Toujours plus au cœur du Grand Steeple !

La rédaction d’Equidia Live va se mettre en quatre pour que vous puissiez être informé au jour le jour, puis minute par minute, de tout ce qui se passe autour du Gras Savoye Grand Steeple-Chase de Paris.

Ceux qui s’intéressent au grand sommet de la saison à Auteuil savent déjà qu’à cette occasion, nous mettons toujours les petits plats dans les grands sur l’antenne le jour de la course, le 20 mai cette année. Stéphane Costes sera aux commentaires tandis que Manuela Jollivet tiendra le plateau. François Pradeau, toujours prêt à partager son enthousiasme auprès des professionnels, sera dans le rond de présentation tandis que nos consultants Dominique Vincent et Patrick-Alain Sauvat porteront sur l’événement le regard des professionnels.

Mais ce n’est pas tout. A partir du lundi 7 mai, nous consacrerons quotidiennement une rubrique aux préparatifs de l’événement dans nos pages d’actualité et nos directs en multiplexe. Le tout sera bien sûr relayé sur notre site de rattrapage EquidiaWatch, où vous pouvez retrouver les enregistrements de tous nos journaux.

En outre, ces informations et bien d’autres, plus pittoresques ou anodines, seront relayées par nos équipes sur les réseaux sociaux. Tout ce que nous pourrons vous apporter sera adossé à la mention #GdSteeple, selon une formule que les « tweetos » connaissent bien. Le jour de la grande course, Céline Maussang sera notre reporter à Auteuil. Munie de son smartphone, elle pourra vous faire vivre l’événement de l’intérieur au fil de ses rencontres et des photos qu’elle prendra tout au long de la journée.

Où que vous soyez, vous saurez tout du « Grand Steeple » sur Equidia !

Et hop, à La Baule

Le Jumping International de France c’est ce week-end à La Baule. Des grands cavaliers, des grands chevaux, bref… du grand sport. Et évidemment, tout ça en direct sur Equidia Life. On va se ré-ga-ler !

VOIR LE DOSSIER SPECIAL LA BAULE

Allez patience, c’est bientôt l’heure du Jumping International de La Baule. Un des moments forts de la saison de saut d’obstacles. En France bien sûr mais pas seulement. Dès ce jeudi, quelques-uns des meilleurs couples de la planète pourront redécouvrir l’atmosphère unique du Jumping, son cadre majestueux et sa piste en herbe à quelques centaines de mètres seulement de l’océan atlantique. Idéal pour aller manger un bon plateau de fruits de mer entre deux épreuves !

A titre personnel, La Baule est l’un de mes concours préférés, un rendez-vous que l’on hâte de vivre, hâte de « ressentir ». Parce que l’atmosphère y est unique, parce qu’il y a une histoire, une âme. Et ça, j’adore. Depuis 1960, l’histoire des sports équestres s’écrit à La Baule. Rendez-vous prisé par les plus grands champions de la discipline, le Jumping International de France lance traditionnellement la grande saison estivale. Avec cette année, des rêves olympiques à l’esprit.  Un doux parfum d’Olympe flottera une fois encore sur le Stade François-André, à l’occasion de la Coupe des Nations FEI, premier temps fort du week-end. Parmi les huit équipes présentes à La Baule, sept se retrouveront en effet à Londres, l’été prochain, à la conquête de l’or olympique (seule l’Irlande n’a pu décrocher son sésame pour la compétition par équipes). Sans vouloir la jouer nationaliste à outrance, une petite Marseillaise vendredi en fin d’après-midi serait du plus bel effet.

Et puis bien sûr, le samedi, c’est Derby. Epreuve historique à La baule, le Derby, avec son parcours tracé sur la totalité du stade et composé de plusieurs obstacles naturels, promet chaque année un cocktail détonant de sensations fortes. Promesse chaque fois tenue. C’est l’instant des frissons, la sensation d’assister à une compétition hors du temps où cavaliers et chevaux repoussent leurs habituelles limites. Un jour de derby n’est pas tout à fait un jour comme un autre. Les tribunes résonnent de vibrations différentes. Le Derby de La Baule appartient au patrimoine des sports équestres. Une épreuve à part que beaucoup rêvent d’inscrire à leur palmarès. Comme bien sûr Julien Epaillard, le maudit du Derby, deuxième de l’épreuve lors des trois dernières éditions, et encore battu l’an dernier par le Britannique William Funnell.

Comme depuis plusieurs années, le rendez-vous équestre de Loire-Atlantique laissera également une place de choix à l’équitation handisports. Beaucoup d’émotions encore en voyant évoluer ces sportifs bien décidés à vivre leur passion malgré des incidents de la vie, un jour où leur bonne étoile les abandonna. De l’émotion, de l’admiration mais surtout un grand respect pour ces sportifs à part entière. Et sur la lancée de l’édition 2011 où Equidiawatch avait retransmis l’épreuve, Equidia Life ouvrira son antenne pendant deux heures, samedi soir, pour diffuser en direct cette épreuve. Une première.

Dimanche enfin, pour la grand-messe du Grand Prix, beaucoup auront encore en tête le formidable barrage de l’an dernier quand le Canadien Eric Lamaze, en selle sur Hickstead, domina de quelques centièmes la Française Pénélope Leprévost et Mylord Carthago. Un dénouement incroyable, une prise de risque maximale que tous les spectateurs présents n’ont pas oublié. Le Canadien non plus, toujours ému au souvenir de l’ovation de plusieurs minutes offerte par le public du stade François-André. Si intense, si touchante, si légitime pour cet artiste de l’équitation au destin si cahoteux, étoile un temps filante avant de revenir au firmament. Un champion olympique de plus dans un palmarès du Grand Prix de La Baule déjà riche des plus grands cavaliers et chevaux de l’histoire des sports équestres.

Allez, on se donne rendez-vous sur Equidia Life dès vendredi pour la Coupe des Nations. Avec toute l’équipe présente sur place (Kamel, Amandine, Elise, Flora, Claude etc.), nous allons essayer de partager avec vous toutes nos émotions. Que ce soit sur notre antenne ou sur nos médias sociaux. On compte sur vous !

UN CHTI PEU DECU

Salut les amis. Vous le savez peut être, et si vous ne le savez pas je vous le dis, j’ai une certaine affection, disons un tropisme naturel, pour le Nord de notre beau pays et ses gens en particulier. C’est ainsi que Samedi, sans avoir bien sur ouvertement fait part de ma préférence, j’espérais voir, 32 ans après la victoire de Kapulco et Jean Lesne, un « chti champion » se couvrir de cette gloire classique tant convoitée… Las, il n’en a rien été…

Uraki des Sarts

Un an après qu’un batave installé en pays de cocagne (Timoko-Westerink) soit venu troubler le jeu à 3 « normando-mayenno-grosboisien », il ne me semblait pas irréaliste de penser que le Critérium des 4 ans pouvait de nouveau échapper à l’un de ces trois pôles archi dominateurs du trotting francais.

Uriel Speed, étoile montante entraînée dans l’Oise par des hommes du Nord, restait sur un succès impressionnant dans le prix Phaeton. Le fils d’Indy de Vive donnait raison à son mentor, le discret, souvent, ombrageux, parfois, mais si humain, tout le temps, Guy Verva. Qui n’avait eu cesse depuis ses débuts de nous alerter sur l’exceptionnel potentiel de son poulain.

Uraki des Sarts, qui a déjà fait l’objet d’un post sur ce blog à travers l’évocation de son éleveur Fernand Floribert Dubois, se présentait avec des ambitions au moins égales à celles qu’il avait cinq mois plus tôt dans le Critérium des 3 ans, prêt à fondre sur de présomptueux rivaux et à placer sa pointe dévastatrice. Jean Marc Chaineux responsable du poulain aux confins de l’Avesnois et du Hainaut, était sûr qu’avec un parcours adéquat son cheval ne pouvait pas rester à quai à l’arrivée du train classique…

Bref le « Nord » attaquait ce Critérium avec de solides arguments pour prétendre barrer la route du succès à un Unique Quick, certes leader incontesté et incontestable, mais qui venait de se montrer fautif dans le Gaston Brunet et à Un Mec d’Heripre, nouveau venu aux dents longues, trotteur impressionnant d’envergure, mais qui avait eu, huit jours plus tôt, un vrai combat dont il était sorti grandi mais peut être marqué…

La suite vous la connaissez…

La providence ne s’est pas occupé du cas d‘Uriel Speed, sauvé par un faux départ dans le Phaeton alors qu’il était parti sur un temps de galop. Le coquin a remis ça, fâché sur son lasso qui n’a fait qu’attraper les espoirs, mais les autres étaient disciplinés cette fois et il est quasiment « resté au poteau ». Saluons le pari sur l’avenir de son pilote Pierre Yves Verva qui n’a plus rien tenté, surtout pas l’impossible, respectant ainsi les vœux des propriétaires qui voyaient plus loin avant même le départ.

Et Uraki… Comme quoi quand ça ne veut pas rigoler… Ce poulain qui ne sait que trotter ou presque… qui était parti comme dans un rêve (couvert sur une quatrième ligne dans le dos magnifique de dame courage, j’ai nommé Une Fille d’Amour)… qui allait profiter à plein d’une lutte intense entre les deux favoris Unique Quick et Un Mec d’Heripre… qui … qui… qui… se montre fautif dans le bas de la descente, lui qui n’avait plus été disqualifié depuis un an, 10 courses et 9 sorties à Vincennes… La faute (peut être ?) à un rythme légèrement décroissant obligeant son pilote à le reprendre ou alors à un léger changement dans sa ferrure… qui sait ? Mais seul le résultat compte et comme l’a justement souligné son entraîneur au micro de PE en direct « quand on sent que ça aurait pu se passer comme dans un rêve et qu’on a ce résultat… on prend une balle ! »

Et voilà comment les espoirs de toute une région sont anéantis en quelques secondes… ils ont du y croire les chtis dans les cafés de préfectures, dans les points courses de chef-lieu ou tout simplement chez eux entre amis autour d’une bonne tablée faite de Maroilles de bière du nord et d’un bon coup de genièvre ! Mais un chti peu déçu ne veut pas dire abattu: Alors, se sont-ils dit « À nous guifes ! cessons de braire ! i a rin qui passe sans qui rapasse et inlève t’in capio dvant Unique Quick! »*

* : A la nôtre, arrêtons de pleurer, l’occasion se représentera et saluons le champion Unique Quick!