CSI de Bâle, rendez-vous chez les Helvètes !

Après une courte interruption pendant les fêtes, c’est reparti pour les concours ! Direction la Suisse pour le CSI de Bâle. Le premier gros concours de l’année affiche sa cinquième étoile depuis la deuxième édition de 2011 et accueille le grand monde.

Grosse grille de prix, neuf épreuves comptant pour le classement mondial, volonté de se relancer avant la reprise de la Coupe du monde, le week-end prochain à Leipzig, autant d’éléments qui ont conduit les meilleurs mondiaux à se donner rendez-vous à Bâle. Rolf Göran Bengtsson n’a pas tardé à confirmer sa pole position au classement mondial puisqu’il a remporté jeudi soir le Championnat de Bâle (1,55m) avec Casall la Silla. Il devance Patrice Delaveau et Ornella Mail, deuxièmes à une demie seconde de la victoire. Le Néerlandais Jeroen Dubbeldam et Quality Time complètent le podium. Kevin Staut  et Zeta de Hus se classent 6e.

Le concours bâlois réussit traditionnellement bien aux Tricolores. L’an dernier, Roger-Yves Bost avait ainsi remporté la première épreuve de vitesse avec Jovis de Ravel. Simon Delestre était lui vainqueur du Prix LGT (1,50m) du samedi avec Napoli du Ry. Sept cavaliers français (Kevin Staut, Simon Delestre, Roger-Yves Bost, Pénélope Leprévost, Philippe Rozier, Michel Robert et Patrice Delaveau) sont encore de la partie cette année. Ils tenteront, dimanche dans le Grand Prix H. Moser & Cie (450 000 CHF  – 371 000 €  – de grille de prix ) de succéder à l’Irlandais Billy Twomey, vainqueur l’an dernier avec Tinka’s Serenade. Kevin Staut s’était classé 5e de l’épreuve avec Silvana et Simon Delestre 7e avec Couletto.

Petit point avec Michel Robert et Patrice Delaveau.

Equidia Life : Vous êtes à Bâle ce week-end. Comment allez-vous organiser vos épreuves ?
Michel Robert : J’emmène Kaloé, Nénuphar Jack et Catapulte. Kaloé fera le Grand Prix. C’est avec lui que j’ai le plus d’expérience en parcours et il a plus de métier.
Patrice Delaveau: Orient Express et Ornella vont faire les grosses épreuves. Orient fera vraisemblablement le Grand Prix. Je garde Baritchou pour les plus petits parcours. C’est un cheval pour les 1,45m et 1,50m vitesse. Après Bâle, Ornella rentre à la maison et ne va pas à Leipzig. Elle repartira ensuite pour Bordeaux avec Katchina.

Equidia Life : Quel était le votre dernier concours ?
M. Robert : Je suis allé à La Corogne. Nénuphar a couru le Grand Prix du dimanche (31e avec 13 points) et Kaloé avait fait celui du samedi (21e avec 8 points).
P. Delaveau : Je n’ai rien fait depuis Genève. (3e du GP avec Orient Express)

Equidia Life : Et les vacances ? Comment avez-vous profité de cette pause ?
M. Robert : Je suis parti huit jours en vacances et je me suis vraiment reposé. Ensuite, pour me remettre en forme je nage et je cours. Les chevaux sont restés à la maison car j’ai du monde qui s’en occupe très bien. Ils ont continué à travailler en faisant de la gymnastique pour les mécaniser et surtout, pour ne pas avoir de mauvaises surprises à la reprise.
P. Delaveau : Les vacances ont été courtes. C’était un mois de repos sans vraiment l’être. Les chevaux ont passé une dizaine de jours tranquilles à travailler sur le plat pour les décontracter. Malheureusement, ils n’ont pas pu aller au paddock à cause du temps. Ils ont juste sauté deux fois avant de partir pour Bâle.

Equidia Life : Michel, comment envisagez-vous la suite des événements sans Kellemoi de Pépita ?
M. Robert : Je suis très motivé. Je suis dans les trente premiers cavaliers mondiaux ce qui me permet de faire de beaux concours. Pour moi, ces chevaux sont un nouveau challenge.

Equidia Life : Patrice, 2012 s’annonce plutôt bien pour vous avec de très bons chevaux. Que pouvons-nous vous souhaiter de plus ?
P. Delaveau : Effectivement, la fin de saison a été très bonne et j’espère que cela va durer. Je souhaite surtout une bonne santé à mes chevaux et pour le reste, c’est à moi de faire en sorte que ça aille !

Recueilli par Elise Blaise

Au grand galop (suite)

Alors que depuis mercredi les yeux sont tournés vers les Pays-Bas et les championnats d’Europe de dressage, opérons une petite pirouette et voyons ce que la sphère équestre a de beau à nous proposer pour vivre toujours plus loin l’émotion du sport.

Des championnats d’Europe, il n’y en a pas qu’à Rotterdam par toutatis ! En effet, Le Mans accueille à partir du 21 août et jusqu’à dimanche, les championnats d’Europe de Voltige. Philippe Rossi, qui avait déjà proposé les championnats de France sur le site de la Boulerie cette année, assoit ses ambitions pour l’organisation des championnats du monde en 2012 en proposant pour la première fois cette compétition à laquelle participera notre champion européen en titre national, Nicolas Andréani. Et avec lui cette idée fixe (facile me direz-vous…) de renouveler l’expérience et de conserver ce statut. Avec Marine Joosten Dupon et son bel alezan Idefix de Braize, Nicolas va nous emmener dans cette bulle hypnotique qu’il a le don de faire naître durant ces quelques minutes de grâce, de souplesse, défiant les lois de la pesanteur pour notre plus grand plaisir. Un peu de poésie à l’heure actuelle… Alors, on sangle les surfaix, on prend longes et chambrières et on se laisse entrainer dans cette mélopée étourdissante. (peu de temps après son lancement, Equidia Life vous proposera un 52′ des meilleurs moments de ces Championnats d’Europe)

Attila y avait fait étape et rasé de fureur son château vers 450…Terre guerrière, de lutte, Conty était donc le terrain privilégié pour faire renaître durant trois jours (du 25 au 28 août) les hautes sphères mondiales de l’attelage puisque 70 meneurs, représentant un total de 25 nations, prendront part à cet évènement prestigieux. Les championnats du monde d’attelage en paire auront lieu au parc équestre de Conty, organisés par les Ateliers du Val de Selle et mélangeront tradition et technique, vitesse et sport, les ingrédients les plus nobles pour susciter et partager le grand frisson. Et pour ce faire, un programme tripartite constitué d’un test de dressage, de marathon et de maniabilité. « A quelques jours du début des épreuves, on est un peu tendu. On espère avoir bien préparé ses chevaux. On espère 100% et on a surtout peur de mal faire », confie Stéphane Chouzenoux. « Mes chevaux sont prêts mais je ne suis jamais trop confiant. Cela fait trois mois que je les mène mais je préfère leur demander le maximum que le mieux car comme tout le monde sait, le mieux est souvent l’ennemi du bien. » Ces championnats promettent d’être beaucoup disputés car l’attelage en paire est plus ouvert aux amateurs que l’attelage à quatre ; des amateurs qui viennent diminuer les écarts de points permettant ainsi de conserver un suspense entier. Le magazine Equestrian consacrait un reportage à Stéphane Chouzenoux le27/07/2011.Pour le revoir : equidiawatch.fr>rubrique « sports équestres ».

Les « fils du vent » ont rendez-vous du 17 au 22 août à Compiègne pour le Mondial d’endurance des 7 et 8 ans. Il faudra compter sur les qataris de l’écurie Al Shaqab qui entendent bien laisser une trace de leur passage sur les pistes françaises. Comptant parmi les meilleurs cavaliers d’endurance au monde et portant un réel intérêt aux pur-sang arabes français, le Président d’Al Shaqab, Sheikh Mohammed Bin Hamad bin Khalifa Al Thani, insiste sur son soutien auprès de la FEI pour promouvoirla discipline. Laissonsalors les boucles se dessiner et les quelques 21 nations engagées se départager au cœur des paysages picards.

Si je vous dis 1600. Une date clé ? Non. Un nouveau film de Zack Snyder ? Non plus…Encore mieux ! 1600 c’est le record 2011 du nombre d’engagés au Sologn’pony qui aura lieu du 18 au 21 août, toutes races et catégories confondues. Une influence qui laisse entrevoir du beau spectacle !

Deux derbys au programme à La Clayette

Et pour terminer ce tour d’horizon de l’actualité des sports équestres, direction pour le concours hippique national de La Clayette. Toute une bande de bénévoles travaillent depuis des mois pour ce rendez-vous qui se dispute dans un cadre idyllique : le Parc du Château de LA CLAYETTE (Saône et Loire), au bord d’un lac, près de Mâcon. Un concours qui a été le lieu de passage de grands champions tout au long de son histoire : Pierre Jonquière d’Oriola, Janou Lefèvre, Marcel Rozier et Hubert Bourdy. Certains ont inscrit leur nom au palmarès du Grand Prix : Michel Parot avec Tancarville en 1973, Michel Robert avec Jonzy en 1976 et avec Clotaire en 1982. C’est Thierry Pomel, vice-champion du monde en 1998 à Rome et actuel entraîneur et sélectionneur de l’équipe de France espoirs, qui inscrit le plus grand nombre de victoires au Grand Prix avec 5 victoires entre 1987 et 2001.

Treize épreuves en trois jours, 367 engagés, de quoi passer un bien beau week-end. Et comme en plus on annonce un grand soleil, ce serait dommage de se priver !

Par Basile Tardivel

Bol d’air frais à Megève !

Megève accueille ce week-end quelques-uns des très bons cavaliers tricolores. Focus sur cet événement particulièrement apprécié par les pilotes.

Ce week-end c’est donc séance de remise en forme pour tout le monde puisque certains comme Michel Robert, Jacques Bonnet, Jean-Marc Nicolas ou Reynald Angot préfèreront l’air pur et l’altitude du CSI*** de Megève. Lorsqu’on pense Megève, on pense à ses petits chalets qui se greffent aux flancs des montagnes, à ses forêts épineuses et à son caractère… Le cheval à Megève est assez robuste (montagne oblige) et assure les transports en commun au devant des calèches de type Petite maison dans la prairiequi CSIparticipe au charme de la ville. Côté sport, on le voyait jusqu’à présent l’hiver dans les matchs de polo sur neige des Polo Masters Tour. Sinon, on était plutôt golf à Megève…

Alors quel plaisir de voir revenir un jumping international dans ce cadre où se mêlent charme, raffinement et tradition ! Quatre jours de compétitions (du 28 au 31 juillet 2011), quatre jours de spectacle et d’émotions comme on les aime ! Cette première édition 2011 se veut très engageante et chaperonnée par un très bon parrain. En effet, Pierre Durand, champion olympique à Séoul en 1988 avec Jappeloup de Luze qui avait déjà soutenu La Clusaz l’an passé, supporte cette première édition du CSI***de Megève-Groupe Edmond de Rotschild. Et c’est un credo sur lequel s’accorde aussi Michel Robert : « Ce CSI *** est très agréable et on sent des organisateurs qui se donnent vraiment la peine pour qu’il soit reconnu et qu’il dure. C’est donc logiquement qu’on les supporte en retour ».

Les organisateurs et l’association Megève en Selle, sous la présidence de Frédéric Muffat et vice-présidence de Pascaline Freiher-Sharapan ont voulu cette compétition ouverte aux cavaliers professionnels mais aussi amateurs, ce que tient à noter Jacques Bonnet : « C’est un point très positif que ce concours soit ouvert aux amateurs qui profitent de leurs vacances pour partager cette expérience avec nous ». Tout le monde s’accorde sur le cadre et l’ambiance très sympathiques dès ces deux premiers jours de compétition. Si la pluie est venue entacher le tableau durant les deux premiers jours, détrempant quelque peu la piste, l’ambiance reste, elle, très chaleureuse. « Ce CSI*** est un vrai bol d’air, une vraie coupure dans la saison. En tant que cavaliers qui voyageons beaucoup, nous avons besoin d’événements comme celui-ci qui vous donnent l’impression d’être en vacances même si finalement vous êtes là pour le travail. » Une très bonne impression générale et une réelle volonté d’encouragement de la part des cavaliers, le CSI3*** de Megève semble placé sous de bons auspices. Et si le soleil semble s’en être lui aussi aperçu car sur la voie du retour, espérons qu’il fasse briller nos Français au cœur de cet écrin de verdure. A noter encore la présence de grands cavaliers internationaux comme René Lopez sur Netscape du Mirador.

Pour les premiers résultats, Grant Wilson s’impose avec Why Not dans le Prix Rhônes-Alpes Tourisme du jeudi et Edouard Mathe dans le Prix du Mont D’Arbois avec un fils de Le Tot de Sémilly, Nagir. Dans cette même épreuve, Jacques Bonnet et Naiade Dunoise terminent à la 4e place et Reynald Angot sur Palawane de Sully à la 7e place.

Photos : www.jumping-megeve.com

Par Basile Tardivel

Chantilly rapproche cavaliers et jockeys

Les plus grands cavaliers (Staut, Pessoa, Lamaze, etc.) seront associés aux meilleurs jockeys (Soumillon, Cottin, etc.), vendredi à Chantilly. L’occasion de rapprocher les deux univers ?

Vous avez aimé Aix-la-Chapelle, vous allez adorer Chantilly. Une semaine après la grand-messe allemande marquée par la formidable victoire dans le Grand Prix de Janne-Friederike Meyer devant Kevin Staut et le succès néerlandais dans la Coupe des Nations (les deux épreuves sont toujours visibles en replay sur equidiawatch), les meilleurs couples de la planète se retrouvent sur la piste Meautry de Chantilly. Un cadre exceptionnel au pied des Grandes écuries et un rendez-vous qui se veut avant tout comme un événement offert à tous les amoureux de saut d’obstacles. Oui oui j’ai bien écrit « offert ».

Malgré le prestige de ce concours, septième étape du Global Champions Tour, l’entrée est en effet gratuite. Une rareté pour un jumping d’un tel niveau et symbolique pour ce concours de Chantilly qui repose avant tout sur le bénévolat.

Depuis plusieurs semaines, ils sont ainsi nombreux à consacrer l’essentiel de leur temps à l’organisation de l’épreuve. Beaucoup ont pris leur semaine de vacances pour mettre les petits plats dans les grands et recevoir au mieux spectateurs, cavaliers et chevaux.

Même si les temps forts sont annoncés samedi avec le Global Champions Tour et dimanche avec le Grand Prix Equidia, perso, je ne saurais trop vous conseiller de venir dès ce vendredi. Après plusieurs épreuves du CSI 5* et du CSI 2*, la journée se conclura avec une épreuve très originale. Exceptionnellement, cavaliers de saut d’obstacles et jockeys seront associés en binôme tirés au sort dans le Ride’n Jump.

Du côté des cavaliers : Kevin Staut, Pénélope Leprévost, Simon Delestre, Rodrigo Pessoa, Eric Lamaze et Laura Kraut.

Du côté des jockeys : Erwan Chazelle, David Cottin (meilleur jockey d’obstacles – deux cravaches d’or), Anne-Sophie Pacault, Olivier Peslier, Regis Schmidlin et bien sûr Christophe Soumillon, la star des jockeys de plat.

Bref, que du lourd ! Pendant que les cavaliers auront 1000m à parcourir dont 300m groupés, les jockeys s’essaieront sur les obstacles. Deux manches : une à difficulté progressive pour se chauffer avec dix obstacles sans combinaison ni chronomètre ; et la seconde avec 8 obstacles dont une combinaison et une rivière en joker bonus.

Quelle plus belle façon de créer une passerelle entre deux univers qui souvent s’ignorent malgré le cheval comme dénominateur commun. Ecrin de grandes courses hippiques comme le mythique Prix de Diane, l’hippodrome de Chantilly est l’endroit idéal pour faire en sorte que saut d’obstacles et courses hippiques ne soient plus deux mondes parallèles qui, par définition géométrique, ne se croisent donc jamais. Sûr que chacun à intérêt à s’ouvrir sur l’autre…. Comme toujours dans la vie.

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Votre avis nous intéresse.  Nous, on aime cette idée. Et vous ? Que vous inspire cette expérience ? Estimez-vous que l’équestre et l’hippique peuvent cohabiter ?

Programme complet du Jumping et de sa diffusion sur Equidia et Equidiawatch ICI

Xavier Vacher roi de La Clusaz

C’est Xavier Vacher qui a remporté le Grand Prix du CSI 2* de La Clusaz.

Après une première manche à 51 partants ponctuée de 17 sans faute, seuls sept couples bouclaient le barrage sans faute. En selle sur Haram d’Auvers, un hongre Selle Français de 16 ans fils de Si tu viens et Quinney d’Auvers (Galoubet A), Xavier Vacher fut le plus rapide en 41 »13. Il devance le Belge Frederik Cattebeke, sur Van Meever S Sybalia Vm (42 »95), et l’Italien fumeur de pipe Natale Chiaudani sur Snai Catalano (44 »09).

Du côté des autres Français, Franck Goubard (Pedro de la Cense) termine sixième, Stéphane Frey (Paille de la Roque) est 11e (4 points), Julien Gonin (Quiria D’Orion), 15e, Florian Angot (Made in Semilly), 16e, et Hervé Godignon (Carolus Z), 17e.

Classement complet ICI