Pre Arc News from Newmarket

With Arc weekend approaching ever closer the anticipation around Equidia is at fever pitch and we are looking forward to the big event. Last week I was lucky enough to be sent to Newmarket with a cameraman for a few days to get the latest news on some of the horses likely to be running in the Group 1 races.

First up was a visit to Sir Michael Stoute to catch up on last year’s winner Workforce and see him do a nice canter up Warren Hill. Afterwards Sir Michael gave me an interview in which he spoke of Ryan Moore’s dedication and hard work to get race fit for the Arc after his broken arm in late July. He also talked about the difference in Workforce since last year and how he feels that the Arc in 2011 will be much harder race with Sarafina appearing to be the toughest competition. Ryan Moore later joined us for breakfast and he too seemed very confident and focused in the buildup to Sunday.

Later on in the morning I paid a visit to Robert Cowell’s stable down in Six Mile Bottom, on the outskirts of Newmarket to visit his stable star, and recent Prix du Petit Couvert winner, Prohibit who is a personal favourite of mine. The horse looked in great shape picking grass in his paddock and Robert is feeling very confident that he can make a successful return to Longchamp in the Qatar Prix de l’Abbaye de Longchamp. Let’s just hope that both trainer and owner will make it toFrance to witness it this time!

I managed to interview Ed Dunlop at the races in the afternoon and he is bringing Snow Fairy over for the Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Dunlop was still unsure as to whether he would run her in this race or in the Qatar Prix de l’Opera but having seen the horses running in the Arc he has decided to let her take her chance in the main event of the day.

The following morning saw me out on Warren Hill bright and early with Michael Bell to see Margot Did. Her trainer feels that Prohibit poses the biggest threat in the Qatar Prix de l’Abbaye de Longchamp.  It will be interesting to see if she can follow up on her good performance when she won the Nunthorpe Stakes on her last start. She has since done a very impressive piece of work on the gallops inNewmarket and will represent a particularly strong English side in this sprint race.

From there I made the short trip around the corner to David Simcock’s yard to catch up with him on his own stable star Dream Ahead, winner of the July Cup and Prix Morny. Dream Ahead will be taking on the French sweetheart Goldikova in the Qatar Prix de la Foret on Sunday and Simcock is confident that he has managed to put his unexplained disappointing performance inDeauville behind him and deserves to take his chance against the French champion mare.

My last visit was to John Gosden’s Clarehaven Stables to see Elusive Kate (Total Prix Marcel Boussac) and Nathaniel, who at the time was planned to be supplemented in the Arc. Unfortunately for Nathaniel the rain he needed in order to run has not come, with Paris experiencing temperatures in the high 20s over the past week. He will now stay in England for a run in the Champion Stakes but while I was there I caught up on the latest news of Masked Marvel, winner of the Saint Leger, who has now been supplemented for the Arc. John Gosden told me that the horse came out of the Saint Leger really well and is in great form, at the time he did not mention the Arc to me as a possibility for him but did talk about the Breeder’s Cup Turf later on in the year as an option.

Dabirsim, la déferlante Ferland

L’Equidia Turf Club recevait ce lundi 26 septembre l’entraîneur du champion Dabirsim, Christophe Ferland. Installé à La Teste depuis 2008, Christophe nous a fait l’amabilité de sacrifier un peu de son temps pour commenter l’actualité.

Evidemment, nous avons consacré un sujet au meilleur 2 ans du moment. Il est engagé dimanche dans le Prix Jean-Luc Lagardère et son entraîneur nous a rassuré sur son état de forme à quelques jours de la course qui se disputera sur le « toboggan » de Longchamp. Christophe paraît serein, ce jeune homme a selon moi un avenir assuré dans la profession. Et pourtant il reste modeste, conscient que tout peut basculer du jour au lendemain. Il avoue avoir de la chance d’avoir des propriétaires qui croient en lui et qui investissent, notamment au cours des ventes de yearlings. Son petit crack visera l’année prochaine si tout va bien la poule d’essai.

Au sommaire également de cet Equidia Turf Club, le Prix des Elites remporté haut la main par Uppercut du Rib. Chaque intervenant sur le plateau y est allé de sa petite solution pour réduire le handicap des vieux chevaux face aux jeunes. Impossible de rendre 50 mètres? Oui, assurément les temps changent et ce rendement de distance anachronique mérite d’être revu pour laisser leurs chances aux 4 et 5 ans. Le Cheval Français va t-il révoir les conditions de course de ce groupe 1 ? Affaire à suivre.

Nous avons également évoqué le cas de Kap Dream , qui s’est baladé samedi à Auteuil dans le Prix Hunorisk. Le protégé de Joël Boisnard avait défrayé la chronique il y a 15 jours. Il s’était retourné dans le rond de présentation ce jour là de façon très spectaculaire et inquiétante. Ausculté par le vétérinaire, il avait été autorisé à courir mais son jockey a dû l’arrêter durant le parcours, constatant des saignements importants de son partenaire. Grand favori de la course, les parieurs en ont été pour leur frais. Fallait-il vraiment courir ? Je me garderai de donner mon avis sur la question, faisant confiance aux hommes de chevaux présents aux côtés de Kap Dream et responsables de leurs actes. Mais, si l’on se met à la place des « matelassiers », il y a de quoi être mécontent. Cela dit, ces mêmes matelassiers se sont « refaits » samedi puisque le cheval s’est baladé, comme quoi sa blessure n’était que superficielle, et personne n’avait voulu mettre en danger ce futur grand d’Auteuil… Au passage, Christophe Ferland a souligné que le revêtement du rond d’Auteuil mériterait d’être changé avec une matière moins dangereuse en cas de chute.

Et puis, chacun y est allé de son petit pronostic sur l’Arc. Cette année il y a concentration de champions et ce sera certainement un très grand cru. Peut-être même le vainqueur fera-t-il tomber le record de la course, tous les éléments seront réunis : terrain et talents.

Un petit mot avant de conclure sur l’annonce de Dominique Boeuf lundi à Craon : il raccroche la cravache. Des souvenirs de « Domino » , l’un des 4 Dalton, on en a tous un paquet en mémoire. Moi, ce que je retiendrai c’est que ce gars a connu des périodes noires mais qu’il a su se reprendre et rebondir. C’est  un exemple pour tous les gamins qui débarquent sur les programmes et on souhaite une belle deuxième vie à celui qui était un peu le porte parole du vestiaire ces dernières années.

 

Pourquoi euthanasie-t-on un cheval après une fracture ?

La polémique est récurrente : pourquoi les chevaux de courses sont-ils souvent euthanasiés après une simple fracture ? « Parce qu’un cheval inactif coûte cher aux propriétaires ! »,  entend-on régulièrement. Mais la réalité n’est pas aussi simple…

Rewilding, Questarabad, Salut l’Africain, Lutèce Eria… Autant de chevaux euthanasiés après une chute en course, parfois sur la piste-même. Et chaque fois, la même polémique, compréhensible quand on aime les chevaux : « Euthanasié pour une simple fracture ? Ca cache quelques chose… ».

De fracture à facture, le raccourci est vite fait. Ce sont les propriétaires qui sont montrés du doigt et accusés de sacrifier l’animal pour ne pas avoir à payer les soins et l’immobilisation de l’animal. Des accusations difficiles à prouver, une réalité impossible à quantifier. Une seule chose est certaine en fait : une fracture n’est jamais anodine pour un cheval. Au point que, dans bien des cas, l’euthanasie est la seule solution raisonnable. Voilà pourquoi :

  1. Lors d’un accident en course, le cheval est entraîné par son élan. Comme il ne réussit pas à s’arrêter, la fracture simple se transforme vite en fracture multiple. L’os devient alors impossible à reconstituer.
  2. Du fait de sa rigidité, l’os des jambes du cheval se brise très facilement et éclate en petits morceaux, ce qui complique d’autant sa réparation.
  3. En cas de fracture ouverte, l’infection est quasi inévitable. Or, il faut savoir que le cheval est beaucoup plus sensible aux bactéries que l’être humain. Le temps de le transporter dans une clinique vétérinaire, l’animal est souvent déjà condamné.
  4. Comme n’importe quel animal et humain, le cheval compense son membre fracturé en prenant d’avantage appui sur le membre opposé, ce qui accroît énormément le risque d’ankylose, puis de fourbure.
  5. L’immobilisation totale et durable du cheval est extrêmement difficile. Il est compliqué de le garder immobile et de l’empêcher de s’appuyer sur son membre fracturé pendant les nombreuses semaines nécessaires à sa consolidation.
  6. L’organisme du cheval supporte très mal l’immobilité. Cette dernière entraine de gros troubles digestifs et autres coliques. Pour correctement digérer ses aliments ou plus simplement pour garder le moral, le cheval doit absolument pratiquer une activité régulière. Activité impossible en cas de fracture.
  7. Chez le cheval, la circulation sanguine de retour est liée à l’activité physique. Son système sanguin est dépourvu de valvules veineuses, ce mécanisme qui permet aux autres animaux de stabiliser le sang de retour en haut des jambes entre deux contractions cardiaques. A la place, le cheval dispose d’un système de pompage installé dans le coussinet plantaire. Un « 2e coeur » en quelque sorte que le cheval actionne en marchant. Une fracture et l’immobilisation qui s’en suit affectent cette aide à la circulation. Le coeur doit faire tout le boulot et finit par se fatiguer.

C’est pour toutes ces raisons que l’on prend souvent la décision d’euthanasier un cheval après une fracture plutôt que de le laisser souffrir, dépérir puis mourir. A noter que ces problèmes ne concernent pas seulement les chevaux de courses : toutes les disciplines sont concernées puisque la moindre affection au pied peut mettre en péril la santé et la vie du cheval. En CSO, les pathologies sont de type podotrocléaires, alors qu’en dressage les problèmes sont tendineux et/ou ligamentaires. Quant au cheval de concours complet, par définition, il cumule tous les risques.

Heureusement, la médecine vétérinaire a accompli d’immenses progrès en la matière ces dernières années. Même s’il y aura toujours des limites infranchissables et un grand nombre de fractures incurables, la situation va en s’améliorant pour les chevaux de sport. Nous vous invitons à lire en entier ce document un peu technique, mais absolument passionnant, qui démontre que le progrès médical va sauver de plus en plus (et sauve déjà) des vies chevalines :

Bonne lecture…

Horaires Equidia Turf Club

Pour répondre à Laurence (voir les commentaires ci-dessous), voici les nouveaux horaires de diffusion de l’Equidia Turf Club : le lundi à 22h15, le mardi à 11h00, et le mercredi à 22h45. Quelques précisions s’imposent…

En fait, ces changements n’ont pas grand chose à voir avec le lancement d’Equidia Life . Nous avons simplement constaté que la « consommation » des télévisions hors TNT était plutôt tardive. Nous souhaitions donc réajuster les horaires de diffusion en fonction de la disponibilité des téléspectateurs. Et comme le dit Ludivine, n’oubliez pas que ce programme est également disponible gratuitement sur equidiawatch.fr ; cela vous permet de le regarder tranquillement et quand vous le voulez.

J’aimerais ajouter quelque chose au sujet de Jean-Pierre Barjon, notre dernier invité. C’est quelqu’un que je connais bien puisque j’ai eu la chance de le côtoyer, ayant réalisé un film de 52 minutes : « American Dream », l’année où Meaulnes du Corta a été disqualifié (aurait été troisième…). Je l’avais même suivi cette année là à Miami où son entreprise de limonade est présente. (Je sais, je suis veinard… mais Miami c’est un peu surfait). Jean-Pierre Barjon a un peu agacé le monde du trot avec sa réussite insolente, mais je tiens à dire que sa réussite ne doit rien au hasard. Il sait s’entourer de gens compétents et, surtout, il fait preuve d’un optimisme à toute épreuve et il a une capacité à s’adapter au marché. A titre d’exemple, quand il a repris l’ entreprise de limonade L…. dans l’est de la France, celle-ci était en grande difficulté économique. Et bien, quelques années plus tard, il exportait cette limonade aux Etats-Unis, au Japon, etc… Il a fait de cette marque un produit tendance et très… français. Il faut le voir animer les réunions avec ses commerciaux pour comprendre son sens du business, cet homme là est fait pour gagner ! Alors, évidemment, il a eu un petit coup de pouce du destin en choisissant Meaulnes du Corta dans un pré plutôt qu’un autre (il avoue qu’il s’est fié uniquement aux oreilles du poulain !), mais il a vite su éviter les pièges tendus aux « pigeons » qui débarquent dans le milieu avec un petit paquet d’euros. Et maintenant, il va démontrer qu’il est aussi habile en matière d’élevage. Jean-Pierre Barjon c’est vraiment la chance qui sourit à l’audacieux…

Pre-Arc Visit to Newmarket

With the Qatar Prix de l’Arc de Triomphe weekend less than two weeks away I am lucky enough to be heading to Newmarket this week to visit some of the leading international contenders.

 A visit to Sir Michael Stoute’s yard to see last year’s Qatar Prix de l’Arc de Triomphe winner Workforce on the gallops is on the programme as well as the opportunity to encounter, other possible Group One contenders for Arc weekend, Dream Ahead and Prohibit. I will of course be writing a blog update on my return to report on everything I have seen during my visit to British racing’s “Headquarters” and the interviews will feature on Equidia in the run up to Arc weekend.