Quand les handicaps ont du plomb dans l’aile

Rien ne va plus en ce moment dans les quintés de plat… Jeudi,14 partants à Marseille avec les deux chevaux du bas du tableau écrasés de plusieurs kilos pour atteindre le poids plancher et dimanche à St-Cloud, 16 partants dans une course modeste où les concurrents pour être qualifiés doivent avoir une valeur égale ou inférieur à 28.

Ces deux quintés de substitution sont le fruit d’une pénurie de partants dans les épreuves qui auraient dû servir de support aux paris à la carte avec 10 partants dans le grand handicap de Marseille et 12 partants pour le grand handicap du Vald d’Or. Ces nouvelles courses richement dotées et réservées aux bons chevaux (valeur Groupe 3) n’ont visiblement pas trouvé leur clientèle et France Galop va devoir rapidement revoir sa copie dans l’élaboration de ses programmes pour éviter que pareille mésaventure ne se reproduise…

Pour conclure, remercions une fois de plus ces valeureux serviteurs si souvent décriés mais ô combien utiles à l’institution puisque c’est eux qui assurent au quotidien la recette indispensable à la survie de notre filière.

A SUIVRE PROCHAINEMENT…

J’ai beaucoup aimé ce samedi à Auteuil la rentrèe de Son Oiseau (Jehan Bertran de Balanda). Monté patiemment en dernière position, il est venu finir plaisamment à la 6éme place me laissant une impression favorable. S’il encaisse bien cette sortie, je pense qu’il peut épingler un quinté à son palmarès avant la fin de l’année.

A suivre…

 

AUTOUR DE L’ARC…

J’entends dire de-ci de-là que la gagnante de l’Arc de Triomphe de cette année, Danedream, serait une lauréate au rabais. Et bien, NON !

Bonjour à tous,

C’est parti… avec un peu de retard à l’allumage (je vous le concède) : le blog « Galop » que j’essaierai d’animer du mieux possible prend son envol et suivra son rythme de croisière au gré de l’actualité.

Justement l’actualité,  revenons-y car j’entends dire de-ci de-là que la gagnante de l’Arc de Triomphe de cette année, Danedream, serait une lauréate au rabais. Et bien, NON…

Je trouve cela méprisant et complètement faux pour cette pouliche qui n’a pas volé sa victoire. N’a-t-elle pas battu le record de la course détenu précédemment par le champion Peintre Célèbre et gagné par plus de cinq longueurs ! Ces deux faits que l’on ne peut contester me font dire qu’elle est une grande lauréate de l’Arc malgré son pedigree et sa carrière qui n’ont rien de classique.

Lui, il n’a pas gagné l’Arc cette année car on ne l’a pas autorisé à y participer. Lui, c’est Christophe Soumillon. D’aucuns diront que sa sanction était justifiée mais pour ma part, je juge que c’est sévère et même très sévère. D’une part, les commissaires qui officiaient ce dimanche 11 septembre ont mis quasiment une heure à prendre leur décision  (ce qui signifie que ce fait de course était difficile). D’autre part, la « victime », en l’occurrence Williams Saraiva, est venu disculper l’accusé en appel. En droit pénal, on a coutume de dire que le doute doit bénéficier à l’accusé or en l’espèce, les commissaires de France Galop n’ont pas souhaité mettre cette règle en application.

Le jockey belge a perdu de nombreux gagnants durant ces quinze jours sur la touche et il revient ce lundi 10 octobre à Compiègne avec la rage de vainqueur qui le caractérise et onze succès de retard sur Maxime Guyon. Autant dire que le match pour la cravache d’or qui va l’opposer au premier jockey d’André Fabre s’annonce palpitant. Ioritz Mendizabal, éloigné pour sa part des pistes à cause d’une vilaine chute, ne semble pas en mesure de conserver son titre alors que Christophe Soumillon peut faire la fin de saison à fond et essayer de déjouer les pronostics qui donnent Maxime Guyon gagnant pour l’obtention d’une première cravache d’or. Ce duel risque de nous tenir en haleine jusqu’au dernier jour de décembre si tous les deux se prêtent au jeu, qui en vaut bien la chandelle.