Tous à Lamotte !

Direction la Sologne pour un petit tour à Lamotte-Beuvron à l’occasion du Generali Open de France.

L’occasion une fois encore de prendre conscience de l’ampleur de cet événement. Près de 15 000 chevaux ou poneys (plus grand rassemblement au monde de chevaux sur un même site), 50 000 départs épreuves, près de 500 000 visiteurs en deux semaines (un million sur l’année ce qui, dans le Loir et Cher, place le Parc Equestre fédéral devant le Château de Chambord !), des VTT qui sortent de partout, un immense « camping », des boxes à perte de vue, des carrières réparties sur plusieurs hectares (200 hectares pour le Parc Equestre dont 25 hectares de cross et 20 hectares de carrières), bref un truc de fou. Et surtout un rendez-vous incontournable pour tous les clubs, les moniteurs et les acteurs des sports équestres (environ 1000 personnes travaillent sur le site pendant trois semaines). A chaque fois que j’ai l’occasion d’y passer, je me dis c’est quand même un truc à voir, y compris pour les non spécialistes d’équitation. Ou plutôt, c’est un truc à vivre.

Participer à Lamotte est pour beaucoup un objectif de la saison, parce que l’on sait que l’on va y retrouver des amis et que l’on va vivre des moments forts. Dans la vie des clubs, c’est aussi un moment privilégié qui permet de souder une équipe et de resserer les liens.

J’imagine que pour beaucoup d’entre vous, Lamotte rappelle des souvenirs et que le thème vous inspire. Et comme on est curieux, nous aimerions que vous les partagiez avec nous.

L’espace commentaire vous est ouvert alors lâchez-vous, vous avez la parole !

Xavier Vacher roi de La Clusaz

C’est Xavier Vacher qui a remporté le Grand Prix du CSI 2* de La Clusaz.

Après une première manche à 51 partants ponctuée de 17 sans faute, seuls sept couples bouclaient le barrage sans faute. En selle sur Haram d’Auvers, un hongre Selle Français de 16 ans fils de Si tu viens et Quinney d’Auvers (Galoubet A), Xavier Vacher fut le plus rapide en 41 »13. Il devance le Belge Frederik Cattebeke, sur Van Meever S Sybalia Vm (42 »95), et l’Italien fumeur de pipe Natale Chiaudani sur Snai Catalano (44 »09).

Du côté des autres Français, Franck Goubard (Pedro de la Cense) termine sixième, Stéphane Frey (Paille de la Roque) est 11e (4 points), Julien Gonin (Quiria D’Orion), 15e, Florian Angot (Made in Semilly), 16e, et Hervé Godignon (Carolus Z), 17e.

Classement complet ICI

La Clusaz prend de la hauteur

De jeudi à dimanche, La Clusaz, en Haute-Savoie, accueille un CSI **. Plusieurs cavaliers de très grand standing ont répondu présent. Organiser un concours de renom dans une station d’altitude, tel est le défi relever par les Cluses. Avec succès.

Séquence souvenir de vieux combattant… (parce qu’il n’y a pas que l’équitation dans la vie). C’était il y a plus de sept ans maintenant, le 7 février 2004 exactement, sur le plateau des Confins à La Clusaz, site bien connu et apprécié par tous les amateurs de ski de fond. Là-bas, par une belle matinée d’hiver, j’ai sans doute vécu une de mes plus belles émotions de journaliste sportif. Je travaillais alors à L’Equipe. Au terme d’une magnifique course, l’équipe de France de ski de fond s’imposait dans un relais de Coupe du monde. Pour la première fois de l’histoire, elle devançait les grandes nations traditionnelles comme l’Allemagne, la Russie, la Norvège ou encore la Suède. Quand Manu Jonnier franchit la ligne d’arrivée en faisant virevolter le drapeau français dans les airs, une Marseillaise s’improvisa spontanément et s’éleva dans les montagnes. Un summum d’émotions et beaucoup de larmes dans les yeux de ceux qui avaient la chance de vivre ce moment. C’est beau un montagnard qui pleurt.

Nul doute que les spectateurs présents cette semaine à La Clusaz vivront eux aussi de belles émotions. Pas de Vincent Vittoz, l’enfant du pays unique champion du monde de ski de fond tricolore de l’histoire (2005 à Oberstdorf) à la une de l’affiche, mais des cavaliers. Oui oui des cavaliers dans une station d’altitude (1100m), c’est possible. Et cela fait maintenant deux ans que ça dure.

Pour cette édition 2011, les organisateurs ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Un deux étoiles qui débutera ce jeudi (trois épreuves comptant pour la ranking list FEI dont bien évidemment le Grand Prix dimanche) et des grands noms du CSO tricolore, habitués à écumer la planète lors des plus grands concours : Timothée Anciaume, Florian Angot, Nicolas Delmotte, Philippe Rozier, Jean-Marc Nicolas, un de nos habituels consultants sur Equidia, Hervé Godignon, Aldrick Cheronnet, etc. « Le cadre original et l’ambition affichée d’inscrire ce jeune CSI dans le calendrier des événements équestres de l’année m’ont d’emblée séduit, explique le grand Nelson Pessoa sur le site de l’épreuve. Je salue les efforts de tous ceux qui permettent à cette manifestation d’avoir lieu, le comité organisateur et la commune de la Clusaz, pour leur engagement qui est exceptionnel. »

Avec un programme élargi à tous les niveaux (Pro-Am du 1er au 4 juillet) et même à d’autres disciplines (hunter les 5 et 6 juillet), le CSI de La Clusaz veut privilégier l’atmosphère conviviale qui résulte de la rencontre du monde équestre et d’un public constitué à la fois de spécialistes mais aussi de vacanciers, pas toujours initiés aux subtilités de l’équitation. Avec les massifs de Balme et de l’Aiguille en arrière-plan, nul doute que cette épreuve a de beaux jours devant elle. Comme pour la news publiée il y a quelques temps sur le CSI de Lons-le-Saunier dans le Jura (voir un peu plus bas sur le blog), ce jumping de La Clusaz est aussi la preuve que les sports équestres ne se limitent pas à quelques régions en France. Ils sont universels. Alors hop hop, tous à La Clusaz !

Un Equidia peut en cacher un autre

Ça ne vous a pas échappé, à partir du 13 septembre, deux Equidia vous seront proposés. Equidia Live axée sur l’actualité des courses et Equidia Life, où le cheval dans sa globalité avec les documentaires, les émissions pédago et évidemment les sports équestres occuperont la grande majorité de l’antenne.

Une bien bonne nouvelle notamment pour les sports équestres. Terminé les retransmissions à minuit ou en fin de soirée, un fois que les chevaux de course sont rentrés dans leur box et que les hippodromes ont refermé leurs portes (pour les éternels râleurs qui trouvent qu’il y a trop de course, je rappelle quand même que sans les courses, il n’y aurait pas d’Equidia du tout…). Sur Equidia Life, la chaîne où seront donc diffusés les sports équestres, le direct sera roi, la base du sport. Plus d’espace dans la grille des programmes et donc encore plus de ces frissons que seul le sport peut nous offrir.

Avec l’équipe des Sports Equestres d’Equidia, nous essaierons au fil des semaines et des mois de profiter de cette opportunité pour densifier notre offre et pour trouver le moyen de rendre encore plus intenses les retransmissions des plus grands événements. Et côté « grands événements », nous allons être copieusement servis. Ouverture de l’antenne le 13 septembre et dès le 15 septembre début des Championnats d’Europe de saut d’obstacles, à Madrid, où nous serons présents en force pour voir par exemple Kevin Staut défendre son titre. On enchaînera cet hiver avec toutes les étapes de la Coupe du monde, toujours en direct, avec en particulier Equita Lyon fin octobre où toutes les épreuves captées (le terme technique pour dire « filmées ») seront proposées sur Equidia Life, le Gucci Masters et son top 10 à Paris-Villepinte, le Jumping de Bordeaux etc. Du saut d’obstacles, mais pas seulement. Equidia Life se veut la chaîne de TOUS les sports équestres.

En ce vendredi 1er juillet, nous sommes désormais à 392 jours de l’ouverture des Jeux olympiques (425 des Jeux paralympiques) et à 393 des premières épreuves équestres qui débuteront le 28 juillet avec le dressage. Les Jeux, c’est incomparable, c’est le temps fort de la vie de n’importe quel sportif. Une médaille d’or olympique représente la consécration absolue, le Graal. Eh bien, l’objectif d’Equidia Life sera de vous offrir l’intégralité des épreuves en direct, l’intégralité de ces moments forts, de ces explosions de joie.

Pour celles et ceux qui ont la chance de bientôt partir en vacances, profitez bien. Nous, pendant ce temps-là, nous allons travailler dur (et on ne se plaint même pas…) pour vous préparer de quoi vous régaler à la rentrée.