En Course Contre le Cancer au Festival de Cheltenham : J – 8

J’ai été très occupée ces dernières semaines avec la préparation pour le Festival de

La presse hippique devant Sprinter Sacre et Nicky Henderson
La presse hippique devant Sprinter Sacre et Nicky Henderson

Cheltenham, au niveau professionnelle pour Equidia et pour ma participation au St Patrick’s Derby. J’ai eu la chance de passer quelques jours en Angleterre en février pour interviewer certains des plus  grands entraineurs d’obstacle Outre-Manche au sujet de leurs espoirs pour le Festival. Cela m’a également permis de discuter avec la presse Anglaise et Irlandaise à propos de ma participation dans St Patrick’s Derby pour créer le buzz autour de cet événement caritatif.

J’ai bien récupéré de ma chute à Pau et le médecin de France Galop m’a donné le feu vert cette semaine pour monter à Cheltenham. Dès que je le peux, je monte à L'ecurie Laffon Parias

L’ecurie Laffon Parias

l’entrainement chez Carlos Laffon Parias à Chantilly et il prend bien soin de moi. Pendant l’hiver c’est très dur de se remettre en condition car la plupart des chevaux font un break mais Carlos essaie de me faire monter des chevaux qui font canter pour m’aider à me remettre en forme.
J’ai également monté chez ma meilleure copine Amy Weaver, qui est entraîneur à
Newmarket, pendant mon séjour en Angleterre. Elle était ravie de pouvoir profiter d’une cavalière qui monte gratuitement pendant une matinée !

Je n’ai pas le temps de m’ennuyer car je monte le cheval mécanique
tous les soirs, je fais des kilomètres sur un vélo d’appartement et je fais
aussi des footings en foret avec mon chien. C’est plus facile d’être motivée maintenant qu’il fait moins froid et qu’il fait jour plus tard le soir. J’ai un nouveau compagnon d’entrainement en ce moment car un chat est arrivé chez moi ; il s’amuse à monter derrière moi sur le cheval mécanique pendant mon entraînement, et même tout seul parfois ! Ce n’est pas facile à monter une arrivée avec un chat assis derrière moi mais maintenant que j’y suis habituée je pense qu’il sera obligé de m’accompagner à Cheltenham sinon je vais me sentir seule a cheval !

 

J’ai reçu de très bonne nouvelles la semaine dernière quand
JP McManus, un des plus grands propriétaires d’obstacle dans le monde, m’a proposé de monter l’un de ses chevaux dans le St Patrick’s Derby. Le cheval se nomme Temple Lord et il était entrainé en France au début de sa carrière ; chez Yves de Nicolay en plat et Guy Cherel en obstacle. Il est maintenant chez JP McManus, Tony McCoy et Jonjo O'Neill

JP McManus, Tony McCoy et Jonjo O’Neill

Jonjo O’Neill, un ancien jockey d’obstacle qui est devenu crack entraineur en Angleterre. Ce sera une opportunité de rêve pour moi de monter pour de tels professionnels pour un événement comme cela. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de jockeys qui ont eu la chance de porter la casaque grenat et blanc de Cheik Mohammed à Chantilly pour André Fabre et puis les célèbres couleurs vert et or de JP McManus au Festival de Cheltenham pour Jonjo O’Neill. J’ai du mal à y croire encore et j’ai hâte d’être le jeudi 14 Mars. Je voudrais remercier tous ceux qui m’ont aidé à trouver ce cheval et surtout Mr. McManus, qui a battu le cancer lui-même alors je sais que cette course représente une cause très
importante pour lui.

J’ai presque atteint mon but personnel des dons mais je ne vais pas m’arrêter là et j’espère récolter encore plus ce weekend en Angleterre lors de deux soirées caritatives que j’ai prévu avec des amis.

Je serai sur place à Cheltenham pour mon prochain blog quand je vais vous raconter mes préparations de dernière minute pour le jour j.

Si vous voulez faire un don pour cette ouevre vous pouvez le faire sur mon site www.justgiving.com/SallyAnnGrassick

The past few weeks I have been very busy preparing for Cheltenham, both for work and for the race. I was lucky enough to spend a few days in England visiting some of the top trainers to interview them and see their Cheltenham contenders ahead of the Festival for Equidia. It also gave me an opportunity to talk to the English and Irish press about my participation in the race which all helps to increase publicity for this important cause.

I have recovered from my fall and was given the all clear by the France Galop doctor
this week to ride in the St. Patrick’s Derby. I have been riding out whenever possible for Carlos Laffon Parias in Chantilly and he has been looking after me very well. During the cold months of winter it is hard to get fit as most of the horses are on easy work but Carlos tries when possible to give me horses that are cantering so I can get race fit. I also rode out for my best friend Amy Weaver, who trains in Newmarket, while I was over filming in England. She is very good at making use of free labour whenever possible! I have also been working hard on the mechanical horse every evening as well as using the exercise bike and running with my dog in the forest. The recent milder weather and brighter evening makes it much easier to be motivated. I have a new training companion at the moment as a stray cat has wandered in to where I live and he insists on getting on the mechanical horse whenever possible. He even sits on the back of it while I am pushing and I can tell you that it is not easy to ride a finish with a cat sitting behind you! At this rate I will have
to bring him to Cheltenham with me as I will feel lonely on a horse without him!

I received excellent news last week when top National Hunt owner JP McManus offered to let me ride one of his horses in the race. The horse is called Temple Lord and he used to be trained in France, by Yves de Nicolay on the flat and Guy Cheral over jumps. He is now in training with Jonjo O’Neill, who is a famous trainer and was an excellent jockey in his time. It will be an amazing experience to ride for two such influential men on such a prestigious occasion. I can’t think of many jockeys who have worn the famous wine and white Sheikh Mohammed silks to win for Andre Fabre at Chantilly and then had the chance to put on the equally well-known green and gold hooped colours of JP Mac Manus for Jonjo O’Neill at Cheltenham. I am still pinching myself at the thought and I can’t wait for Thursday March 14th to arrive. I would like to thank everybody for their help in getting me this horse to ride and in particular Mr. McManus, who fought cancer himself so I know this is a very important cause for him.

I have almost reached my personal fundraising target but I am not ready to stop just yet
and hope to raise more over the weekend in England with some events I have planned with my friends including a Wild West Night in Newmarket on March 10th and an auction the following night at a Cheltenham Preview.

My next blog will come to you all from England when I arrive for Cheltenham and I will
update you on my last minute preparations for the big day.

If you would like to make a donation to this important cause, you can do so through my website www.justgiving.com/SallyAnnGrassick

Grand National de Liverpool : stop ou encore ?

Copyright DR

Ce week-end, Synchronised et According to Pete ont inscrit leur nom sur la stèle d’Aintree. Ils sont devenus les 69e et 70e chevaux à succomber sur les obstacles du Grand National de Liverpool (revoir la course). Un triste bilan comptable qui n’a pas manqué de rallumer la mèche de la polémique entre pro et anti-Grand National, déclenchant des tirs de barrage avec les cartouches habituelles : « Cette course est une boucherie » contre « Pas touche à la tradition ». Le sujet est sensible, on le sait, et divise partout où il est abordé. On ne prétendra pas le trancher. Mais rien n’empêche d’y réfléchir.

Les chiffres parlent mais les avis divergent

Revenons d’abord sur les chiffres bruts. Selon plusieurs études officielles (celles de la British Racing Authorities notamment), on compte en moyenne un cheval mort pour 1000 partants dans les courses de plat. Un chiffre qui monte à 6 décès pour 1000 partants dans les steeple-chase. La statistique est élevée, mais il faut encore la multiplier par deux pour le Grand National : entre 2000 et 2010, on a recensé 7 morts pour un total de 439 partants (Hear the Echo, McKelvey, Graphic ApproachTyneandthyneagain, Goguenard, The Last Fling et Manx Magic). En cause : la longueur de la course (plus de 7km), le nombre de partants (40) et les 30 obstacles qui émaillent le circuit. Si l’on entre dans le détail, on constate même que sur les 70 décès comptabilisés depuis la création du Grand National, 14 ont été causés par un seul et même obstacle : le fameux Betcher Brook (voir les statistiques)

Lire aussi : l’analyse complète du Grand National 2011 par la BHA
Lire aussi : l’analyse complète du meeting de Cheltenham par la BHA 

Des chiffres éloquents sur lesquels s’appuient tous les adversaires de la course pour demander son interdiction ou, à tout le moins, des aménagements. « Si le risque de mourir était le même sur la route que dans le Grand National, vous pourriez vous estimer heureux d’être encore en vie au bout de 6 mois, explique le Dr Mark Kennedy de l’Anglia Ruskin University sur le site de l’université. Je doute que quiconque accepterait d’être exposé à ce genre de risques, mais on l’accepte pourtant pour les chevaux… » L’argument est Imparable.

Malcolm Jefferson - Copyright DR

Du côté des professionnels, on répond que tout sport comporte des risques. C’est en ces termes que Paul Nicholls a analysé à chaud les évènements du dernier Grand National : « Quand vous pratiquez un sport de haut niveau, quel qu’il soit, il y a des risques. (…) Nous devons vivre avec ça et faire avec. » Encore sous le choc de la perte d’According to Pete (fracture, euthanasie inévitable), le propriétaire et entraîneur Malcolm Jefferson ne disait pas autre chose après la course au micro de Racing UK  : « C’était un de mes chevaux favoris… C’est donc très dur pour moi. En tant qu’entraîneur, et c’est la même chose pour tous ceux qui travaillent dans la milieu hippique, vous n’alignez pas votre cheval en course pour le voir mourir. » Il ajoute, visiblement sous le coup de l’émotion : « Tout le monde aimait Peter, il avait cette grande tête toute blanche, et il adorait courir… (…) C’est juste un accident abominable. Vous savez, il adorait ça, il adorait sauter juste pour le plaisir… (…) Vous ne pouvez rien y faire, c’est un accident qui aurait pu arriver n’importe où, n’importe quand , mais parce que ça s’est produit dans le Grand National, tout le monde l’a vu. »

Des idées mais aucune solution idéale

Bien sûr organisateurs comme professionnels cherchent des solutions pour perpétuer la tradition du Grand National sans mettre les chevaux en danger. Mais personne n’a la formule magique. Si l’on écoute la British Racing Authorities (BHA), il suffirait de raccourcir la course pour faire baisser le nombre de morts (lire leur analyse ici) : la plupart des steeple-chases mesure entre 2 et 3,25 miles, contre plus de 4 miles pour le Grand National. L’institution pointe également du doigt le nombre trop élevé d’obstacles (seul le terrifiant Velka Pardubicka en compte plus)  et l’état du terrain (si la piste est rapide, le risque se multiplie). Après la mort de deux chevaux en 2011, des mesures ont d’ailleurs été prises pour mieux sécuriser les obstacles. En vain…

Ce qui inquiète les amoureux de la course, c’est évidemment que toutes ces mesures de sécurité en dénature l’esprit. La réputation internationale du Grand National est directement liée à sa difficulté cyclopéenne, l’édulcorer reviendrait donc à la condamner. Pire : si l’on écoute les professionnels, une telle décision serait même contre-productive en matière de sécurité ! « Le pire que vous puissiez faire, ce serait de diminuer la taille des obstacles, avance ainsi Paul Nicholls. Les chevaux iraient encore plus vite et vous auriez encore plus de chutes. » C’est pourquoi Malcolm Jefferson préconise paradoxalement qu’on agrandisse les haies : « A mes yeux, les fences devraient être plus gros pour ralentir les chevaux. Même s’ils faisaient 30 cm de plus, According to Pete aurait pu les sauter quand même ». Un constat que l’entraîneur et quadruple vainqueur du Grand National Ginger McCain résume par cette formule lapidaire : « Vous ne rendrez pas la course moins dangereuse en la  rendant plus facile. »  

Chaque cheval qui meurt est un drame

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Mais tout se passe en fait comme si le Grand National, de par son impact médiatique et sa dimension spectaculaire, cristallisait toutes les colères, toutes les polémiques. Une discipline aussi dangereuse que le Concours Complet ne fait par exemple pas l’objet d’autant d’attentions. L’étude des statistiques officielles fournies par la FEI (à lire ici) est pourtant édifiante ! On découvre ainsi que dans les grands concours 20 chevaux ont chuté tous les 1000 partants entre 2002 et 2007, soit un total de 1345 chutes pour 67250 départs en 5 ans. C’est beaucoup  moins que sur les steeple chase (75 pour mille environ durant le meeting de Cheltenham), mais c’est presque autant que sur les haies (30 pour 1000 environ, toujours à Cheltenham). Pire, d’après ces statistiques, 4 cavaliers décèdent ou se blessent très sérieusement tous les 1000 partants. Le nombre de chevaux tués en concours est en revanche très compliqué à obtenir, faute de suivi sérieux de la part des institutions. Seul l’excellent site néo-zélandais Horsetalk.nz tient une comptabilité précise depuis 2007 et arrive au chiffre de 50 chevaux décédés sur les parcours ces 5 dernières années (la liste complète ici). Même s’il ne s’agit que d’une seule et même course, le Grand National n’aura fait « que » 70 victimes en 150 ans d’existence…

Cette comptabilité macabre ne cherche pas à justifier le steeple d’Aintree en dénonçant le voisin d’à côté (l’auteur de ces lignes ne sait pas lui-même ce qu’il en pense), mais juste à méditer et élargir le champ. Tous ces chiffres, toutes ces comparaisons n’ont en réalité aucun sens : chaque cheval qui meurt est un drame, point. Et des drames, on le voit bien, il en survient dans tous les sports équins, tous les ans, tous les mois, toutes les semaines. Doit-on interdire telle discipline parce qu’elle fait 20% de morts en plus ? Parce qu’elles provoquent 30% de chutes en plus ? Les amateurs de courses de haies vont-ils faire interdire le steeple ? Un collectif de cavaliers de dressage se dressera-t-il contre le concours complet  ? Rien de plus morbide que de quantifier la mort, de mesurer la douleur depuis son pré carré.

Tout ce que l’on peut faire, et toutes les institutions y travaillent d’arrache-pied, c’est donc de renforcer encore et toujours la sécurité sur les terrains et les pistes du monde entier. Le risque zéro n’existe pas, mais rien n’interdit de s’en rapprocher. C’est la seule approche raisonnable, si l’on veut continuer à créer des héros. Vous savez, ces modèles qui forgent l’avenir du sport en général et des nôtres en particulier. A votre avis, combien viennent au cheval parce qu’ils ont acclamé un champion ? Vibré devant ses sauts ? Admiré ses pointes de vitesse ? Attention donc de ne pas affadir nos disciplines, de ne pas troip raboter leurs difficultés à coups de garde-fous, de perdre, au fond, ce qui fait la beauté d’un champion : l’exploit. Ourasi ne serait pas cette légende si son entraîneur l’avait cantonné, imaginons, à faire la monte après son 2e Prix d’Amérique. Goldikova n’aurait pas cette aura si les Frères Wertheimer ne l’avait pas laissée en piste jusqu’à 6 ans. Le nom de Kauto Star ne trônerait pas au sommet de l’obstacle anglais s’il avait arrêté après sa chute dans la Gold Cup 2010. Redrum n’aurait pas sa propre chanson si son entraîneur n’avait pas eu la folie de lui faire gagner trois fois le Grand NationalHickstead aurait peut-être vécu beaucoup plus vieux si Eric Lamaze n’en avait pas fait ce sauteur d’exception (1). Tous ces chevaux sont devenus des héros, des symboles du monde équin, parce qu’ils ont pris des risques ou fait des sacrifices. Depuis qu’on l’a domestiqué, la mythologie de cet animal a toujours été à ce prix.

Julien Abadie

 A LIRE AUSSI : Des obstacles à franchir à Liverpool

1- La rupture d’anévrisme peut survenir à tout moment, mais elle est souvent provoquée par un effort, un énervement ou une poussée de tension.

Glauque Cup…

La mouise, la scoumoune, la guigne… bref, la malchance. 2 jours de suite, je me suis dit que certaines courses sont vraiment comme maudites. D’abord samedi soir au bureau pendant que je traitais les courses de Meydan. Hormis mon fou rire devant les images de vestiaire parfois indécentes et quelques « full frontal », j’ai eu aussi mal pour cette Gold Cup qui se voulait la mise en valeur des stayers, ces chevaux qui aiment les épreuves au long cours. Mais Fox Hunt n’en a vu que 200m cette fois. Le Godolphin se brise un antérieur et chute. La course est neutralisée. Après le vote des entraîneurs et un examen vétérinaire de tous les concurrents, la Gold Cup est recourue en fin de réunion… et là, Grand Vent et Bronze Canon se fracturent tous deux. Malédiction. Les trois chevaux seront euthanasiés. Je sais que pour les néophytes, il semble toujours horrible de mettre fin aux jours des chevaux blessés mais qui a vu une fois dans sa vie un cheval « sauvé » bloqué dans son box pendant des mois et souffrir de problèmes de digestion, de fourbure et autres horribles conséquences peuvent affirmer que l’euthanasie est parfois une meilleure issue.

Ce dimanche, à Lyon, un jockey a chuté à Lyon Parilly. Direction l’hôpital pour Michel Ange Mermel touché au dos. La course a également été neutralisée et recourue, les chevaux n’ayant sauté que 3 obstacles. Quand l’épreuve a été relancée plus tard… trois jockeys sont tombés, heureusement avec de moins graves conséquences.

Dans la loi des séries, il y a hélas la série noire. Alors en attendant que la roue tourne, bon courage aux jockeys blessés et aux entourages des chevaux qui ont laissé leur vie sur le champ de course.

Cravache or not cravache ?

Le débat sur la cravache qui agite la presse cette semaine a été lancée par un homme respectable, Alain de Royer Dupré, au sein des colonnes du quotidien sur le web Jour de Galop… Et puis les réactions ont fusé de partout SAUF… Oui, sauf des premiers concernés. Je ne parle pas des chevaux mais des jockeys.

Pas un qui n’ait relevé le gant dans un débat qui reste assez vain car aucun de ceux qui ont donné leur avis, éminent ou non, n’a connu ou n’est actuellement dans la peau et sous la soie des jockeys.

Facile de règlementer sur papier l’attitude d’un sportif de haut niveau qui doit, lui, réagir dans l’immédiateté, dans l’adrénaline… Pour se l’imaginer deux secondes, France Galop a créé lors des DIMANCHES AU GALOP, le « simulateur de course ». Et bien dans le peloton, au milieu des bruits des sabots,des cris des jockeys qui s’avertissent des lignes à conserver, dans la lutte, dans l’excitation pour la gagne… on les compte où les coups de bâton ??? L’usage de la cravache n’est pas un vice: un jockey ne tape pas pour le plaisir. Il sollicite son cheval et l’on ne cravache lorsqu’on avance.

La lecture attentive des procès verbaux de France Galop le montrent, les « abus » sont peu nombreux. Et si abus il y a, c’est le plus souvent pour un ou deux coups par rapport au maximum (comme rouler à 55km/h au lieu de 50…). C’est bien loin de la barbarie qui avait marqué la victoire de Confidential Lady dans un Prix de Diane avec plus de 30 coups à la clef…

Il ne faut pas reprocher aux jockeys d’avoir envie de gagner… Ils sont faits pour ça et il ne faut pas chercher loin pour qu’un jockey vous raconte comment il a perdu un cheval parce qu’il n’avait pas été assez « dur » et avait trop respecté son cheval en ne l’assassinant pas, quitte à se contenter d’une place… très chèrement payée. Ils pratiquent leur art dans le respect. S’ils se taisent, c’est que déjà aujourd’hui, ils sont les seuls à prendre: des jours de mise à pied quand ils tapent trop, des jours de mise à pied lorsqu’ils ne tapent pas assez (soutenir l’effort de son partenaire pour qu’il obtienne le meilleur résultat possible est aussi une règle, et certainement la plus importante pour les turfistes), prendre des jours pour leur poids, prendre des jours pour une erreur de parcours… bref, le jockey est la cible favorite.

Taper sur les coups de cravache, n’est-ce pas taper sur les jockeys ?

En Angleterre, les jockeys se sont mis en grève après un durcissement sans précédent des règles concernant la cravache. Le BHA, France Galop britannique,a finalement reculé, comprenant qu’il y avait une absurdité entre logique comptable et réalité du sport hippique.

Winter-meeting report

After four months of high quality racing at Vincennes, the meeting has come to an end and we can look back at the different rankings. Here is a summary of the professionals who marked this winter-meeting :

Trainers : Franck Leblanc, unstoppable !

Franck Leblanc drove Unique Quick himself in the Prix de Séléction

Franck Leblanc already had an extraordinary winter meeting in 2010-2011 winning 49 races, but this year he did even better, beating his previous record with 53 victories. He won 5 of the 11 group one races this winter, the Critérium Des 3 Ans and the Prix De Sélection with Unique Quick, the Prix De Vincennes with Utoky, the Prix De L’Ile De France with Tango Quick and the Prix De Cornulier with Quif De Villeneuve. His horses also earned 3 455 070€, another record ! Franck Leblanc outclassed his collegues this winter ; in number of wins Jean-Michel Bazire and Christian Bigeon are his nearest followers with respectively 36 and 27 successes. In winnings, Sebastien Guarato comes second with 1 934 550€ and Thierry Duvaldestin third with 1 582 720€.

Drivers : Jean-Michel Bazire still the best !

Jean-Michel Bazire received his 13th "Etrier D'Or" at the Gala Du Trot

Anchored to the first place as a driver, Jean-Michel Bazire collected his 13th « Sulky D’Or » this winter. He won 72 of his 344 outings, that’s 20% wins and 2 537 900€ earned. He has 33 wins more than his nearest follower, Matthieu Abrivard (39), Frank Nivard and Eric Raffin come after that with 37 and 34 victories.

 

 

 

Jockeys : Franck Nivard, top of his class !

Franck Nivard won the Prix D’Amérique with Ready Cash

Ranked second as a driver and first as a jockey, Franck Nivard won 25 monté races during the winter-meeting. The second place goes to Matthieu Abrivard who won 23 races. The winning jockey of the Prix De Cornulier, Yoann Le bourgeois comes in third place with 17 victories, Eric Raffin has 16 wins but is first in earned money. These 4 jockeys were very closely-matched all last year and Eric Raffin and Franck Nivard shared the « Etrier D’Or » while Matthieu Abrivard and Yoann Lebourgeois shared the « Etrier de Bronze ». Franck Nivard is once again the best when it comes to « combined » class, counting his victories in the sulky and in the saddle.

Owners and breeders : Ecurie Quick Star stands out !

Philippe Delon

In both categories, the hero is called Philippe Delon, owner of Ecurie Quick Star. His horses enjoyed an exceptional meeting with 19 victories of which 3 group ones. Unique Quick‘s victory in the Prix De Séléction on the last day of the winter-meeting put Philippe Delon‘s stable (1 302 050 €) in front of Philippe Allaire (1 291 380 €) ranked in term of earnings in the owner category. In the breeder category, the immediate followers are Ecurie Griff (Roxane Griff) and Ecurie Victoria Dreams (Royal Dream).