Basile travaille depuis deux mois aux Sports Equestres d’Equidia. Il livre ici ses premières impressions de « stagiaire ».
Mardi 14 juin 2011…mains moites…un peu tremblotant…assis sur un banc comme pour un premier jour d’école, je fais mes premiers pas chez Equidia…
Quand on monte à cheval depuis une douzaine d’années, Equidia c’est la chaîne du câble que les parents vous refusent parce qu’ils savent que vous y passerez vos journées, parce qu’ils savent qu’elle sera un motif de tensions au sein d’une fratrie un peu compliquée et que par conséquent lorsqu’on est jeune rien est meilleur que le bon air frais de la campagne. Pourtant, cet air frais vous le respirez déjà au travers des crins d’un cheval. Equidia est donc tout d’abord l’histoire d’une frustration, d’une contemplation d’un programme de télévision et de ces multiples grilles qui louent votre Equus, ce Dieu Cheval mis en scène au théâtre par Peter Schaffer en 1973. Bien sûr vous n’irez jamais comme le jeune Alan Strang jusqu’à crever les yeux de vos chevaux, chose inimaginable pour un cavalier… Mais il existe toujours des solutions. Equidia comme développeur de la ruse enfantine, qui y croirait ? Et pourtant…
Alors, lorsqu’un jour de janvier 2011, un message sur votre répondeur vous propose une entrevue avec le Directeur de la chaîne, M. Brion, pour une mission professionnelle de six mois, votre mémoire interne vous ramène à ces instants passés qui vous font sourire. La frustration laisse donc place à l’excitation, un doux mélange d’étonnement et une légère fierté d’avoir accès à cette référence dans le paysage audiovisuel français pour les initiés et d’en devenir membre à sa manière.
L’excitation est d’autant plus forte qu’Equidia marque pour moi la fin d’un long moment passé sur les bancs à user des pantalons, tuer des milliers d’arbres et boire parfois jusqu’à l’indigestion des paroles à l’intérêt pouvant être relatif. Attention…comme il en est des cavaliers, j’ai aussi eu mes Grands Maîtres, ces personnalités que vous pourriez écouter des heures durant et qui vous construisent au quotidien. Mais vient le jour où l’envie d’indépendance et de « responsabilités » se fait plus plus forte et juin 2011 était donc parfait pour enclencher le processus.
J’arrive donc ce mardi matin, jour férié oblige, dans des locaux que j’avais pu visiter quelques mois auparavant avec la promotion du mastère MESB (Mastère Sciences et management de la Filière Equine) dont je fais partie. Une vision étrange tout d’abord. En effet, de prime abord un grand bâtiment au centre d’une zone d’affaire, aspect béton, dominance de gris et puis vous franchissez le sas de sécurité : un paradoxe. Un accueil à la Ugly Betty avec sa paroi de plexi à leds contemporain, de la vie, des salles qui se font suite où se composent les notes de cette symphonie quotidienne au service du cheval et de ses passionnés. Je rejoins mon bureau au sein des sports équestres et j’y rencontre la personne qui sera mon guide durant ces six mois, le « très difficile à vivre » Pascal Boutreau. Ceux qui le connaissent comprendront…
J’avais pu faire la rencontre de cet homme sur son blog à l’époque où il travaillait encore à l’Equipe et où j’avais déjà pu sentir cette passion pour le Sport, avec la grande majuscule qu’il mérite, et cette volonté de défense des disciplines un peu plus anonymes. Pascal et moi avons ce point commun qui est que nous sommes la chair fraîche d’Equidia, lui en tant que nouveau responsable des sports équestres ayant posé les amarres en avril et moi-même en tant que stagiaire. Deux points remarquables s’imposent chez Pascal après un court mois de cohabitation : tout d’abord la joie de vivre et une mémoire des palmarès impressionnante qui vous donne l’impression que le poisson rouge n’est pas un cousin si éloigné dans votre schéma d’évolution.
Si l’on me demandait au bout de deux mois ce qui me paraît le plus étrange, ma réponse serait peut-être quelque peu enfantine dans le sens où l’accès à ces coulisses du sport vous présente ce(ux) qui jusqu’à présent, vous ne voyiez que derrière un écran, grands cavaliers ou présentateurs. En effet, que penser d’un sourire échangé avec Alexia Laroche-Joubert lors d’une conférence de presse, un verre bu à proximité de Kevin Staut et surtout, une barquette dégustée durant le lunch face au légendaire Michel Robert…
L’expérience se veut donc enrichissante avec en plus de petits projets, deux premières étapes qui ont été franchies : une pose de voix où l’instant d’une minute je suis devenu Andreas Dibowski interrogé à sa sortie de piste après sa victoire au CCI 4 * de Luhmühlen dans le cadre des HSBC Classics, et oui… ainsi qu’un premier reportage sur les JEM de 2014 et une rencontre avec le GIP se chargeant de leur organisation. Avoir Dr Pearce Lyons (fondateur et Président de Alltech) comme première interview, c’est pas beau ça ?
Les jours se succèdent à une vitesse folle. Les tâches sont variées. Des simples fiches cavaliers et chevaux à la rédaction de communiqués de presse ainsi que d’autres travaux de communication d’un intérêt certain mais aussi du relationnel sur des évènements fameux (concours et conférences de presse)… je distingue les différentes facettes qui constituent cette chaîne qui bouillonne de l’intérieur aujourd’hui avec une étape majeure qui sera le dédoublement de Septembre. Equidia Live et Equidia Life vont bientôt voir le jour et on sent, à un peu plus d’un mois de la mise à l’antenne (le 20 septembre), venir un air nouveau…Alors, pour le moment, on respire et on repart pour un tour !
Par Basile Tardivel

longue vie à ces deux chaines!!!!! et merci pour tous les merveilleux moments de sports equestres sur equidiawatch !!!
bienvenue Basile, je vous souhaite beaucoup de bonheur au sein d’equidia, et merci Kamel, Pascal et tous ceux que je ne connais pas qui font un travail formidable pour tous les passionnés!!!!