En fer et Dame Nation

La nouvelle mesure du Cheval Français, imposant aux jeunes chevaux de courir avec des fers à partir de Janvier 2013, suscite, y compris au sein de la rédaction d’Equidia de vifs débats. C’est fou ce qu’en France, on aime s’écharper à la moindre décision prise. Bousculer nos habitudes ce n’est pas vraiment notre truc, c’est probablement de l’ordre psychanalytique. Mais laissons l’analyse de nos franchouillards cerveaux aux freudiens et lacaniens. Moi, ça m’amuse plutôt ces discussions aux allures de comptoir et puis, après tout, la France, tu l’aimes ou tu l’acquittes….

J’aimerais surtout, à travers cet espace de liberté, répondre à l’argument, que certains considèrent comme irréfutable : les chevaux ne naissant pas avec des fers, courir pieds nus serait donc respecter l’ordre naturel des choses !

A ceux là je répondrai par plusieurs contre arguments :

1/ Si, incontestablement, les chevaux naissent bien sans fers, ils naissent aussi sans sulky, sans oeillères, sans artifices de toutes sortes, sans obligation de trotter à une vitesse folle toutes les deux semaines… D’ailleurs, il est incontestable aussi de noter que, le trot à la base, n’est même pas une allure naturelle. Et puisque l’on parle de nature, le cheval comme chacun le sait est un animal grégaire, pourvu de vitesse pour échapper aux prédateurs… au grand galop et sur des surfaces plutôt du genre prairie que sur du sable ou de la pouzzolane à la résonance occasionnant des dégâts physiologiques.

2/ Les mêmes fervents du régime sans fer nous bassinent avec des histoires d’athlètes qui courent sans pompe. Déjà, il n’ y en a pas tant que ça, citons la sud africaine Zola Budd dans les années 80, et plus loin dans le temps, dans les années 60, l’Ethiopien Abebe Biikila, qui avait remporté dans un chrono record le marathon olympique de Rome, record qu’il a amélioré quatre ans plus tard avec une bonne paire de tennis à Tokyo. Les légendes circulant autour des coureurs de fond éthiopiens et kenyans fendant le vent sur les hauts plateaux nu pieds sont archi fausses. Et d’une, ils sont désormais sponsorisés, pour les meilleurs d’entre eux, par des grandes marques, et de deux, si tel était vraiment le cas, ils connaîtraient de sérieux problèmes musculaires et de tendons (tiens tiens !). Donc, la comparaison s’arrête là, point barre.

3/ Le cheval étant un ongulé, là aussi chacun le sait, cela veut dire qu’il court sur ses… ongles, et non sur la plante des pieds. Demandez donc à une danseuse classique de faire des pointes sans chaussures adéquates. Je n’ose imaginer les ongles de pieds de la légendaire Marina Semenova si elle avait été contrainte d’abandonner sa paire de chaussons… Les ongles ça s’use, ce n’est pas comme une plante (de pieds) qui peut se renforcer par de la corne (pas de boeufs !!!). C’est donc là aussi qu’ils se plantent…de pieds !!!

4/Enfin, pour conclure, mais j’aurais pu poursuivre encore l’argumentaire, je dis bravo au Cheval Français d’avoir anticipé sur les réactions négatives des associations de défense d’animaux.  En effet, un jour serait venu où l’un des membres desdites associations se serait trouvé dans les écuries devant une mignonne petite pouliche aux pieds ensanglantés de retour de course. Muni de son smartphone, il aurait publié dans la minute sur internet une photo choquante provoquant les foudres des Brigitte Bardot de tous poils (les barbues du touche pas à mon dada !). Et du coup, la grave atteinte portée à l’image des courses aurait conduit les instances dirigeantes aux mêmes décisions. Bravo d’avoir anticipé. Je tiens à dire que, moi même me suis trouvé face à un brave compétiteur aux pieds très amochés et ça fait quand même mal au coeur.

L’enfer cède la place à l’en-fer pour nos jeunes trotteux, ils iront un peu moins vite et c’est tant mieux pour leurs petits organismes encore fragiles. Quant à Dame Nation, notre chère douce France, elle sera toujours peuplée de révoltés, de passionnés, et on se prendra toujours la g….. autour du comptoir, mais à la fin, et c’est heureux, c’est le vin rouge qui gagne et que je vous conseille bien évidemment de siroter avec la plus grande modération.

Bises à tous, et n’hésitez pas à m’envoyer vos commentaires pour et contre et, un jour peut-être, nous aussi aurons l’occasion d’en débattre de visu, avec pourquoi pas un bon verre de Corton Charlemagne (puisque je suis bourguignon…) !!!

 

Quand tombent les murailles de Camelot

Si Vincennes samedi nous a offert une fois encore un spectacle superbe, on a déchanté à Aby et Doncaster. A croire qu’une inspiration divine avait poussé les sociétés-mère à exclure de la liste des courses support de paris en France le St .Leger et le Grand Prix d’Aby : la plupart des turfistes se seraient ramassés ! Camelot était archi-favori pour succéder à Nijinsky au palmarès de la Triple Couronne anglaise. Commander Crowe partait favori face à Sebastian K dans la course à batteries suédoise. Le premier, victime d’une monte un peu détendue et peut-être d’un petit coup de « moins bien », a dû se contenter de la deuxième place derrière Encke et Mickaël Barzalona, un jockey français qui a décidément le chic pour se faire remarquer. Le second a terminé deux fois de suite deuxième de son rival. C’est alors qu’on se rend compte à quel point il est difficile de faire la différence sur ce type de pistes avec un cheval qui démarrer si peu. Le beau blond n’avait décidément pas la même forme qu’à Solvalla, par exemple, et on a appris qu’il s’était déshydraté dans cette affaire. Du coup, paf : il est mis deux semaines à pied. Aaah… la Suède ! Ses krisprolls, ses rollmops, ses amendes et ses mises à pied ! Qu’il est loin le temps où, à chaque printemps, de hardis guerriers blonds venaient en toute sympathie piller et brûler tout ce qui traînait près des côtes et jusque sur les rives de nos fleuves les plus pacifiques, dont la Seine, qu’ils ont fini par contrôler, à grands coups de haches, avant d’envahir à son tour la Grande-Bretagne, déjà livrées à d’autres vikings…

C’est fou, quand on y pense, comme la Scandinavie a vite évolué : voilà qu’en mille ans à peine, elle est passée d’une contrée sanguinaire à un modèle de vertu et de démocratie, un repaire de pays neutres. On a parfois l’impression que la France a suivi le chemin inverse.

Mais reprenons-nous ! Quid de Camelot, donc, dans notre bel Arc de Triomphe ? Sa cote a disparu des sites de bookmaking en Grande-Bretagne. Sur ceux qui proposent des échanges de paris, elle est passée de 5,50 à 20/1. Pourtant, ni son entraîneur Aidan O’Brien, ni l’entourage du cheval jusqu’alors invaincu n’ont pipé mot sur sa participation au championnat français. Il est question de le revoir à l’entraînement à 4ans, pour profiter de l’affaissement du phénomène Frankel, qui a pas mal parasité les exploits du jeune premier cette saison.

A ce sujet, Katherine Ford était, hier, inconsolable : elle était partie pour Doncaster avec une caméra dans le but de filmer l’exploit. Tout le monde, là-bas, s’attendait à une triple couronne. Aidan O’Brien, qui aurait pu représenter le Vatican dans les médias tant sa mise et sa prudence s’accorderaient à la diplomatie papale, avait eu beau prévenir qu’il y avait très loin -500 mètres environ- de la coupe aux lèvres, chacun s’était mis dans la tête que Camelot allait gagner. Joseph O’Brien aussi, apparemment, mais, au terme de cette inattendue course tactique, il n’est pas absolument certain qu’il aurait battu Encke s’il avait fait mouvement plus tôt : il a semblé à la même hauteur que son rival quand Barzalona l’a pincé, et il n’a pas réagi. C’est cet instant qui lui a coûté la course mais on l’a vu meilleur que ça, sans aucun doute.

On ne saura probablement jamais tout à fait la vérité sur cette défaite mais, quand bien-même devait-il aller à Longchamp le 7 octobre et gagner alors, le soufflé de Doncaster est aujourd’hui retombé comme une poignée de jelly, notre Katherine Ford internationale n’est pas contente et chacun se perd en conjectures.

C’est un peu l’ambiance à laquelle on aurait droit si, le 20 octobre à Ascot, Cirrus des Aigles remportait pour la deuxième fois les Champion Stakes… en mettant ainsi un terme à l’invincibilité de Frankel. Cela soufflerait un sacré coup de froid sur Swinley Bottom, je vous le dis !

Des histoires de fers

Le Cheval Français semble se diriger vers une interdiction de courir les 2 ans déferrés dès 2013, et à 3 ans en 2014.

Le débat qui fait de temps en temps rage était cette fois lancé par la société organisatrice des courses au trot dans ce pays, à l’initiative des professionnels de son Comité, relayés par Guillaume Maupas, directeur technique de la société-mère dans la presse récemment.

Si cette polémique était ainsi relancée, c’est que ces professionnels responsables s’opposent a priori au maintien des règles actuelles. Les partisans d’une interdiction totale disent s’exprimer pour la « protection du cheval », ou encore « l’amélioration de la race », qui doit se faire sans « artifices ».

Or il faudrait tout de même invoquer des arguments indiscutables. Pour améliorer la race des trotteurs, il faut sans doute des chevaux naturellement trotteurs, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas besoin de porter du poids aux pieds pour atteindre leur vitesse maximale. On dit aussi, « pas de pieds, pas de cheval ». Or en sélectionnant des chevaux déferrés, on sélectionne des trotteurs dont la corne est dure et solide. Voilà pour la génétique.

Un fer, quel qu’il soit, est un artifice destiné à protéger la corne des sabots. En effet, les chevaux ne naissent pas ferrés : c’est dès lors la ferrure qui fait office d’« artifice ». Les trotteurs qui ne trouvent pas leur passage, dont les sabots peuvent heurter une autre jambe au grand trot, se font mal avec des fers car le métal est plus dur que la corne, comme chacun peut le vérifier. Voilà pour « l’intégrité physique ».

Enfin, s’il faut mettre à l’encan tous les chevaux dont les performances avec des fers sont inférieures à celles qu’ils réalisent déferrés, que croyez-vous qu’ils deviendront ? Et tous les poulains nés de pères et de mères qui ont réussi leurs prouesses sans fers ? Que feront les éleveurs, puis les entraîneurs, de ces lambins à godillots ?

N’allons donc pas chercher midi à quatorze heures. Si l’ont doit convaincre d’interdire le déferrage des trotteurs, il faut chercher l’argument décisif ailleurs que dans l’amélioration de la race et la protection des animaux. On peut très bien imaginer, par exemple, qu’il soit plus facile d’interdire sous le masque de la vertu et de la morale que de faire la police parmi ses confrères et ses membres sous ceux de la justice et de la vérité.

Sonnons les cloches de la rentrée

Dimanche dernier 2 septembre, une demi-heure pile après le Grosser Preis von Baden (Gr1) remporté pour la deuxième année par Danedream, chacun pouvait revoir la course gratuitement sur le site… du Racing Post en Grande-Bretagne ! On pouvait aussi la suivre en direct sur Equidia Live, évidemment, mais ceux qui l’ont ratée ont dû fouiner sur le net.

De la même façon, j’ai cherché l’autre jour sur le net les Oaks d’Epsom de 1987. Vous allez me dire que mon existence est décidément bien triste pour que je m’intéresse à des reliques pareilles. Je vous répondrais que ça vaut largement toutes les bêtises que mes compatriotes regardent en masse sur la télé. Je voulais juste voir comment avait couru Bourbon Girl, la troisième mère de Dance Moves, après que cet élève de Khaled Abdullah se soit imposé à Longchamp. Bourbon Girl était une des premières réussites de la casaque classique qui, aujourd’hui, triomphe avec Frankel. La course était remportée par Unite pour le compte du cheik Mohammed. C’était le début d’une ère qui vit les princes arabes dominer le galop européen sur tous les fronts. Entre 1985 et 1995, les Maktoum ont gagné les Oaks à neuf reprises… Or les Oaks, créés en 1779, c’est le summum absolu de la sélection. Tout le reste n’est que fioritures.

Mais revenons à nos moutons cathodiques. Ainsi donc, pour dégoter ces Oaks de 1987, il m’a fallu aller sur youtube.com, où j’ai trouvé mon bonheur. J’ai d’ailleurs trouvé des tas d’autres choses et je me suis bien amusé.

C’est ainsi que nous en sommes arrivés à la conclusion suivante : alors qu’approche un Arc de Triomphe magnifique malgré l’absence de Frankel, pour que vous puissiez revoir les principaux rendez-vous qui ont marqué la saison sur cette voie royale, nous allons éditer, monter et diffuser sur nos sites et sur les réseaux sociaux quelques-uns des épisodes les plus marquants. Na.

Sinon, vous avez peut-être remarqué quelques changements dans la Matinale. Elle commence une heure plus tard mais ce n’est qu’un détail. Ce qui est plus nouveau, c’est la façon dont Laurent Broomhead et Julien Marcy présentent les analyses des courses autres que le Quinté+ dans cette tranche horaire. Désormais, le pronostic de Gény sert de point de départ à la réflexion qui amène l’équipe à annoncer ensuite le « Ticket de la Matinale ». Je n’ai pas lu trop de réactions de la part des internautes, alors que la nouvelle mouture de Prono+ semble susciter davantage de commentaires sur le net.

En substance, on nous reproche de ne pas diffuser suffisamment de courses de référence. C’est un choix et je m’en vais vous l’expliquer. La version initiale de Prono+, dans laquelle les chevaux étaient désignés par des rubriques thématiques, n’a pas trouvé son public. On lui reprochait d’être trop confuse. Nous sommes donc revenus à un « défilé » de tous les partants. Comme chaque concurrent passe à la moulinette, on ne dispose guère de beaucoup de temps pour exposer son cas. Nous avons donc choisi de nous concentrer sur les principales courses de référence, en tâchant de les détailler le plus possible, pour que leurs enseignements soient bien saisis.

Enfin, on s’amuse comme un petit fou à suivre les cotes disponibles outre-Manche pour le prochain Arc de Triomphe. Aux dernières nouvelles, l’irlandais Camelot, lauréat des Deux Mille Guinées puis double gagnant de Derby (Epsom + Irlande), est toujours en tête au betting à un mois de l’événement et juste avant sa tentative de Triple Couronne dans le Saint Leger. Il devance Danedream, à 13/2 pour un second titre à Longchamp, et Nathaniel, le japonais Orfèvre arrivant en quatrième position autour de 12/1. Comme nous sommes limités au pari mutuel en France, on ne propose guère de paris antepost, c’est-à-dire avant la course. C’est aussi le cas aux Etats-Unis, puisque le bookmaking y est interdit dans la plupart des états de l’Union. Pourtant, les opérateurs de là-bas proposent plusieurs rendez-vous antepost dans les semaines qui précèdent le Kentucky Derby, la plus grande course du pays. Comment ? C’est simple : on ouvre les paris momentanément à partir d’une liste de partants  virtuels. Par exemple, on mettrait aujourd’hui 19 des favoris de l’Arc en lice, avec un vingtième « partant », qui représenterait n’importe quel autre concurrent.

On met tout ça en ligne pendant une journée, puis on ferme les jeux. En renouvelant l’opération à chaque grosse échéance sur la route de l’Arc, par exemple, on obtient ainsi des prix différents, qui ne varient plus ensuite, puisque chaque « marché » est définitivement fermé ensuite. Si l’on a parié sur un non-partant, l’on perd, ce qui n’est pas conforme aux habitudes des Français alors que par définition, un non-partant est un perdant !

Les enjeux ne vont pas grimper de façon spectaculaire avec ce type de paris mais en terme d’exposition, la course concernée a beaucoup à gagner puisqu’elle peut régulièrement donner du grain à moudre aux médias pour un coût très modeste.

UN CHTI PEU DECU

Salut les amis. Vous le savez peut être, et si vous ne le savez pas je vous le dis, j’ai une certaine affection, disons un tropisme naturel, pour le Nord de notre beau pays et ses gens en particulier. C’est ainsi que Samedi, sans avoir bien sur ouvertement fait part de ma préférence, j’espérais voir, 32 ans après la victoire de Kapulco et Jean Lesne, un « chti champion » se couvrir de cette gloire classique tant convoitée… Las, il n’en a rien été…

Uraki des Sarts

Un an après qu’un batave installé en pays de cocagne (Timoko-Westerink) soit venu troubler le jeu à 3 « normando-mayenno-grosboisien », il ne me semblait pas irréaliste de penser que le Critérium des 4 ans pouvait de nouveau échapper à l’un de ces trois pôles archi dominateurs du trotting francais.

Uriel Speed, étoile montante entraînée dans l’Oise par des hommes du Nord, restait sur un succès impressionnant dans le prix Phaeton. Le fils d’Indy de Vive donnait raison à son mentor, le discret, souvent, ombrageux, parfois, mais si humain, tout le temps, Guy Verva. Qui n’avait eu cesse depuis ses débuts de nous alerter sur l’exceptionnel potentiel de son poulain.

Uraki des Sarts, qui a déjà fait l’objet d’un post sur ce blog à travers l’évocation de son éleveur Fernand Floribert Dubois, se présentait avec des ambitions au moins égales à celles qu’il avait cinq mois plus tôt dans le Critérium des 3 ans, prêt à fondre sur de présomptueux rivaux et à placer sa pointe dévastatrice. Jean Marc Chaineux responsable du poulain aux confins de l’Avesnois et du Hainaut, était sûr qu’avec un parcours adéquat son cheval ne pouvait pas rester à quai à l’arrivée du train classique…

Bref le « Nord » attaquait ce Critérium avec de solides arguments pour prétendre barrer la route du succès à un Unique Quick, certes leader incontesté et incontestable, mais qui venait de se montrer fautif dans le Gaston Brunet et à Un Mec d’Heripre, nouveau venu aux dents longues, trotteur impressionnant d’envergure, mais qui avait eu, huit jours plus tôt, un vrai combat dont il était sorti grandi mais peut être marqué…

La suite vous la connaissez…

La providence ne s’est pas occupé du cas d‘Uriel Speed, sauvé par un faux départ dans le Phaeton alors qu’il était parti sur un temps de galop. Le coquin a remis ça, fâché sur son lasso qui n’a fait qu’attraper les espoirs, mais les autres étaient disciplinés cette fois et il est quasiment « resté au poteau ». Saluons le pari sur l’avenir de son pilote Pierre Yves Verva qui n’a plus rien tenté, surtout pas l’impossible, respectant ainsi les vœux des propriétaires qui voyaient plus loin avant même le départ.

Et Uraki… Comme quoi quand ça ne veut pas rigoler… Ce poulain qui ne sait que trotter ou presque… qui était parti comme dans un rêve (couvert sur une quatrième ligne dans le dos magnifique de dame courage, j’ai nommé Une Fille d’Amour)… qui allait profiter à plein d’une lutte intense entre les deux favoris Unique Quick et Un Mec d’Heripre… qui … qui… qui… se montre fautif dans le bas de la descente, lui qui n’avait plus été disqualifié depuis un an, 10 courses et 9 sorties à Vincennes… La faute (peut être ?) à un rythme légèrement décroissant obligeant son pilote à le reprendre ou alors à un léger changement dans sa ferrure… qui sait ? Mais seul le résultat compte et comme l’a justement souligné son entraîneur au micro de PE en direct « quand on sent que ça aurait pu se passer comme dans un rêve et qu’on a ce résultat… on prend une balle ! »

Et voilà comment les espoirs de toute une région sont anéantis en quelques secondes… ils ont du y croire les chtis dans les cafés de préfectures, dans les points courses de chef-lieu ou tout simplement chez eux entre amis autour d’une bonne tablée faite de Maroilles de bière du nord et d’un bon coup de genièvre ! Mais un chti peu déçu ne veut pas dire abattu: Alors, se sont-ils dit « À nous guifes ! cessons de braire ! i a rin qui passe sans qui rapasse et inlève t’in capio dvant Unique Quick! »*

* : A la nôtre, arrêtons de pleurer, l’occasion se représentera et saluons le champion Unique Quick!