Un Meeting Majestueux

J’avoue ne pas être totalement objective… mais je considère que Royal Ascot est le plus beau meeting du monde. Et en cette année du jubilé, on a été particulièrement gâtés.

J’allais dire meeting de courses, mais ce qui est remarquable avec Ascot est qu’on en prend plein les yeux dès l’arrivée sur l’hippodrome, bien avant d’apercevoir le premier pur sang. Le spectacle commence dans les parkings, où il est de rigueur de pique niquer entre amis, utilisant of course la vaisselle du jubilé et les couverts en argent.

 

A l’entrée de l’hippodrome, si vous n’avez pas encore acheté votre entrée, il faut débourser au moins £60 (75 euros) pour accéder à la tribune principale. Une somme, certes, mais il s’agit ici de l’un des événements sportifs et mondains de l’année et l’hippodrome affiche « sold out », surtout le samedi quand plus de 77 000 enthousiastes ont franchi les portes (entre 38000 et 60 000 les autres jours). Une fois sur le champ de course, on ne s’ennuie pas un instant. L’animation est assurée sur le grand écran à partir de l’ouverture des portes à 10h30 (et oui, on fait la queue dehors même à cette heure-là…). Sur les nombreux écrans de l’hippodrome il y en a pour tous les goûts ; on voit défiler interviews de professionnels, de pronostiqueurs et bien sûr de femmes chapeautées, car Ascot est aussi un rendez-vous incontournable de mode. On y revoit les courses de la veille, juxtaposées avec des images d’archives du cortège royal d’antan ou encore des conseils de préparation du cocktail spécial Royal Ascot !

A l’entrée VIP, c’est un véritable défilé de mode. Depuis cette année, le chapeau est obligatoire et le code vestimentaire a été renforcé pour assurer des tenues du meilleur standing. Les spectatrices sont fières de se plier aux critères demandées, le summum étant d’être choisie par les journalistes fashion pour être photographiée sur la scène improvisée à coté du paddock.

Il y a encore du temps avant la première course mais il faut prendre place pour assister à l’une des attractions d’Ascot, l’arrivée de la Reine. Chaque jour, la Reine Elizabeth II attire la foule la plus enthousiaste du jour lorsqu’elle longe la ligne droite en carrosse avant de faire le tour du rond et descendre devant le poteau du vainqueur, acclamée par son peuple.

Une fois the Queen installée dans sa loge officielle, les choses sérieuses peuvent commencer. La semaine a démarré en toute beauté avec un Frankel simplement éblouissant. Plus calme que l’an dernier, il a laissé ses adversaires sur place dans les Queen Anne Stakes, confirmant sa place comme meilleur cheval de la planète et lançant le défi à Black Caviar de gagner avec autant de marge.

La présence annoncée de Black Caviar nous a tenus en haleine toute la semaine, mais entre le coup d’envoi lancé par Frankel et la venue de la championne australienne, on a eu tous les ingrédients d’un meeting exceptionnel :

Des victoires internationales – dès la deuxième course, le King’s Stand Stakes est tombé dans l’escarcelle du hong-kongais Little Bridge, devançant l’éternel deuxième Bated Breath. Il s’agissait de la première monte en Grand Bretagne pour son jockey Zac Purton…. originaire d’Australie.

Les français ont été les grands absents du podium gagnant mais ils nous ont fait vibrer avec notamment Hermival (2e des St James’s Palace St), Reliable Man (4e des Prince of Wales’s Stakes), Dunaden (2e des Hardwicke Stakes) et bien sûr Moonlight Cloud et Restiadargent (2e et 3e des Diamond Jubilee Stakes… on y reviendra).
L’élevage français a été à l’honneur avec Most Improved qui est devenu le premier gagnant de Gr 1 pour l’Ecurie des Monceaux en faisant oublier sa course cauchemardesque dans le Jockey-Club avec un succès dans les St James’s Palace Stakes.

Et les allemands ont remporté pour la première fois une épreuve du meeting royal grâce à Energizer, entraîné par Jens Hirschbirger et monté par l’hollandais Adrie de Vries.

Des exploits d’entraînementSo You Think n’est plus un étranger car ça fait 18 mois qu’il est installé chez le maitre irlandais Aidan O’Brien, mais sa victoire a fait le plus grand plaisir aux visiteurs de l’hémisphère sud qui l’ont toujours cru capable de battre les meilleurs. Il compte maintenant 10 succès de Groupe 1, dont cinq pour O’Brien qui a tenu quand même à s’excuser platement devant la presse pour avoir mis si longtemps à trouver les bons boutons pour tirer le meilleur de son cheval.

Willie Mullins, le plus francophile des entraîneurs irlandais a ouvert son palmarès royal lors du premier jour du meeting. Le polyvalent Simenon a participé aux festivals de Cheltenham et Punchestown avant de connaître la gloire à Ascot et il a doublé la mise samedi en s’imposant dans l’épreuve de fermeture.

Des victoires populaires -  C’était écrit. Dans son année de jubilé la Reine devait gagner une course au meeting royal. Et l’histoire s’est écrite comme un compte de fées : elle l’a fait….pas avec Carlton House qui a dû s’incliner face à So You Think, pas avec Momentary sous la selle de la « jockette » Hayley Turner, c’est Estimate, une élève des Aga Khan Studs, qui a offert le plus joli des cadeaux à la casaque royale dans le bien-nommé Queen’s Vase.  Applaudie chaleureusement par la foule, Elizabeth II a reçu son trophée des mains du Prince Philip, son mari.

Si jamais elle avait gagné la course suivante, Sa Majesté aurait reçu son prix d’un certain Frank McMahon, toujours lad dans une écurie de courses à l’âge de 78 ans et récemment récompensé pour son dévouement à la cause hippique. Comme quoi, Royal Ascot n’est pas réservé à l’aristocratie….

C’est dans la course emblématique du meeting que le jockey statufié à Ascot nous a rappelé qu’il est toujours bel et bien présent parmi les meilleurs. Frankie Dettori a scotché les rumeurs de retraite en soulevant Colour Vision pour reprendre le meilleur sur son compagnon d’écurie Opinion Poll et Mickael Barzalona dans la Gold Cup. Euphorique, l’italien a enchanté ses supporters avec son fameux saut de l’ange et puis a réitéré avec un deuxième succès samedi pour enfoncer le clou.


La venue de Black Caviar à Royal Ascot était annoncée dès l’année dernière quand nos confrères australiens nous ont prévenus, « vous n’avez jamais vu un cheval pareil. Elle va manger vos meilleurs sprinters tout cru ! ». Après un an d’attente, normal qu’il y ait du buzz autour de la jument invaincue. Les australiens ont joué le jeu à fond depuis l’arrivée de leur chouchou sur terre britannique, organisant conférences de presse et séances d’entraînement ouvertes aux journalistes, le tout pour faire monter la sauce dans une rivalité sportive australo-anglais qui dépassait les frontières habituelles du cricket et du rugby.Le Jour J, Black Caviarest omniprésente à Ascot, que ce soit par ses fans habillés aux couleurs pêche et noir, par les turfistes brandissant panneaux d’encouragement ou encore par un célèbre bookmaker qui a distribué de petits pots d’un simili-caviar dans la rue (vraiment, ils pensent à tout…).

Black Caviar

Dans le pré-rond, une meute de caméras et de curieux poursuit Black Caviar. Je suis surprise en la voyant pour la première fois. Je savais qu’elle était grande, mais elle faisait plus steeple-chaser que sprinteuse,  loin d’être une peinture avec son poil d’hiver qui la faisait transpirer.

On n’envisage pas la défaite chez les kangourous. C’est seulement dans le camp français qu’on ose croire en une surprise possible.

Personne n’aurait pu écrire le scénario de cette course folle ; Black Caviar ne prend pas ses habituelles longueurs d’avance mais pour son jockey Luke Nolen c’est comme si… il relâche la pression à quelques mètres du poteau et lancées à pleine vitesse, nos deux françaises Moonlight Cloud et Restiadargent échouent à une tête et une encolure de la star australienne. L’hippodrome résonne avec un « ouf » collectif de soulagement quand la photo est affichée sur le grand écran ; l’entraîneur Peter Moody peut souffler et son jockey aussi. Ils sont venus, ils ont vu et ils ont vaincu, pas de la manière qu’ils avaient imaginée, mais l’histoire retiendra une nouvelle victoire australienne à Royal Ascot et un 22ème succès consécutif pour Black Caviar.

Les handicapeurs australiens ont déclaré lundi que Black Caviar avait fourni une valeur 15 points inférieure à son meilleur niveau pour gagner à Ascot, et les vétérinaires ont décerné des déchirures musculaires. La jument va retourner chez elle et une décision sera prise dans les prochaines semaines sur la suite de sa carrière. Mais ce n’est pas un hasard si son entourage a choisi Royal Ascot, au lieu de Longchamp, de la Breeders’ Cup, Hong Kong ou Japon pour prouver que Black Caviar est bel et bien le meilleur sprinteur du monde…of course votre majesté !

La semaine des premières sur Equidia

Nous vivons une petite révolution, sur l’antenne d’Equidia. Ce matin vendredi, à 12h54 et quelques secondes, a débuté le premier Multiplexe quotidien. Vous le retrouverez tous les jours de semaine sur Equidia Live, à partir du nouveau plateau de la chaîne, spécialement équipé pour cette émission. Deux présentateurs se succèderont à l’antenne pour relayer les équipes dépêchées sur place. Inspirée du Multiplexe du samedi, elle nous permettra d’aller sur tous les sites en direct, qu’ils soient en France ou à l’étranger, des premiers rendez-vous de la fin de matinée à la fin des semi-nocturnes.

Multiplexe Equidia Live

Cela vous semble sans doute anecdotique mais il s’agit d’un changement important dans notre façon de couvrir les directs des courses. L’accent va être mis sur ce qui se passe sur les hippodromes grâce à une mise en avant des « voltigeurs », désormais considérés comme des présentateurs sur les réunions simultanées, tandis que deux commentateurs sont en tribune sur la réunion principale, épaulés par un voltigeur « classique ».

Le travail quotidien de beaucoup de nos collaborateurs va évoluer puisque nous n’aurons plus de plateau sur les hippodromes en semaine, exception faite des nocturnes, dont la mise en place est maintenue.

Autre nouveauté : les journaux du soir eux aussi seront désormais traités sur le plateau par un présentateur (comme en fin de matinée dans l’Avant-Courses), qui visitera d’ailleurs le direct dès que le temps le lui permettra pour discuter avec l’animateur des dernières actualités. Il terminera la journée par un court journal de 6 à 8’, qui sera diffusé juste après la dernière du jour, et après la deuxième des nocturnes lorsque nocturne il y aura.

J’espère que cette nouvelle organisation répondra à vos attentes et nous sommes bien sûr à l’écoute de vos commentaires. Ce projet a demandé pas mal de consultations et de réflexion mais seul le produit fini permet de juger le résultat de façon pertinente. Aidez-nous à le rendre conforme à vos besoins.

Pour ma part, j’ai eu l’immense plaisir de recevoir Alain de Royer Dupré puis Stéphane Pasquier, mercredi dernier au théâtre de la Commune à Aubervilliers, pour enregistrer les deux premières éditions de l’émission « Master Course », dont la première sera diffusée le jeudi 26 avril sur Equidia Live à 21 heures. Produit par Bouaza Trifi (PurProd), cet entretien de près d’une heure a été enregistré devant un public notamment composé de jeunes élèves de l’Ecole des courses hippiques de Chantilly. Ils ont ainsi pu poser leurs questions à nos invités pendant le dernier tiers de l’enregistrement. Ce fut un moment formidable et là encore, j’espère que vous aimerez suivre ces interviews inédites dans leur contenu, s’agissant de personnalités du monde hippique. Nous avons modelé ce concept à partir d’une œuvre qui n’a plus à faire ses preuves, « Actor’s studio », dédiée au cinéma.

Il s’agit de valoriser les expériences, de transmettre les conseils avisés de personnalités prêtes au partage et au dialogue. Je suis d’ores et déjà impatient de m’asseoir une nouvelle fois sur cette magnifique scène de théâtre, face à un maître des courses et à ses élèves d’un jour…

Ready Cash : ça gagne les As!

Salut les amis! Et oui les As ont tenu ! Oui Monsieur ! Oh que c’était bon, que c’était grand! D’autant plus que, pour ne rien vous cacher, votre serviteur a eu des sueurs froides !  Mais bon, tout est ok, le meilleur a gagné, le crack Ready Cash est devenu légende. Chapeau bas, vraiment, à tous ceux qui ont œuvré pour cette victoire !

Victoire de Ready Cash dans le Prix d'Amérique

Parce qu’il y a des victoires qui comptent encore plus que d’autres et qui vous vous font changer de dimension. Parce que celle-ci a été obtenue, c’est paradoxal, dans un final aisé ponctuant un parcours que l’on a un moment imaginé malheureux. En fait tout résidait dans la réponse à cette question : va-t-il pouvoir sortir ? Oui il est sorti et des lors de suspens il n’y avait plus. Car sur 200-300 m Ready Cash est le trotteur le plus exceptionnel qui soit. En fait ce Prix d’Amérique, c’était un peu comme un bon vieil Hitchcock sauf que ce farceur  d’Alfred ne donnait la réponse qu’à la toute fin, juste avant le générique. Là on l’a eu plus tôt et du coup on a profité !

Bravo à Franck Nivard d’avoir eu le sang froid ultime, bravo à Matthieu Abrivard qui, au sulky d’une Private Love sur ses fins, a fait ce qu’il fallait, et ce qu’il avait le droit de faire, pour ne pas prendre le risque de priver la France turfiste de ce beau moment.

J’entends déjà les sceptiques avancer un argument par ailleurs tout à fait recevable : si la victoire de Ready Cash ne tient qu’à la sportivité de Mathieu Abrivard alors…

Réponse anticipée : d’abord il n’est pas dit qu’il n’aurait pas malgré tout dicté sa loi. Ensuite, oui c’est vrai Ready Cash n’est pas le cheval à aller devant tel un rouleau compresseur et, des lors, s’expose à des aléas. Non ce n’est pas Bellino II ni Jag de Bellouet. Mais un crack, voyez vous, ce n’est pas forcement un bulldozer qui aurait une sixième vitesse. C’est aussi une Mazeratti qui en aurait une septième, celle de la grâce, de l’éblouissement,  pour peu qu’on la preserve un peu!

Je crois que tout le monde était heureux dimanche à Vincennes et pas seulement l’entourage du champion. Parce que s’il y a des défaites qui laissent un goût amer, il y en a d’autres qui vous donnent le sentiment du devoir grandement accompli.

La Griff (Roxane de son prénom) a confirmé superbement une année 2011 exceptionnelle. The Best Madrik effectue une entrée fracassante dans le gotha du trot mondial.

Et que dire de Timoko ? Je  suis encore estomaqué de ce qu’a réussi cet authentique phénomène quelques semaines seulement après avoir été atteint d’une maladie (Lyme) dont un grand nombre ne se remet jamais vraiment. Westerink a fait prendre un départ de rêve à son cheval et a drivé une course crâneuse mais intelligente en tête (c’est pour cela que le record n’a pas été battu, comme quoi les chronos finalement…). Celui la nous donne rendez vous l’an prochain, on en salive déjà.

La seule déception (toute relative) nous vient de Maharajah. Mais comme je vous le disais dans mon post précèdent rien ne prouvait qu’il était meilleur que l’an passé. Et l’édition 2012 était encore plus dense que celle de 2011. Donc…il est sûrement à sa place et n’a pas à rougir de ce classement (4eme) obtenu à l’issue d’un parcours pas des plus favorables.

On a aimé Royal Dream et Main Wise As mais ils se sont manifestés trop tard sans être des plus heureux. Les aléas des courses d’attente…

Enfin, pour être franc j’aurais aimé que le public et les telespectateurs soient au parfum de l’autorisation qui avait été donnée au préalable de faire revenir un court instant Ready Cash dans les ecuries après le defilé. Nombreux (presque tous) sont ceux qui ont vraiment cru à un problème. C’est juste une erreur de com mais  pour un favori à egalité de Prix d’Amerique c’est dommage.

Bon ben voila, c’était bien, c’était beau et rendez vous l’an prochain.

En espérant que Ready Cash soit toujours au sommet (faisons confiance à l’orfèvre Duvaldestin) et que ses adversaires, Timoko le premier, aient encore progressé.

En tout cas moi pour 2013 je ne change pas de main : je garde les As ! je garde Ready Cash !

PS : en épreuve d’ouverture, le Prix Jacques Andrieu, un stratosphérique Roi du Lupin a confirmé qu’il aurait été à la bagarre dans le Cornulier ! Mais c’est un autre débat sur lequel on reviendra plus tard !

Hissons nos couleurs

A deux jours du Prix d’Amérique-Marionnaud, tout le monde est sur le pont du vaisseau Equidia. Alexis Lévy et Laurent Broomhead fomentent leur complot annuel pour l’émission matinale « Matin d’Amérique », qui sera exclusivement consacrée à la grande course de dimanche, à partir de 10 heures. Pierre-Emmanuel Goetz, lui, a la lourde responsabilité d’organiser la retransmission en direct de l’événement sur Equidia Live. Une mini-caméra et un micro seront installés sur un brancard du sulky de Timoko. On pourra contempler ces images et la bande audio qui va avec quelques minutes après l’arrivée. Richard Godard suivra la course en voiture sur la piste des juges aux allures et il bondira sur le vainqueur pour recueillir à chaud ses premières impressions. Audrey Fournier et Jean-Philippe Cherruau seront dans les écuries pour vous livrer les dernières infos au fil de la journée. Le matin, Cécile Martineau et Marine Costabadie nous feront entrer dans les coulisses de l’événement en avant-première.

Les téléspectateurs d’Equidia Life, pour leur part, auront droit à une séance de rattrapage dans la foulée  de la Coupe du Monde de CSO à Zürich présentée par Kamel Boudra. Peut-être à l’avenir les fans de jumping et des autres disciplines équestres pourront-ils vivre le Prix d’Amérique-Marionnaud d’une façon adaptée à leurs attentes et à leurs habitudes.

Quand les courses atteignent un niveau sportif comme celui de dimanche, le sport hippique et le sport équestre se confondent un peu, non ? Ready Cash, Timoko, Maharajah et les autres sont devenus les personnages d’une pièce qui se répète devant nous depuis près d’un an. S’il est un jour dans l’année où le trot est accessible à tous les amoureux du cheval, c’est dimanche. S’il est un jour où l’on n’est pas obligé de cocher un ticket pour suivre Equidia, c’est aussi celui-là.

Le Prix d’Amérique-Marionnaud, comme le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, c’est la vitrine des courses. Deux gros dimanche sur lesquels se concentre pratiquement toute l’attention que nous accordent les « grands médias » dans l’année.

C’est peu, mais c’est mieux que rien. On a beau dire, beaucoup de sports ne bénéficient pas d’une telle couverture médiatique du tout. Les différents acteurs des succès du hand-ball français ont dû remporter plusieurs titres mondiaux pour qu’on se préoccupe enfin de leur sort. Rappelez-vous de Patrice Martin, et de ses efforts pour rendre accessible le ski nautique, dont il dominait les palmarès !

Nous autres, des courses, avons donc un peu de chance, et en tout cas les moyens de nous offrir une belle télé accessible à tous. Faut-il pour autant laisser tomber les autres écrans ? Bien sûr que non. Ceux que les courses et le cheval intéressent, pour différentes raisons, doivent trouver constamment et en tout lieu ce qu’ils cherchent sur tous les Equidia possible. Nous allons y travailler. Mais tout le monde n’a pas le petit doigt sur la couture numérique. Nombreux sont les réfractaires qui ne voient pas plus loin que le petit écran traditionnel. Pour eux, les courses doivent évidemment continuer d’exister sur des chaînes généralistes. Peut-être pas sur France3. Ce diffuseur d’état n’a produit aucun effort pour promouvoir ce qu’il était pourtant payé pour diffuser en préambule à ce vieux bortsch froid de télé soviétique qu’est l’inspecteur Derrick. Peut-être pas sur ce type de machin mais sur des chaînes de télévision plus jeunes, capables de saisir des opportunités et de faire preuve d’imagination autour d’une émission hippique. Peut-être pas tous les jours, non plus. Peut-être pas seulement sur le Quinté+, enfin, et surtout pas en réutilisant les recettes épuisées du passé.

Sans quoi le Prix d’Amérique et l’Arc deviendront comme ces pathétiques défilés du 1er mai sur la Place Rouge, à la fin des années 80. De tristes films noir et blanc sans surprise, si sombres que même les couleurs semblent s’y ennuyer.

A peculiar Prix De Cornulier

The world’s most prestigious monté race, the Prix De Cornulier takes place this Sunday at Vincennes. The race has existed since 1931; it is named after the Marquis Jean De Cornulier who bred trotters in Normandy and was a racing steward. Later he became President of the Société Du Cheval Français.

The best monté horses of the last months won’t be racing because most of them are geldings like Roi Du Lupin, Sourire De Voutré, Quemeu D’Ecublei and Riglorieux Du Bois; Scipion Du Goutier is hurt. Other horses that are missed are Pinson and Picsou De Villabon. These champions won’t have the honour to participate in this edition of the world’s biggest monté race.

Here are the lucky contenders and their jockeys:

1             Royale du Perthois - Jean Loïc Claude Dersoir
2             Paladin Bleu - Mathieu Mottier
3             Recia du Closet - Pierre-Yves Verva
4             Tango Quick - Anthony Barrier
5             Trotting Race - Nathalie Henry
6             Quif de Villeneuve - Yoann Lebourgeois
7             Robert Keeper - Ludovic Mollard
8             Queroan de Jay - Anne Barthelemy
9             Yarrah Boko - Richard Joly
10           Quilon du Chatelet - Franck Nivard
11           Opale du Gaultier - Estelle Dessartre
12           Save The Quick - Eric Raffin
13           Punchy - Julien Raffestin
14           Private Love - David Thomain
15           Paris Haufour - Damien Bonne
16           Rombaldi - Matthieu Abrivard
17           Prince de Montfort - Antoine Wiels
18           Oyonnax - Pierre Edouard Mary

This edition of the monté world championship is quite special, 6 horses will race under the saddle for the first time: Quif De Villeneuve, the winner of the GNT will be ridden by Yoann Lebourgeois, a very talented jockey who will try to claim his first Prix De Cornulier. Robert Keeper is trained by Jean-Michel Bazire, he beat Ready Cash in the Grand Prix De La Ville De Caen over 4400m in October. Axel Lenoir trains Queroan De Jay and Quilon Du Chatelet, their monté tests were very good. Punchy is a very tough horse but he raced a lot last year.

Yarrah Boko training in Grosbois

Yarrah Boko came to France to Jean-Michel Bazire’s stable but was moved to Anders Lindqvist’s stable. His first work under saddle was at Vincennes before the Prix De Bourgogne, it was good but his work this Monday was not as pleasing, he galloped several times. After that, the choice of jockey changed from Alexandre Abrivard to Richard Joly who will ride his first Cornulier. Yarrah Boko is a tall and strong horse by the French stallion Coktail Jet, so long in France he has either won or been disqualified. Hopefully he’ll show his best side on Sunday!

 

 

 

Two five-year olds will race, the last 5 year-old to win was One Du Rib in 2007. Only nine horses have won the race at the age of 5 : One Du Rib (2007), Voici Du Niel (1992), Kaiser Trot (1981), Tabriz (1968), Quovaria (1965), Prince Des Veys (1964), Ol Est B (1963), Masina (1961) and Fandango (1954).

Tango Quick, one out of three Leblanc trained horses (the two others are Save The Quick and Quif De Villeneuve) will be ridden by the rising star Anthony Barrier, he won the last edition on Olga Du Biwetz. Tango Quick might be walking in One Du Rib’s footsteps; they have both won beforehand the Prix Leon Tacquet and the Prix Du President De La République.

Trotting Race and Nathalie Henry

Trotting Race is massive; she is ridden by Nathalie Henry. Trotting Race is a daughter of Goetmals Wood and the best monté filly of her generation at the moment. If she wins, she would be the third five year old filly only to join the winners list. It is also the first time Jean Baudron trains a Prix De Cornulier contender.

The limit of horses racing is 18, five horses were sorted out of which Santa Rosa France. She only lacked about 2000€. The Prix De Cornulier was her goal this winter but sadly it will have to change, she will go for the Prix Du Luxembourg, the day before the Prix D’Amérique.

Only two thirds of the horses racing have experience in the discipline, though Paladin Bleu has only raced once and he was not very convincing. Royale Du Perthois is trained and ridden by Jean Loïc Claude Dersoir, a monté specialist. The mare is also a monté specialst but her last victory was the 19th December 2009! Recia Du Closet discovered the discipline last February and has been successful, she is very fast but she usually is at her best on a shorter distance. Opale Du Gaultier had some health problems but was amazing in the Prix Djerid last Sunday. Save The Quick is a very classy mare and has a very good chance to win, she will definitely be the favourite. She has three career starts under the saddle for three easy wins. Private Love did her début in the Prix Du Calvados in the beginning of January, by a good 5th place. Paris Haufor has trained well and Christian Bigeon is a man who aims right but the horse has been better. Rombaldi is struggling with health problems and has a hard time getting back to his best level but he is a talented horse. Prince De Montfort is better on smaller tracks, he has been very good in Scandinavia.

Oyonnax

Oyonnax seems to have a good form; the winner of the Prix D’Amérique 2010 has had some nice prep races and hasn’t raced without shoes since his fourth place in last year’s Prix D’Amérique. Since he is the most experienced horse and the elite of monté are absent, Oyonnax will have a nice card to play and a great chance to get another great victory to his name.

 

 

 

 

It might not be the best edition ever of the Prix Du Cornulier but we should expect a great race on Sunday anyway.