Ouh là là… que d’émotions !

Eric Lamaze sur notre plateau, la victoire de Pénélope Leprévost dans le Grand Prix, l’invasion people… Alors que le Salon du Cheval continue d’accueillir son flot de visiteurs, petit retour sur le Gucci Masters avec les moments les plus marquants.

L’EMOTION LAMAZE.- Un immense merci au Canadien Eric Lamaze qui a eu la gentillesse de venir sur le plateau d’Equidia Life lors de notre émission spéciale « Rendez-vous au paddock ». L’occasion de reparler, un peu, d’Hickstead grâce au très beau sujet préparé par Amandine Gardes et Elise Nerguisian (le revoir ICI), mais surtout d’évoquer l’avenir. Car Eric sera bien évidemment présent à Londres pour défendre son titre olympique. Comme il nous l’a confié, il est d’ailleurs à la recherche d’un cheval susceptible de le porter à nouveau vers les sommets. Coriana est pour lui trop juste pour cela. La limite de qualification des chevaux étant le 31 décembre, notre Canadien préféré est donc à la recherche de « l’oiseau » rare. Le compte à rebours est lancé !

L’EXPLOIT DE PENELOPE, LA JOIE DE PHILIPPE.- Et de deux Marseillaise en huit jours ! C’est la fête ! Une semaine après la victoire de Bosty à Abu Dhabi, la cavalerie tricolore nous a une fois encore offert une magnifique émotion grâce à Pénélope Leprevost. Dix-sept barragistes à l’issue d’une première manche un peu trop light dessinée par le chef de piste Alan Wade, et une démonstration de l’amazone française en selle sur son Mylord Carthago, propriété des Haras Nationaux. Quel régal ! Et pour huit centièmes de seconde d’avance sur le Suisse Pius Schwizer, la plus belle victoire de la carrière de Pénélope. Quel pied de commenter ces moments…
Quel pied aussi de recueillir les déclarations de Philippe Rozier quelques secondes seulement après sa victoire dans le Speed Challenge avec son formisable Idéal du Roy, désormais lauréat de 96 épreuves internationales (difficile d’imaginer la concentration nécessaire dans ce type d’épreuve de vitesse… le niveau d’adrénaline doit également être dingue…). Les remerciements de Philippe pour son cheval, fils de Quidam de Revel, et son propriétaire, M. Michel Deroy étaient particulièrement émouvants. Un vrai moment fort.

STYLE ET COMPETITION.- Des cavaliers déguisés, des chorégraphies et du people à gogo. Voilà le genre d’épreuve qui ne laisse évidemment pas indifférent. Marrant et génial pour certains, ridicule pour d’autres, soit on aime, soit on déteste. Sans être particulièrement fan, de mon côté, je me dis que cette épreuve permet pour une fois (une fois dans l’année, ça passe) de sortir les cavaliers de leur habituel cadre et de les montrer autrement qu’avec le masque de la concentration. Elle permet aussi d’ouvrir sur un autre public moins expert (même si dans ce milieu
des sports équestres, certains préfèrent rester bien entre eux et ne pas se mélanger). Évidemment, on est loin du sport de haut niveau on n’a d’ailleurs jamais essayé de vous le faire croire). Encore moins avec les people conviés à la soirée. La chute de Benjamin « Superman » Castaldi a fait le buzz. OK, on peut trouver ça grotesque. Mais à l’arrivée, la compétition a rapporté 120 000 euros à l’association AMADE qui défend le droit des enfants partout dans le monde. N’est-ce pas là le plus important ? Évidemment, on peut regretter que dans le journal de 20 heures de TF1, seules les images de cette épreuve soit diffusées sans la moindre mention à la victoire de Leprevost. Et pour ceux qui n’aiment pas, il existe un truc qui s’appelle la télécommande…

AU RENDEZ-VOUS DES PEOPLE.- C’est la suite logique du précédent paragraphe. La présence en masse de « people » est l’une des caractéristiques des Gucci Masters. Étonnant de voir en salle de presse (ou plutôt d’entendre – c’est fou ce qu’ils parlent fort ces gens-là…) toute la faune des paparazzi venus chercher une photo de Charlotte Casiraghi, Athina Onassis de Miranda où de je-ne-sais-qui habitué des pages de Gala, Images du Monde etc. Le Gucci, c’est sans doute le concours où la majorité des objectifs des photographes sont davantage tournés vers les tables de la tribune VIP que vers la piste. Là encore, les puristes peuvent s’en chagriner. Mais cette « peoplelisation » permet aussi d’attirer des médias habituellement indifférents aux sports équestres. Paris Match a par exemple accordé plusieurs pages à l’événement avec des photos de Kevin Staut et Pénélope Leprevost.

MERCI, MERCI ET… MERCI.- Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire cet été, derrière une retransmission sur Equidia, se cache une grosse équipe. Merci d’abord à nos consultants. Merci à Michel Robert pour le Top Ten, Patrice Delaveau pour le Rolex Speed Challenge, Jean-Maurice Bonneau pour le Gucci by Gucci et Patrick Caron pour le Grand Prix qui nous ont tous apporté leur expertise et leur passion. Ces consultants sont aussi la richesse de notre chaîne. Merci aussi à Lætitia Bernard, cavalière et surtout journaliste à Radio France, d’être venue nous prêter main forte sur l’émission « Rendez-vous au paddock ». Merci comme toujours à l’équipe de production dirigée par Claude Neyret, assisté le week-end dernier par Flora Houssin. Et évidemment merci à toute l’équipe technique, des réalisateurs, aux cadreurs en passant par les spécialistes du son etc. La télé est aussi un sport d’équipe.

Dernier merci enfin à vous tous pour votre fidélité et vos encouragements. Rendez-vous dès le week-end prochain sur Equidia Life pour le CSI de Genève. Attelage samedi et saut dimanche. Le tout en direct !

Pascal