Bérengère, jeune Française étudiante en journalisme expatriée à Londres continue de nous faire gentiment découvrir l’ambiance qui règne dans la capitale britannique à l’occasion de la quinzaine olympique. Aujourd’hui, petit focus sur le business. Merci à elle.
« Les Jeux olympiques sont très mauvais pour nos affaires. » Pour Laura Boyle, le constat est négatif. Contrairement aux attentes, l’évènement ne rime pas avec bonne vente pour sa boutique de Greenwich village. Son magasin de vêtements pour enfants jouxte le marché de Greenwich. Chaque été, ce petit marché couvert est très prisé par les touristes. « Pour l’instant, mon chiffre d’affaire a baissé de 60 % par rapport à l’année dernière, à la même époque». Un constat très décevant également pour les quelques commerçants regroupés dans son magasin ce jour-là. « Ce sont des longues heures d’attente chaque jour, alors nous nous réunissons à défaut d’avoir des clients », lance Alexander Peters, qui tient un stand de magie et produits récréatifs.
Après l’affaire des sièges vides dans les stades qui a scandalisé l’opinion publique en cette première semaine des Jeux, ce sont maintenant les commerces vides qui inquiètent les londoniens. La cause ? Certes, les J.O sont avant tout un évènement sportif et non touristique. Le public n’est pas le même et les touristes ont tendance à fuir ce type d’évènement qui encombre largement la ville. Mais concernant Greenwich, l’organisation et la sécurité semblent être le revers de la médaille de ces Jeux.
Le problème vient du fait que les barrières installées pour guider le public dans la petite ville célèbre pour son méridien, empêchent les visiteurs de se déplacer librement et ainsi de rentrer dans les commerces. « Il y a environ 10 000 spectateurs qui passent chaque jour. Le matin, ils sont orientés de façon stricte de la gare au parc et inversement le soir. C’est très frustrant pour nous », explique-t-elle. Ajouter à cela, les nombreux bénévoles qui, généreusement, dirige les visiteurs chaque jour. Mercredi 1er août, les barrières ont donc été retirées par LOCOG, la compagnie en charge de l’organisation des J.O, « pour une période d’essai de deux jours ». L’objectif étant de trouver un juste équilibre entre sécurité du public et bonne santé du commerce.
Bérengère Capdequi
Revue de presse
Dès lundi 30 juillet, la BBC annonçait l’inquiétude autour des commerces vides à Greenwich « Stewarding loses Greenwich market trade ». http://www.bbc.co.uk/news/uk-england-london-19049239
Un constat confirmé par le The Telegraph mercredi 1er août : « Traders near Olympic venue bemoan lack of business ». http://www.telegraph.co.uk/sport/olympics/london-2012/9445421/London-2012-Traders-near-Olympic-venue-bemoan-lack-of-business.html
Evening Standart titrait donc ce mercredi sur la suppression provisoire des barrières : « Greenwich traders win concession over their great barrier grief ». http://www.standard.co.uk/olympics/olympic-news/greenwich-traders-win-concession-over-their-great-barrier-grief-7998769.html
