercredi 22 mai, l’hippodrome de Casablanca s’ajoute à la liste des champs de courses internationaux à accueillir une réunion « Premium » pour la prise de paris en France.

Les enjeux de cette réunion sont élevés; au Maroc on espère que ce sera le début d’une association fructueuse entre la SOREC (Société Royale d’Encouragement du Cheval) et France Galop, tout comme les partenariats entre la France et Avenches, Mons et cetera. L’année dernière, Equidia a diffusé en direct deux des courses les plus importantes du pays, qui ont eu lieu pendant le week-end du Prix du Jockey-Club et Derby d’Epsom. Cette fois, pour assurer une bonne visibilité, une réunion en semi-nocturne a été choisie avec cinq courses réservées aux pur sang anglais. Décalée dans le calendrier local, la belle réunion du Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed sera retransmise en direct au mois de novembre.

J’ai eu la chance de me rendre à Casablanca la semaine dernière pour en savoir plus, et j’y ai trouvé des personnes très motivées et une industrie en pleine essor. La passion des chevaux coule dans le sang des marocains et les courses sont populaires et bien organisées, même si c’est une activité quasi 100% masculin! Le pays compte six hippodromes, dont deux ouverts récemment, avec un calendrier de 1800 courses par an pour ses 3000 chevaux.

Pour en savoir plus sur la SOREC et la réunion du 22 mai.

Au Maroc, les courses sont un vrai sport des rois, avec le Haras Royal du Roi Mohammed VI l’un des propriétaires les plus puissants du pays. Depuis peu, Kamal Daissaoui fait partie des acteurs principaux du sport. En seulement quatre ans, cet enseignant universitaire et homme politique a établi une écurie de pres de 200 chevaux (élevage et entraînement compris), dont le top price des ventes d’août ARQANA en 2008!

Retrouvez ici le portrait de Kamal Daissaoui

Cette réunion Premium nous permettra également de retrouver l’entraîneur Jean de Roualle, expatrié au Maroc depuis deux ans maintenant. J’ai eu le plaisir de croiser le professionnel français sur l’hippodrome de Rabat où il est installé pour le compte du propriétaire Jalobey Racing. Disponible comme toujours, il a pris le temps de donner quelques informations sur la piste de Casablanca et ses meilleurs jockeys pour les parieurs français :L\’hippodrome de Casablanca

Courses étrangères : Tout ou rien

Désormais et jusqu’à nouvel ordre, Equidia Live ne retransmettra en direct que les courses étrangères dont les horaires le permettront sans nuire à la diffusion des réunions principales.

Lorsque ce blog a été mis en ligne pour la première fois, je crois vous avoir prévenu que nous tenterions de revenir régulièrement sur certains des choix de notre chaîne, Equidia Live, sur le plan éditorial. J’aurais aussi bien aimé pouvoir y jour un rôle de médiateur.

Naturellement, je n’ai pas tenu parole, à quelques exceptions près. Il faut dire qu’il est difficile de vous entendre: la plupart des courriers que nous recevons via notre service téléspectateurs sont des injonctions à virer untel ou ébouillanter Tartempion. Rien de bien constructif. Notre seul indice de satisfaction est donc le montant des enjeux enregistrés par le PMU sur tel ou tel événement. A ce jeu-là, les courses étrangères plus ou moins diffusées dans la journée, entre deux épreuves françaises, sont les moins appréciées. Pire: elles gênent la prise de paris sur le programme français.

Il nous faut donc alerter les rares et silencieux amateurs de belles courses parmi vous que désormais, le nombre de courses de sélection étrangères diffusées à l’antenne sera réduit au strict minimum. Il est devenu impossible de satisfaire à la fois ces amateurs et les parieurs plus prompts à s’emballer pour les lots touffus, français si possible. Jusqu’à présent, nous options souvent pour la pire solution, consistant à vous présenter une course sans pouvoir la diffuser en direct. Cette méthode provoquait frustrations et agacement sans pour autant tout à fait satisfaire ceux qui voient dans une course de Groupe britannique, par exemple, une interférence plutôt qu’un motif d’enthousiasme.

La situation ayant tendance à empirer, nous avons résolu de ne plus diffuser que les épreuves étrangères dont l’horaire était particulièreme,t adapté, et les sociétés de course ont pour leur part aménagé leurs propres horaires lorsqu’une épreuve était trop importante, à l’image d’un Derby d’Epsom ou d’un Finlandia-Ajo, pour être tout simplement ignorée. Les meetings du soir comme ceux d’Avenches, Mons ou Wolvega, ou encore les courses sud-américaines, ne sont pas concernés car ils sont diffusés à des horaires adaptés à nos programmes.

Peut-être pourrons-nous vous proposer à l’avenir des solutions moins radicales de façon à satisfaire tous nos publics. Le partage de l’écran entre deux sites est une des possibilités envisagées aujourd’hui. Dans l’immédiat, il a fallu choisir de deux maux le moindre. Les courses étrangères ouvertes au pari en France (listées à l’ARJEL) sont quoi qu’il en soit disponible sur les sites des opérateurs de paris.

Chester 2.1 : Vers le Derby

Le Chester Vase (Gr3, 2.450m) est un des principaux rendez-vous du meeting de mai sur le Roodee car il est placé depuis un peu plus de cent ans de façon à préparer le Derby d’Epsom.

C'est de la triche.

Ils étaient seulement quatre au départ du Chester Vase 2013, jeudi, ce qui explique son absence sur les écrans d’Equidia Live. Les parieurs français ne s’intéressent pas aux courses aussi peu fournies. C’est un peu dommage car ils auraient ainsi pu voir en action un des probables favoris du classique de juin, Ruler of the World, un frère du très bon Duke of Marmalade par Galileo qu’Aidan O’Brien testait pour la deuxième fois après ses débuts victorieux, le 7 avril dernier au Curragh dans son Irlande natale. C’était aussi un test important pour Tom Segal, pronostiqueur vedette du Racing Post, le journal de référence outre-Manche, car il avait recommandé à ses lecteurs de le jouer pour le Derby à 33/1 suite à ses débuts victorieux. Il est passé à 20/1 ensuite, puis à 6/1 chez Paddy Power après son succès de jeudi. En revanche, Ladbrokes, leader du marché, moins impressionné et généralement très bien informé sur ce qui se passe chez O’Brien à Ballydoyle,en donne toujours 14/1.

Aidan O'Brien en sait plus long que nous.

Vite en deuxième position dans le sillage de l’outsider Mister Impatience, Ruler of the World, qui portait des oeillères australiennes pour la première fois, a déboîté progressivement et monté à environ six cents mètres de l’arrivée, il a vite fait la différence dans la phase finale pour s’imposer par six longueurs. Ses trois adversaires avaient quelques références mais ils ont disparu de la planète dès que le gagnant a prononcé son effort.

Evidemment, face au gagnant des Deux Mille Guinées Dawn Approach, alezan lui aussi, il est difficile de fondre sur Ruler of the World sans quelque appréhension. Parier sur une course, fut-elle aussi importante que celle d’Epsom, dix à trois semaines avant le départ, est un exercice périlleux que les Français ignorent puisque la cote fixe est interdite chez nous, et a forciori les paris ante post, placés avant la déclaration de partants.

Toutefois, aux Etats-Unis, où comme en France seul le pari mutuel est toléré, les opérateurs ouvrent les paris à plusieurs reprises dans les semaines qui précèdent une grande épreuve, surtout le Kentucky Derby.Ils ferment le marché après quelques jours à chaque fois, si bien que les rapports probables n’évoluent plus quoi qu’il arrive ensuite. Les enjeux ne sont pas spectaculaires mais ça fait couler un peu d’encre, ce dont les courses ont toujours besoin.

Pas facile de faire aussi bien que Shergar, mais pas impossible, tout de même.

Le doublé Vase-Derby n’a pas été réussi depuis 1981 et les victoires de Shergar, qui était un monstre. Il ne faut pas s’y tromper, cependant : c’est une préparatoire assez bonne. Pourquoi Aidan O’Brien a-t-il remporté quatre des sept dernières éditions de cette épreuve, si ce n’est pour bien préparer son coup ? Il aurait réussi le doublé en 2011 si Treasure Beach n’était tombé sur Pour Moi à Epsom, par exemple.

A l’issue de toutes les courses préparatoires à un classique en Angleterre, les représentants des bookmakers gribouillent l’évolution de leurs cotes sur un carnet de papier carbone et distribuent les copies aux journalistes dans la salle de presse, où ils sont à demeure. Certains reporters -ils sont quarante dans la salle de presse de Chester pendant le meeting, mais seulement deux un jour de courses en semi-nocturne, l’été, à Epsom- ne les regardent même pas, car ils ne doivent pas nécessairement couvrir cet aspect de l’actualité hippique, mais beaucoup vérifient ainsi la validité de leur jugement sur l’événement auquel ils viennent d’assister. C’est un jeu.

Jeudi est Ladies’ Day à Chester, c’est-à-dire celui que les spectatrices choisissent pour mettre leurs plus «belles» tenues. Il pleut, il vente et il fait froid, mais le kilo de chair de poule n’a jamais été aussi abordable, même ici, où c’est une denrée plutôt commune. Les éléments, pas plus qu’un sens esthétique dont on cherche en vain la trace, n’ont pas prise sur le désir qu’ont ces dames de montrer certaines parties de leur corps au public.

Ça aussi, c’est un jeu.

Chester 2.0 : Le petit canard est-il le vilain ?

L’actualité des courses en Angleterre n’en a pas tout à fait fini avec Mahmood Al Zarooni, le méchant de l’histoire, qui fait appel de ses lourdes sanctions et prolonge ainsi un débat déplaisant… 

Au matin du deuxième jour du meeting de mai à Chester, la pluie pénétrante qui mouille le gazon du Roodee (cliquez ici pour voir la piste et son schéma) a aussi refroidi les ardeurs guerrières de la veille. C’est avec moins de possessions temporelles que la veille que je déboule l’escalier à flanc de remparts qui mène aux tribunes, puis à la piste, puis au village de la pelouse où est nichée la salle de presse. Pas de tirette sur le chemin de l’hôtel à l’hippodrome, c’est sans doute un signe.

Il n’est pas 10 heures, les courses démarrent dans plus de 3h30 et déjà, malgré la pluie qui tente de se faire remarquer, on s’agite derrière les bars pour fournir les frigos. L’ambiance devait être la même à bord des vaisseaux de guerre en route pour une rencontre avec la flotte française: pas question de manquer de boulets.

Possessions temporelles inférieures, certes, mais la lecture du Racing Post, indiscutable référence de la presse hippique, pousse à la réflexion. Le dîner de la veille aussi, car certains sujets avaient déjà été abordés alors.

J’étais en compagnie de quelques confrères britanniques dans un pub inaccessible -le patron, Mike, n’aime pas le public des courses, trop jeune et bourré à son goût, et on n’entre pendant le meeting dans son Albion Inn que par une porte dérobée qui mène en cuisine… Mike est aussi un grand passionné de la 1ere Guerre Mondiale et son établissement abrite une collection inattendue d’enseignes publicitaires et de posters de l’époque. On ne peut s’empêcher de noter l’absence totale de référence à l’allié français, et la simple mention du fait que nos deux pays étaient bien alliés à l’époque provoque un reniflement de mauvais augure. En revanche, il est intarrissable sur le courage des Belges. Laissons tomber…

Un ami journaliste m’a répondu: «j’en ai assez des stéroïdes» lorsque je lui ai demandé comment allait le boulot, mardi soir. L’affaire Al Zarooni n’en finit pas de rebondir dans les colonnes de la presse britanniques. On pensait qu’avec la lourde condamnation de l’entraîneur d’une partie des chevaux de l’écurie Godolphin à huit ans de suspension, l’affaire était dans le sac. Le cheik Mohammed Al Maktoum, grand patron de cette casaque et dirigreant de l’émirat de Dubaï, avait bien précisé que la décision du professionnel d’utiliser des stéroïdes anabolisants sur certains de ses chevaux avait été prise à son insu. Il avait su couper les ponts. Zarooni devenait ainsi une sorte de Lee Harvey Oswald, franc-tireur solitaire, auteur inspiré d’un impossible coup dans le mille… Contrit, le vilain petit canard allait disparaître avec son forfait. Chacun a bien cru que les chosses allaient se dérouler ainsi.

Mahmood Al Zarooni s'était fait une place au soleil de Godolophin mais l'ombre a pris le dessus.

Seulement, Mahmood Al Zarooni a décidé de faire appel. Il a engagé un des plus redoutables avocats de Grande-Bretagne et demande au BHA, équivalent britannique de France Galop, de revoir sa copie, de réduire sa peine. Du coup, on se pose des questions. S’il est bien le lampiste pour lequel on a voulu le faire passer, pourquoi demander une réduction de peine qui, de toute manière, ne pourrait aboutir qu’à cinq ou six ans de suspension au lieu de huit, ce qui est amplement suffisant pour le bannir jusqu’à l’oubli des champs de courses. A-t-il au contraire le sentiment d’avoir pris pour les autres, d’être le bouc émissaire qui couvre une opération plus large ? L’enquête et le procès rapides qui ont abouti à sa condamnation ont permis de couper l’herbe sous le pied de ceux qui mettaient en doute l’intégrité de l’organisation Godolphin dans son ensemble. Cette justice expéditive était bien pratique, en somme. Le rebond de Zarooni, à froid, relance donc un débat fort embarrassant pour les courses européennes et plus particulièrement le BHA, pour Godolphin, bien sûr, et pour le cheik Mohammed en particulier, puisque les tenants de la théorie du complot ne peuvent justifier cette version qu’en y mouillant le monarque. Peut-être qu’il n’y a rien d’autre qu’un homme qui en a trop fait pour impressionner son patron, qui est aussi son roi, mais chacun y va de sa petite réflexion et pendant ce temps, le chant des petits oiseaux devient à peu près inaudible.

Au fait, à propos de monarque et de petits oiseaux, comment va le président du Turkménistan, après cette sale chute en public sur son hippodrome ? Et le cheval dont il est tombé ? Est-il encore parmi nous ?

Mauvais cycles

France Galop ferait bien de s’intéresser à ce qui se passe sur l’hippodrome de Newton Abbot, dans le Sud Devon, à l’extrême Sud-Ouest de l’Angleterre, près des Cornouailles. Les dirigeants locaux sont confrontés à un problème qui, un jour où l’autre, pourrait se matérialiser aussi autour de l’hippodrome de Longchamp. En effet, une piste cyclable a été ouverte en février autour du site et une partie du parcours dépend d’un circuit régional mais elle doit être fermée les 19 jours de courses. Depuis lors, les actes de vandalisme autour de cete portion se sont multipliés, les cyclistes insultent le personnel de l’hippodrome, des enfants jettent des cailloux sur le gazons et des crétins détruisent la signalisation. Du coup, comme l’accord conclu pour 125 anssur ce projet entre la ville et l’hippodrome n’est pas signé, la direction de Newton Abbot envisage de le dénoncer si la municipalité ne met pas bon ordre dans le comprtement des citoyens.

Vélos not welcome.

On sait qu’à Longchamp, autre site autour duquel court une piste cyclable, de nombreux incidents ont eu lieu les jours de courses, lorsque les rouleurs ignorent ostensiblement l’interdiction qui leur est faite de rouler. Maintenir cette interdiction n’est pas une solution puisqu’elle n’est pas respectée. Compte tenu de la popularité du bicloune chez quelques personnages influents de la scène politique et médiatique française, il ne serait peut-être pas opportun de faire la sourde oreille. Le projet du nouveau Longchamp, sur lequel France Galop s’engage pour 50 ans auprès de la ville de Paris, ignore ostensiblement cette proximité, alors qu’il aurait dû l’intégrer totalement pour se gagner la sympathie de cette population cycliste aujourd’hui hostile.

Certes, le travail de France Galop consiste à organiser des courses de galop. Rien ne l’oblige à comprendre ce qu’est un hippodrome et comment il fonctionne. Toutefois, si France Galop doit aussi promouvoir son activité en France et dans le monde, peut-être aborder le sujet de l’environnement de cette activité devrait-il également faire partie de ses missions. Les courses de chevaux ne sont pas si populaires à la Mairie de Paris que l’on puisse parier ad vitam sur son indéfectible attachement.