Bonjour à vous tous passionnées de courses internationales !
Quelques semaines après la Breeders’ Cup, je regarde le DVD de notre émission Equidia Live du samedi soir à Churchill Downs pour préparer le debrief du projet. Et je me dis que c’est le moment ou jamais de commencer mon blog sur les aventures d’Equidia à l’étranger.
Bienvenue donc à tous ceux qui nous suivent pour les courses de plus en plus exotiques, des Etats-Unis, Amérique Latine ou encore Australie, Scandinavie ou chez mes compatriotes anglais !
La Breeders’ Cup représente le plus grand projet de l’année pour Equidia Live à l’étranger, avec toute une équipe de journalistes et de production aux States pour préparer une émission comme celles de Longchamp, Saint-Cloud ou Maisons-Laffitte. Comme les émissions françaises, mais pas tout à fait ! Car notre but est aussi de montrer toute la différence des courses hors des frontières françaises, de vous faire découvrir les personnages 100% américains et l’ambiance particulier de ces championnats du monde.
Les premiers membres de l’équipe arrivent cinq jours avant les courses et c’est notre mission de partir à la rencontre des chevaux américains et leurs entraîneurs. Et là, il faut avouer, nous sommes gâtés… Aux Etats-Unis l’entraînement se fait sur l’hippodrome même et les chevaux sont installés dans des rangées de barns numérotés sur le « backstretch » derrière les pistes. Les chevaux de la Breeders’ Cup sont identifiés par des tapis de selle portant leur nom et nous journalistes sommes armés d’un plan des barns pour savoir où trouver les QG de chaque entraîneur. C’est ainsi que nous avons pu suivre Havre de Grace le lendeain de notre arrivée aux States et de tourner sa sortie, tournée à son tour par un « jockey-cam » porté par son cavalier d’entraînement. Après le travail, séance de visionnage du film aux portes du barn avec l’entraîneur Larry Jones en chapeau de cowboy, le propriétaire et de nombreux journalistes. Ici, on joue la carte de l’accessibilité aux informations !
Certains entraîneurs sont basés tout au long de l’année à Churchill Downs, comme le légendaire D Wayne Lukas, Bill Mott ou encore Charles « Scooter » Dickie, un francophile qui apprécie particulièrement Deauville… il s’agit d’un homme âgé d’environ 70 ans avec cinq chevaux à l’entraînement et qui a aligné en 2011 son premier partant au départ de la Breeders’ Cup (Flat Out s’est classé 5ème du Classic). D’autres comme Todd Pletcher, Steve Asmussen et Bob Baffert sillonnent les USA de meeting en meeting et séjournent donc à Churchill Downs pour la Breeders’ Cup. On se croise tous dès l’aube, et même avant, dans les allées du backstretch et au bord des pistes, et après le travail les entraîneurs sont prêts à répondre à nos questions lors des mini conférences de presse improvisées.
Personnellement j’apprécie particulièrement d’interviewer le californien Bob Baffert, même s’il se moque de mon accent anglais et pas américain ! Avec ses cheveux blancs, lunettes de soleil et teint plus que bronzé il représente pour moi un peu le stéréotype américain et il n’est pas du style à répondre banalement, « oui, le cheval va bien, il a bien voyagé, bien travaillé et cetera … ». Cette année il nous avait dit franchement que s’il ne gagnait pas la première course du meeting (BC Juvenile Sprint), autant rentrer à la maison avec les autres. Secret Circle a dûment rempli sa mission et Baffert a pu rester dans le Kentucky même si ses autres pensionnaires n’ont pas rencontré la même réussite. L’année prochaine il jouera à domicile sur ses terres californiennes de Santa Anita et je ne vous cache pas que les équipes d’Equidia aussi seront contents de retrouver le soleil et les palmiers de cet hippodrome charmant de la banlieue de Los Angeles.
Si la Breeders’ Cup est l’occasion pour nous de découvrir les professionnels américains, c’est aussi l’occasion pour les étrangers de rencontrer nos champions français, et je parle bien sur de Goldikova et son mentor Freddy Head. Si la carrière de cette jument exceptionnelle a été exemplaire, on peut dire tout autant pour le comportement de son entourage, que ce soit ses propriétaires les Frères Wertheimer de l’avoir gardée à l’entraînement, son jockey toujours décontracté Olivier Peslier, ses fidèles accompagnateurs Régis Barbedette et Thierry Blaise, et évidemment Freddy Head.
L’ancien crack jockey était déjà un personnage mythique pour les américains grâce à ses victoires de Breeders’ Cup en selle sur Miesque et le mythe s’est poursuivi avec Goldikova. Tout au long de l’aventure, Freddy Head a été un modèle de courtoisie et de patience envers les fans et journalistes francophones et anglophones. Merci Freddy pour avoir été un ambassadeur parfait pour les courses françaises !
Les courses internationales continuent ce dimanche avec la Japan Cup où l’Europe sera représentée par les pouliches françaises Sarah Lynx et Shareta ainsi que l’allemande Danedream. On couvrira tout cela de nos studios de Colombes car budget oblige, nous ne pouvons pas être partout !
Pour ma part le prochain déplacement sera dès la semaine prochaine avec un saut à Singapour pour tourner un Planète Courses qui sera diffusé en janvier, avant d’enchaîner avec la réunion internationale de Hong Kong le 11 décembre.
J’espère trouver le temps de « bloguer » de l’Asie mais en attendant, n’hésitez pas à aimer la page facebook Planète Courses où je mettrai des photos.




