Ready Cash : ça gagne les As!

Salut les amis! Et oui les As ont tenu ! Oui Monsieur ! Oh que c’était bon, que c’était grand! D’autant plus que, pour ne rien vous cacher, votre serviteur a eu des sueurs froides !  Mais bon, tout est ok, le meilleur a gagné, le crack Ready Cash est devenu légende. Chapeau bas, vraiment, à tous ceux qui ont œuvré pour cette victoire !

Victoire de Ready Cash dans le Prix d'Amérique

Parce qu’il y a des victoires qui comptent encore plus que d’autres et qui vous vous font changer de dimension. Parce que celle-ci a été obtenue, c’est paradoxal, dans un final aisé ponctuant un parcours que l’on a un moment imaginé malheureux. En fait tout résidait dans la réponse à cette question : va-t-il pouvoir sortir ? Oui il est sorti et des lors de suspens il n’y avait plus. Car sur 200-300 m Ready Cash est le trotteur le plus exceptionnel qui soit. En fait ce Prix d’Amérique, c’était un peu comme un bon vieil Hitchcock sauf que ce farceur  d’Alfred ne donnait la réponse qu’à la toute fin, juste avant le générique. Là on l’a eu plus tôt et du coup on a profité !

Bravo à Franck Nivard d’avoir eu le sang froid ultime, bravo à Matthieu Abrivard qui, au sulky d’une Private Love sur ses fins, a fait ce qu’il fallait, et ce qu’il avait le droit de faire, pour ne pas prendre le risque de priver la France turfiste de ce beau moment.

J’entends déjà les sceptiques avancer un argument par ailleurs tout à fait recevable : si la victoire de Ready Cash ne tient qu’à la sportivité de Mathieu Abrivard alors…

Réponse anticipée : d’abord il n’est pas dit qu’il n’aurait pas malgré tout dicté sa loi. Ensuite, oui c’est vrai Ready Cash n’est pas le cheval à aller devant tel un rouleau compresseur et, des lors, s’expose à des aléas. Non ce n’est pas Bellino II ni Jag de Bellouet. Mais un crack, voyez vous, ce n’est pas forcement un bulldozer qui aurait une sixième vitesse. C’est aussi une Mazeratti qui en aurait une septième, celle de la grâce, de l’éblouissement,  pour peu qu’on la preserve un peu!

Je crois que tout le monde était heureux dimanche à Vincennes et pas seulement l’entourage du champion. Parce que s’il y a des défaites qui laissent un goût amer, il y en a d’autres qui vous donnent le sentiment du devoir grandement accompli.

La Griff (Roxane de son prénom) a confirmé superbement une année 2011 exceptionnelle. The Best Madrik effectue une entrée fracassante dans le gotha du trot mondial.

Et que dire de Timoko ? Je  suis encore estomaqué de ce qu’a réussi cet authentique phénomène quelques semaines seulement après avoir été atteint d’une maladie (Lyme) dont un grand nombre ne se remet jamais vraiment. Westerink a fait prendre un départ de rêve à son cheval et a drivé une course crâneuse mais intelligente en tête (c’est pour cela que le record n’a pas été battu, comme quoi les chronos finalement…). Celui la nous donne rendez vous l’an prochain, on en salive déjà.

La seule déception (toute relative) nous vient de Maharajah. Mais comme je vous le disais dans mon post précèdent rien ne prouvait qu’il était meilleur que l’an passé. Et l’édition 2012 était encore plus dense que celle de 2011. Donc…il est sûrement à sa place et n’a pas à rougir de ce classement (4eme) obtenu à l’issue d’un parcours pas des plus favorables.

On a aimé Royal Dream et Main Wise As mais ils se sont manifestés trop tard sans être des plus heureux. Les aléas des courses d’attente…

Enfin, pour être franc j’aurais aimé que le public et les telespectateurs soient au parfum de l’autorisation qui avait été donnée au préalable de faire revenir un court instant Ready Cash dans les ecuries après le defilé. Nombreux (presque tous) sont ceux qui ont vraiment cru à un problème. C’est juste une erreur de com mais  pour un favori à egalité de Prix d’Amerique c’est dommage.

Bon ben voila, c’était bien, c’était beau et rendez vous l’an prochain.

En espérant que Ready Cash soit toujours au sommet (faisons confiance à l’orfèvre Duvaldestin) et que ses adversaires, Timoko le premier, aient encore progressé.

En tout cas moi pour 2013 je ne change pas de main : je garde les As ! je garde Ready Cash !

PS : en épreuve d’ouverture, le Prix Jacques Andrieu, un stratosphérique Roi du Lupin a confirmé qu’il aurait été à la bagarre dans le Cornulier ! Mais c’est un autre débat sur lequel on reviendra plus tard !

Hissons nos couleurs

A deux jours du Prix d’Amérique-Marionnaud, tout le monde est sur le pont du vaisseau Equidia. Alexis Lévy et Laurent Broomhead fomentent leur complot annuel pour l’émission matinale « Matin d’Amérique », qui sera exclusivement consacrée à la grande course de dimanche, à partir de 10 heures. Pierre-Emmanuel Goetz, lui, a la lourde responsabilité d’organiser la retransmission en direct de l’événement sur Equidia Live. Une mini-caméra et un micro seront installés sur un brancard du sulky de Timoko. On pourra contempler ces images et la bande audio qui va avec quelques minutes après l’arrivée. Richard Godard suivra la course en voiture sur la piste des juges aux allures et il bondira sur le vainqueur pour recueillir à chaud ses premières impressions. Audrey Fournier et Jean-Philippe Cherruau seront dans les écuries pour vous livrer les dernières infos au fil de la journée. Le matin, Cécile Martineau et Marine Costabadie nous feront entrer dans les coulisses de l’événement en avant-première.

Les téléspectateurs d’Equidia Life, pour leur part, auront droit à une séance de rattrapage dans la foulée  de la Coupe du Monde de CSO à Zürich présentée par Kamel Boudra. Peut-être à l’avenir les fans de jumping et des autres disciplines équestres pourront-ils vivre le Prix d’Amérique-Marionnaud d’une façon adaptée à leurs attentes et à leurs habitudes.

Quand les courses atteignent un niveau sportif comme celui de dimanche, le sport hippique et le sport équestre se confondent un peu, non ? Ready Cash, Timoko, Maharajah et les autres sont devenus les personnages d’une pièce qui se répète devant nous depuis près d’un an. S’il est un jour dans l’année où le trot est accessible à tous les amoureux du cheval, c’est dimanche. S’il est un jour où l’on n’est pas obligé de cocher un ticket pour suivre Equidia, c’est aussi celui-là.

Le Prix d’Amérique-Marionnaud, comme le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, c’est la vitrine des courses. Deux gros dimanche sur lesquels se concentre pratiquement toute l’attention que nous accordent les « grands médias » dans l’année.

C’est peu, mais c’est mieux que rien. On a beau dire, beaucoup de sports ne bénéficient pas d’une telle couverture médiatique du tout. Les différents acteurs des succès du hand-ball français ont dû remporter plusieurs titres mondiaux pour qu’on se préoccupe enfin de leur sort. Rappelez-vous de Patrice Martin, et de ses efforts pour rendre accessible le ski nautique, dont il dominait les palmarès !

Nous autres, des courses, avons donc un peu de chance, et en tout cas les moyens de nous offrir une belle télé accessible à tous. Faut-il pour autant laisser tomber les autres écrans ? Bien sûr que non. Ceux que les courses et le cheval intéressent, pour différentes raisons, doivent trouver constamment et en tout lieu ce qu’ils cherchent sur tous les Equidia possible. Nous allons y travailler. Mais tout le monde n’a pas le petit doigt sur la couture numérique. Nombreux sont les réfractaires qui ne voient pas plus loin que le petit écran traditionnel. Pour eux, les courses doivent évidemment continuer d’exister sur des chaînes généralistes. Peut-être pas sur France3. Ce diffuseur d’état n’a produit aucun effort pour promouvoir ce qu’il était pourtant payé pour diffuser en préambule à ce vieux bortsch froid de télé soviétique qu’est l’inspecteur Derrick. Peut-être pas sur ce type de machin mais sur des chaînes de télévision plus jeunes, capables de saisir des opportunités et de faire preuve d’imagination autour d’une émission hippique. Peut-être pas tous les jours, non plus. Peut-être pas seulement sur le Quinté+, enfin, et surtout pas en réutilisant les recettes épuisées du passé.

Sans quoi le Prix d’Amérique et l’Arc deviendront comme ces pathétiques défilés du 1er mai sur la Place Rouge, à la fin des années 80. De tristes films noir et blanc sans surprise, si sombres que même les couleurs semblent s’y ennuyer.

A peculiar Prix De Cornulier

The world’s most prestigious monté race, the Prix De Cornulier takes place this Sunday at Vincennes. The race has existed since 1931; it is named after the Marquis Jean De Cornulier who bred trotters in Normandy and was a racing steward. Later he became President of the Société Du Cheval Français.

The best monté horses of the last months won’t be racing because most of them are geldings like Roi Du Lupin, Sourire De Voutré, Quemeu D’Ecublei and Riglorieux Du Bois; Scipion Du Goutier is hurt. Other horses that are missed are Pinson and Picsou De Villabon. These champions won’t have the honour to participate in this edition of the world’s biggest monté race.

Here are the lucky contenders and their jockeys:

1             Royale du Perthois - Jean Loïc Claude Dersoir
2             Paladin Bleu - Mathieu Mottier
3             Recia du Closet - Pierre-Yves Verva
4             Tango Quick - Anthony Barrier
5             Trotting Race - Nathalie Henry
6             Quif de Villeneuve - Yoann Lebourgeois
7             Robert Keeper - Ludovic Mollard
8             Queroan de Jay - Anne Barthelemy
9             Yarrah Boko - Richard Joly
10           Quilon du Chatelet - Franck Nivard
11           Opale du Gaultier - Estelle Dessartre
12           Save The Quick - Eric Raffin
13           Punchy - Julien Raffestin
14           Private Love - David Thomain
15           Paris Haufour - Damien Bonne
16           Rombaldi - Matthieu Abrivard
17           Prince de Montfort - Antoine Wiels
18           Oyonnax - Pierre Edouard Mary

This edition of the monté world championship is quite special, 6 horses will race under the saddle for the first time: Quif De Villeneuve, the winner of the GNT will be ridden by Yoann Lebourgeois, a very talented jockey who will try to claim his first Prix De Cornulier. Robert Keeper is trained by Jean-Michel Bazire, he beat Ready Cash in the Grand Prix De La Ville De Caen over 4400m in October. Axel Lenoir trains Queroan De Jay and Quilon Du Chatelet, their monté tests were very good. Punchy is a very tough horse but he raced a lot last year.

Yarrah Boko training in Grosbois

Yarrah Boko came to France to Jean-Michel Bazire’s stable but was moved to Anders Lindqvist’s stable. His first work under saddle was at Vincennes before the Prix De Bourgogne, it was good but his work this Monday was not as pleasing, he galloped several times. After that, the choice of jockey changed from Alexandre Abrivard to Richard Joly who will ride his first Cornulier. Yarrah Boko is a tall and strong horse by the French stallion Coktail Jet, so long in France he has either won or been disqualified. Hopefully he’ll show his best side on Sunday!

 

 

 

Two five-year olds will race, the last 5 year-old to win was One Du Rib in 2007. Only nine horses have won the race at the age of 5 : One Du Rib (2007), Voici Du Niel (1992), Kaiser Trot (1981), Tabriz (1968), Quovaria (1965), Prince Des Veys (1964), Ol Est B (1963), Masina (1961) and Fandango (1954).

Tango Quick, one out of three Leblanc trained horses (the two others are Save The Quick and Quif De Villeneuve) will be ridden by the rising star Anthony Barrier, he won the last edition on Olga Du Biwetz. Tango Quick might be walking in One Du Rib’s footsteps; they have both won beforehand the Prix Leon Tacquet and the Prix Du President De La République.

Trotting Race and Nathalie Henry

Trotting Race is massive; she is ridden by Nathalie Henry. Trotting Race is a daughter of Goetmals Wood and the best monté filly of her generation at the moment. If she wins, she would be the third five year old filly only to join the winners list. It is also the first time Jean Baudron trains a Prix De Cornulier contender.

The limit of horses racing is 18, five horses were sorted out of which Santa Rosa France. She only lacked about 2000€. The Prix De Cornulier was her goal this winter but sadly it will have to change, she will go for the Prix Du Luxembourg, the day before the Prix D’Amérique.

Only two thirds of the horses racing have experience in the discipline, though Paladin Bleu has only raced once and he was not very convincing. Royale Du Perthois is trained and ridden by Jean Loïc Claude Dersoir, a monté specialist. The mare is also a monté specialst but her last victory was the 19th December 2009! Recia Du Closet discovered the discipline last February and has been successful, she is very fast but she usually is at her best on a shorter distance. Opale Du Gaultier had some health problems but was amazing in the Prix Djerid last Sunday. Save The Quick is a very classy mare and has a very good chance to win, she will definitely be the favourite. She has three career starts under the saddle for three easy wins. Private Love did her début in the Prix Du Calvados in the beginning of January, by a good 5th place. Paris Haufor has trained well and Christian Bigeon is a man who aims right but the horse has been better. Rombaldi is struggling with health problems and has a hard time getting back to his best level but he is a talented horse. Prince De Montfort is better on smaller tracks, he has been very good in Scandinavia.

Oyonnax

Oyonnax seems to have a good form; the winner of the Prix D’Amérique 2010 has had some nice prep races and hasn’t raced without shoes since his fourth place in last year’s Prix D’Amérique. Since he is the most experienced horse and the elite of monté are absent, Oyonnax will have a nice card to play and a great chance to get another great victory to his name.

 

 

 

 

It might not be the best edition ever of the Prix Du Cornulier but we should expect a great race on Sunday anyway.

Ready Cash : je garde les As!

C’est la dernière ligne droite. On y est presque. En tout cas, à moins d’un rebondissement de dernière minute qu’on ne souhaite pas, tout est dit…

Ready Cash - Blog Equidia

Le Tenor de Baune et surtout le Belgique sont passés et il paraît que les cartes ont été rebattues, le jeu mélangé et qu’on repart pour un nouveau tour de mise!  Ok, peut être, mais moi, je vous le dis tout de suite : JE GARDE LA MÊME MAIN! JE GARDE LES AS!
Parce que que finalement, que s’est il passé dimanche ?

Royal Dream a couru caché comme dans le Prix de Lille et a fini (très) vite comme il sait le faire.
Maharajah n’a rien fait du parcours et abonde dans le sens de ce que Stefan Hultman dit depuis dix huit mois : il est bien davantage un cheval de Vincennes que de Solvalla.
Roxane Griff a cette fois eu le parcours de Ready Cash dans le Bretagne et l’a battu mais en recevant 25m de ce dernier.
Severino a réalisé une perf de premier ordre, ferré, mais n’a fait que confirmer ce que l’on avait vu dans le Bourbonnais : il peut faire l’arrivée le 29 Janvier.
Main wise As a joué la carte de la discrétion et on n’en sait pas plus sur ses chances de battre le crack.

Et donc????
Donc Ready Cash, qui était l’éminentissime, imbattable, indémontable favori deviendrait d’un coup vulnérable? D’avoir échoué dans sa tentative de gagner les « 4 B » le rendrait d’un coup fragile? Mouais….

N’oublions pas que c’est lui qui a fait le travail, attaquant devant les tribunes pour prendre la tête, et qu’il n’a été battu pour finir que par deux planqués (superbes, certes, mais planqués) auxquels il rendait 25 mètres sans être dans son costume de gala au contraire de ses deux tombeurs du jour.

Non, en fait ce qui s’est passé dimanche n’est sûrement qu’une péripétie vouée à redonner un peu de piquant à une épreuve dont le seul suspense résidait dans la réponse à cette question : de combien va t’il gagner?
Et comme l’a malicieusement signalé Franck Nivard au micro de notre voltigeur : « c’est bien, ça va calmer tout le monde! ».
Parce que franchement que sait on des 4B de façon certaine?
Que le crack du tandem Duvaldestin/Allaire est encore meilleur que l’an passé! Plus solide, plus sur de sa force! (voir mon post précédent).

On sait de la dernière d’entre elle que Royal Dream a trouvé une place méritée, quoique finalement assez chanceuse, au départ et que Maharajah sera là. D’ailleurs, au sujet de ce dernier rien ne prouve qu’il est plus fort que l’an passé. Sa fin de course suffit juste à prouver qu’il n’est pas aussi en retard que ses perfs suédoises le laissaient croire et qu’il sera peut être l’adversaire numéro un le jour J!
Alors …

Pour ceux qui connaissent le poker, c’est comme le gars qui a écrasé tout un tournoi de sa vista et se retrouve en table finale. Il a trois fois plus de jetons que les autres. Il a brelan d’as au flop. Et un autre gars a un tirage quinte par le ventre. Doit il avoir peur?  Bon, ok, c’est jamais fait d’avance, les as peuvent être « crackés », le crack prendre un bad beat (coup du sort)! Mais moi, 10 fois, 100 fois, 1000 fois : je garde les As!

Et le 29 janvier, 10 fois, 100 fois, 1000 fois je garde Ready Cash!
(Parce) Que le meilleur gagne!

CSI de Bâle, rendez-vous chez les Helvètes !

Après une courte interruption pendant les fêtes, c’est reparti pour les concours ! Direction la Suisse pour le CSI de Bâle. Le premier gros concours de l’année affiche sa cinquième étoile depuis la deuxième édition de 2011 et accueille le grand monde.

Grosse grille de prix, neuf épreuves comptant pour le classement mondial, volonté de se relancer avant la reprise de la Coupe du monde, le week-end prochain à Leipzig, autant d’éléments qui ont conduit les meilleurs mondiaux à se donner rendez-vous à Bâle. Rolf Göran Bengtsson n’a pas tardé à confirmer sa pole position au classement mondial puisqu’il a remporté jeudi soir le Championnat de Bâle (1,55m) avec Casall la Silla. Il devance Patrice Delaveau et Ornella Mail, deuxièmes à une demie seconde de la victoire. Le Néerlandais Jeroen Dubbeldam et Quality Time complètent le podium. Kevin Staut  et Zeta de Hus se classent 6e.

Le concours bâlois réussit traditionnellement bien aux Tricolores. L’an dernier, Roger-Yves Bost avait ainsi remporté la première épreuve de vitesse avec Jovis de Ravel. Simon Delestre était lui vainqueur du Prix LGT (1,50m) du samedi avec Napoli du Ry. Sept cavaliers français (Kevin Staut, Simon Delestre, Roger-Yves Bost, Pénélope Leprévost, Philippe Rozier, Michel Robert et Patrice Delaveau) sont encore de la partie cette année. Ils tenteront, dimanche dans le Grand Prix H. Moser & Cie (450 000 CHF  – 371 000 €  – de grille de prix ) de succéder à l’Irlandais Billy Twomey, vainqueur l’an dernier avec Tinka’s Serenade. Kevin Staut s’était classé 5e de l’épreuve avec Silvana et Simon Delestre 7e avec Couletto.

Petit point avec Michel Robert et Patrice Delaveau.

Equidia Life : Vous êtes à Bâle ce week-end. Comment allez-vous organiser vos épreuves ?
Michel Robert : J’emmène Kaloé, Nénuphar Jack et Catapulte. Kaloé fera le Grand Prix. C’est avec lui que j’ai le plus d’expérience en parcours et il a plus de métier.
Patrice Delaveau: Orient Express et Ornella vont faire les grosses épreuves. Orient fera vraisemblablement le Grand Prix. Je garde Baritchou pour les plus petits parcours. C’est un cheval pour les 1,45m et 1,50m vitesse. Après Bâle, Ornella rentre à la maison et ne va pas à Leipzig. Elle repartira ensuite pour Bordeaux avec Katchina.

Equidia Life : Quel était le votre dernier concours ?
M. Robert : Je suis allé à La Corogne. Nénuphar a couru le Grand Prix du dimanche (31e avec 13 points) et Kaloé avait fait celui du samedi (21e avec 8 points).
P. Delaveau : Je n’ai rien fait depuis Genève. (3e du GP avec Orient Express)

Equidia Life : Et les vacances ? Comment avez-vous profité de cette pause ?
M. Robert : Je suis parti huit jours en vacances et je me suis vraiment reposé. Ensuite, pour me remettre en forme je nage et je cours. Les chevaux sont restés à la maison car j’ai du monde qui s’en occupe très bien. Ils ont continué à travailler en faisant de la gymnastique pour les mécaniser et surtout, pour ne pas avoir de mauvaises surprises à la reprise.
P. Delaveau : Les vacances ont été courtes. C’était un mois de repos sans vraiment l’être. Les chevaux ont passé une dizaine de jours tranquilles à travailler sur le plat pour les décontracter. Malheureusement, ils n’ont pas pu aller au paddock à cause du temps. Ils ont juste sauté deux fois avant de partir pour Bâle.

Equidia Life : Michel, comment envisagez-vous la suite des événements sans Kellemoi de Pépita ?
M. Robert : Je suis très motivé. Je suis dans les trente premiers cavaliers mondiaux ce qui me permet de faire de beaux concours. Pour moi, ces chevaux sont un nouveau challenge.

Equidia Life : Patrice, 2012 s’annonce plutôt bien pour vous avec de très bons chevaux. Que pouvons-nous vous souhaiter de plus ?
P. Delaveau : Effectivement, la fin de saison a été très bonne et j’espère que cela va durer. Je souhaite surtout une bonne santé à mes chevaux et pour le reste, c’est à moi de faire en sorte que ça aille !

Recueilli par Elise Blaise