Les beaux et la bête : un calendrier équestre et sexy

Imaginez : les plus beaux mannequins suédois posant à côté de magnifiques chevaux de dressage. Le cadeau idéal pour toutes les cavalières ?

On le sait : les calendriers sexys sont à la mode. D’abord uniquement destinés aux hommes, ils ont su se diversifier ces dernières années pour conquérir un public plus féminin qui réclamait lui aussi sa part de beaux corps. Désormais, les calendriers remplis d’hommes à demi-nus sont légion, provoquant des débats enflammés sur le net ou à la machine à café pour décider lequel de ces Misters-mois provoque le plus d’émoi.

Effet de mode oblige, la plupart des sports s’y sont mis avec plus ou moins de sérieux. Même le milieu hippique a franchi le pas : en France, quelques drivers se sont prêtés de bonne grâce au jeu de la pose (légèrement) déshabillée (ici Jean-Michel Bazire). Mais rien de très sexy, ou en tout cas pas suffisamment pour créer un effet médiatique. Avec son initiative, le groupe Men of Scandinavia vient, au contraire, de faire monter la température de plusieurs crans. Il faut dire que le principe de ce calendrier « sportif » est un peu différent : plutôt que d’emmener les athlètes sportifs sous les spotlights, il s’agit cette fois de faire entrer les mannequins dans les écuries. Résultat, une rencontre entre les plus beaux top-models suédois et de magnifiques chevaux de dressage. Souvent utilisés dans un cadre glamour pour les besoins des publicitaires, nos sports équestres n’avaient pas encore eu droit à un tel traitement de faveur. On vous laisse juge du résultat…

male calendar 2012 The Swedish Nobility from Men OF Scandinavia on Vimeo.

 

 

54’ minutes d’émission, 50 heures de travail

Puisqu’une chaîne de télé délivre désormais les secrets des tours de magie, je vous propose un petit tour dans les coulisses d’une émission de télé.

Ce dimanche, Equidia Life vous a diffusé l’émission « Tops et Flops 2011 », un tour d’horizon des grands moments vécus tout au long de l’année sur notre antenne. Au final, 54 minutes d’émission.

Mais pour parvenir à ces 54 minutes de programme, la route a été longue. D’abord, il faut sélectionner toutes les images destinées aux différents sujets. C’est ce que l’on appelle le dérushage. Pour faire simple, on demande à la bandothèque, le service qui archive tous les programmes, de nous sortir une longue liste de cassettes des événements que l’on souhaite exposer. Il faut ensuite noter sur chaque cassette les parties que l’on va sélectionner et noter les Time Code (TC), c’est-à-dire les repères qui nous permettront ensuite de gagner du temps pour le montage. Pour une émission comme Tops et Flops qui couvre toute une année et donc de nombreux événements, compter entre 10 et 15 heures pour tout dérusher.

On passe ensuite à la phase du montage. Enfermé dans une petite salle avec un monteur, on construit nos sujets (une dizaine pour Tops et Flops). Cette construction se fait également en fonction du texte que l’on a écrit. Il faut aussi sélectionner des musiques pour mieux transcrire l’atmosphère souhaitée. Impressionnant de voir ces monteurs assembler tous ces éléments comme un mécano. Avec tous les effets à la fois visuels et sonores, tous les petits ajustements pour soigner les transitions et plein de petites bidouilles dont seuls les monteurs ont le secret, on a coutume de dire qu’il faut environ 1 heure de montage pour 1 minute de programme. Avec environ 30 minutes de sujets, « Tops et Flops » aura donc demandé plus de 30 heures de montage ! Reste ensuite à tout sortir sur une cassette, dans l’ordre de diffusion afin de faciliter le travail de la régie le jour du tournage.

Le jour du tournage, nous y voilà. Générique et dans l’oreillette, la scripte qui envoie le décompte : 5, 4, 3, 2, 1 à toi ! La petite lumière rouge s’allume au-dessus de la caméra et c’est parti pour 52 minutes d’émission (52’ c’est en théorie, en réalité, on dépasse toujours un p’tit peu…). « Bonjour et bienvenue sur Equidia Life pour revivre les Tops et les Flops 2011…. » Réaction de nos invités Nicolas Touzaint et Patrice Delaveau, lancement des sujets, l’heure passe très très vite. Avec toujours dans le creux de l’oreille, la scripte qui nous rappelle à l’ordre si on est en retard sur le timing prévu ou si au contraire, on va un peu vite (ça, ça arrive rarement). Le temps de dire au revoir et le générique de fin est déjà lancé. La petite lumière rouge de la caméra s’éteint, les projecteurs avec. C’est dans la boîte ! On espère pour votre plus grand plaisir.

Un infini merci donc à toutes les personnes qui œuvrent dans l’ombre. L’émission Tops et Flops n’aurait pu se réaliser sans toute l’équipe de la bandothèque rassemblée autour de Laurie, Audrey (montage), Anne (scripte), Emmanuelle (chargée de prod) et toute l’équipe technique du plateau (réalisateur, son, truquiste, maquilleuse, cadreur etc.), et bien sûr Kamel pour m’accompagner dans la présentation.

Pascal