A Equidia, je m’éclate grave

Eh oui, chers « equidéens », j’ai la chance de m’éclater « gravos » sur votre chaîne préférée et je vais vous expliquer pourquoi …

Tout d’abord toutes mes excuses, cela fait deux numéros d’Equidia Turf Club que  je ne dis mot. Je dois vous avouer que j’étais un peu occupé, je viens de terminer le montage d’un film de 26 minutes sur Cirrus des aigles. Le titre : Cirrus des Aigles, un roturier à la table des princes. Où l’on apprend qu’un poulain issu de « fagot et bout de bois » vient jouer dans la cour des grands élevages. De l’émotion pure tout ça. Au passage, un grand merci à tout l’entourage du cheval qui nous a ouvert les portes. La première diffusion aura lieu dimanche 16 octobre en deuxième partie de soirée, comme on dit habituellement à la téloche !

Pour revenir à ETC , le lendemain de l’Arc nous avons reçu Thierry Jarnet. Le jockey a terminé deuxième de la grande course à une cote énorme. Je me suis régalé en coulisses en écoutant ses analyses pertinentes, notamment quand il a expliqué que certains chevaux étaient un peu abattus par la forte chaleur, ce qui peut expliquer certaines contre performances.

Lundi dernier, nous avions Hervé Barjot, le manager (manageur en françois!?) de Pégasus Farm, qui compte dans ses rangs le champion MidDancer, actuellement au repos forcé. J’ai bien aimé son opinion, générale à toutes les disciplines, concernant les chevaux qui courent en tête. Avec le temps, le moral s’effrite (à la mayonnaise…) et les adversaires jouent sur cette tactique préétablie. Si bien que l’on finit forcément par se faire … un jour ou l’autre .

Lundi prochain nous reviendrons sur les grandes courses du week end, et notamment celles d’Ascot que les roastbeef ont appellées très simplement le Champions Day. ça va être du sport et on va encourager nos frenchies , pour ma part j’ai évidemment un petit faible pour Cirrus (du foie).

A part ça, j’ai le plaisir de vous annoncer que je pars pour l’Italie la semaine prochaine, non pas pour déguster cette merveilleuse bouffe transalpine (enfin si un peu quand même), mais pour réaliser un film sur l’élevage des trotteurs, un élevage de plus en plus performant semble t-il. Entre deux plats de pâtes, on trouvera le temps de filmer l’élevage des Griff, des »Bi », des « Bar » et des »Jet ». Tout ça du côté de Venise puis de Vigone.

Et la semaine d’après (la dernière d’octobre) où c’est y que j’y vais ? Si je vous dis Caribou vous me répondez? Poil au genou : perdu; le Canada : gagné ! Je vous le disais, je vais m’éclater à suivre l’aventure de Rapide Lebel et Commander Crowe face à l’ogre canadien San Pail. C’est une chance unique de pouvoir assister à ce match du siècle. Et bien sûr je vais en tirer un montage de 26 minutes qui sera diffusé dans la foulée : soit mi-novembre. y a pas à dire, travailler à Equidia, c’est vraiment le pied !

Dabirsim, la déferlante Ferland

L’Equidia Turf Club recevait ce lundi 26 septembre l’entraîneur du champion Dabirsim, Christophe Ferland. Installé à La Teste depuis 2008, Christophe nous a fait l’amabilité de sacrifier un peu de son temps pour commenter l’actualité.

Evidemment, nous avons consacré un sujet au meilleur 2 ans du moment. Il est engagé dimanche dans le Prix Jean-Luc Lagardère et son entraîneur nous a rassuré sur son état de forme à quelques jours de la course qui se disputera sur le « toboggan » de Longchamp. Christophe paraît serein, ce jeune homme a selon moi un avenir assuré dans la profession. Et pourtant il reste modeste, conscient que tout peut basculer du jour au lendemain. Il avoue avoir de la chance d’avoir des propriétaires qui croient en lui et qui investissent, notamment au cours des ventes de yearlings. Son petit crack visera l’année prochaine si tout va bien la poule d’essai.

Au sommaire également de cet Equidia Turf Club, le Prix des Elites remporté haut la main par Uppercut du Rib. Chaque intervenant sur le plateau y est allé de sa petite solution pour réduire le handicap des vieux chevaux face aux jeunes. Impossible de rendre 50 mètres? Oui, assurément les temps changent et ce rendement de distance anachronique mérite d’être revu pour laisser leurs chances aux 4 et 5 ans. Le Cheval Français va t-il révoir les conditions de course de ce groupe 1 ? Affaire à suivre.

Nous avons également évoqué le cas de Kap Dream , qui s’est baladé samedi à Auteuil dans le Prix Hunorisk. Le protégé de Joël Boisnard avait défrayé la chronique il y a 15 jours. Il s’était retourné dans le rond de présentation ce jour là de façon très spectaculaire et inquiétante. Ausculté par le vétérinaire, il avait été autorisé à courir mais son jockey a dû l’arrêter durant le parcours, constatant des saignements importants de son partenaire. Grand favori de la course, les parieurs en ont été pour leur frais. Fallait-il vraiment courir ? Je me garderai de donner mon avis sur la question, faisant confiance aux hommes de chevaux présents aux côtés de Kap Dream et responsables de leurs actes. Mais, si l’on se met à la place des « matelassiers », il y a de quoi être mécontent. Cela dit, ces mêmes matelassiers se sont « refaits » samedi puisque le cheval s’est baladé, comme quoi sa blessure n’était que superficielle, et personne n’avait voulu mettre en danger ce futur grand d’Auteuil… Au passage, Christophe Ferland a souligné que le revêtement du rond d’Auteuil mériterait d’être changé avec une matière moins dangereuse en cas de chute.

Et puis, chacun y est allé de son petit pronostic sur l’Arc. Cette année il y a concentration de champions et ce sera certainement un très grand cru. Peut-être même le vainqueur fera-t-il tomber le record de la course, tous les éléments seront réunis : terrain et talents.

Un petit mot avant de conclure sur l’annonce de Dominique Boeuf lundi à Craon : il raccroche la cravache. Des souvenirs de « Domino » , l’un des 4 Dalton, on en a tous un paquet en mémoire. Moi, ce que je retiendrai c’est que ce gars a connu des périodes noires mais qu’il a su se reprendre et rebondir. C’est  un exemple pour tous les gamins qui débarquent sur les programmes et on souhaite une belle deuxième vie à celui qui était un peu le porte parole du vestiaire ces dernières années.

 

Horaires Equidia Turf Club

Pour répondre à Laurence (voir les commentaires ci-dessous), voici les nouveaux horaires de diffusion de l’Equidia Turf Club : le lundi à 22h15, le mardi à 11h00, et le mercredi à 22h45. Quelques précisions s’imposent…

En fait, ces changements n’ont pas grand chose à voir avec le lancement d’Equidia Life . Nous avons simplement constaté que la « consommation » des télévisions hors TNT était plutôt tardive. Nous souhaitions donc réajuster les horaires de diffusion en fonction de la disponibilité des téléspectateurs. Et comme le dit Ludivine, n’oubliez pas que ce programme est également disponible gratuitement sur equidiawatch.fr ; cela vous permet de le regarder tranquillement et quand vous le voulez.

J’aimerais ajouter quelque chose au sujet de Jean-Pierre Barjon, notre dernier invité. C’est quelqu’un que je connais bien puisque j’ai eu la chance de le côtoyer, ayant réalisé un film de 52 minutes : « American Dream », l’année où Meaulnes du Corta a été disqualifié (aurait été troisième…). Je l’avais même suivi cette année là à Miami où son entreprise de limonade est présente. (Je sais, je suis veinard… mais Miami c’est un peu surfait). Jean-Pierre Barjon a un peu agacé le monde du trot avec sa réussite insolente, mais je tiens à dire que sa réussite ne doit rien au hasard. Il sait s’entourer de gens compétents et, surtout, il fait preuve d’un optimisme à toute épreuve et il a une capacité à s’adapter au marché. A titre d’exemple, quand il a repris l’ entreprise de limonade L…. dans l’est de la France, celle-ci était en grande difficulté économique. Et bien, quelques années plus tard, il exportait cette limonade aux Etats-Unis, au Japon, etc… Il a fait de cette marque un produit tendance et très… français. Il faut le voir animer les réunions avec ses commerciaux pour comprendre son sens du business, cet homme là est fait pour gagner ! Alors, évidemment, il a eu un petit coup de pouce du destin en choisissant Meaulnes du Corta dans un pré plutôt qu’un autre (il avoue qu’il s’est fié uniquement aux oreilles du poulain !), mais il a vite su éviter les pièges tendus aux « pigeons » qui débarquent dans le milieu avec un petit paquet d’euros. Et maintenant, il va démontrer qu’il est aussi habile en matière d’élevage. Jean-Pierre Barjon c’est vraiment la chance qui sourit à l’audacieux…

Equidia Turf Club 19/09

Salut à tous, Je suis Gilles Chopard le rédac chef d’Equidia Turf Club, l’émission de débat sur Equidia. Heureux de vous retrouver chaque semaine, si mon emploi du temps le permet, sur ce blog. Jean-Pierre Barjon, propriétaire entre autres d’Une Lady en Or , était l’invité de notre émission enregistrée dans les conditions du direct le 19 septembre.

Nous avons parlé bien sûr du Prix de l’Etoile dans lequel Une Lady en Or s’est classée deuxième. Outre la belle victoire d’Union d’Urzy, et la réussite de Thierry Duvaldestin, nous avons aussi évoqué le rendement de distance de 50 mètres des chevaux âgés de 4 et 5 ans. Est-ce désormais obsolète, compte tenu des nouvelles méthodes d’entraînement ? Il paraît  impossible de nos jours de rendre autant de distance, à moins de trotter 1’10″ et fractions… Qui en est capable ? Personne ! Le Prix de l’Etoile est donc depuis une, voire deux décennies la chasse gardée des jeunes, et n’offre aucun suspense. Pour donner un peu de relief à cette course, Michel Roussel, sur le plateau, préconise un rendement de distance de seulement 25 mètres. D’après lui, rallonger la distance tout en gardant les 50 mètres de recul pour les 4 et 5 ans ne serait pas une bonne solution. Il convient en effet, de diversifier les parcours à Vincennes.

Autre sujet de débat très animé : la suspension de Gaëtan Marcque, suite au contrôle positif de Zorro Photo à l’entraînement. Jean-Pierre Barjon, qui a de nombreux chevaux à l’entraînement chez Pierre Levesque, a défenduce dernier avec ardeur, regrettant la double peine qui lui a été infligée puisqu’il est aussi interdit de driver. Pour un propiétaire, la sanction est lourde car préparer un champion est un travail de longue haleine, un investissement humain et financier. Certes, il faut se réjouir des contrôles, longitudinaux et en course mais, d’après nos intervenants, les vétérinaires devraient eux aussi être sanctionnés. Doivent-ils signer une charte avec les sociétés de courses ? En tout cas, faire confiance au premier venu est une négligence que les professionnels doivent éviter s’ils ne veulent pas se retrouver dans une situation pénible. En même temps, comme le disait Guillaume Macaire dans Paris-Turf, les entraîneurs ne peuvent pas coucher dans les boxes de leurs pensionnaires pour éviter une malversation !

A mon sens, il conviendrait de faire une distinction claire et nette entre médication et dopage, sans laisser entrouvertes les portes aux docteurs Mabuse… Vaste sujet de débat…. Faut-il rappeler que le sport hippique est l’un des plus contrôlés et que les turfistes peuvent jouer en toute confiance. Certes, les tricheurs seront toujours tentés mais il est difficile de passer entre les mailles du filet, la preuve en est.

Nous avons aussi parlé de Rapide Lebel. Le pensionnaire de Sébastien Guarato s’est baladé samedi dernier en Suède. Il a remporté les deux manches du Grand Prix d’Aby. Direction à présent le Canada, fin octobre, et j’ai le plaisir de vous annoncer que je serai pour vous au coeur de l’événement. Un magazine de 26 minutes sera diffusé dans la foulée de ce match très attendu avec le champion nord-américain San Pail sur Equidia Live mi-novembre. Je sais, j’ai de la chance et je fais un beau métier…

Je vous raconterai tout ça dans une prochaine rubrique. En attendant, merci de votre fidélité à Equidia Turf Club.