Ils l’ont fait. Les Français sont vice-champions d’Europe de concours complet et qualifiés pour les Jeux olympiques de Londres. Bingo ! Voilà qui valait une grosse cote en début de semaine. Et petits veinards, vous avez pu suivre tout ça sur les antennes d’Equidia.

Laurent Bousquet, Nicolas Touzaint, Stanilas de Zuchowicz, Donatien Schauly et Pascal Leroy
Ah qu’on les a aimés ces Championnats d’Europe de concours complet à Luhmühlen. Quelle apothéose ! Nicolas Touzaint, de retour au plus haut niveau avec Neptune de Sartène, Donatien Schauly, impérial malgré sa jeunesse en selle sur Ocarina du Chanois, Stanislas de Zuchowicz, parfait avec Quirinal de la Bastide et enfin Pascal Leroy, malheureux sur le cross avec Minos de Petra, ont retrouvé les sommets de leur discipline, abandonnés depuis deux ou trois ans. Après les échecs des derniers grands rendez-vous, autant être honnête, on ne faisait pas les malins en débarquant en Allemagne. Et puis tout s’est parfaitement enchaîné, un dressage moins « mauvais » que d’ordinaire, un cross très bien géré qui replaçait les Bleus à la troisième place et enfin un triple sans faute sur le saut (seule nation à réaliser une telle performance) qui offrait l’argent à nos couleurs.

Nicolas Touzaint et Neptune de Sartène
Avec Donatien, 6e, Nicolas, 8e, et Stanislas 17e d’une compétition largement dominée par les Allemands (quelle classe !) squatteurs des quatre premières places et avec un Michael Jung qui ajoute le titre européen à sa couronne mondiale, la France prend date. Oui, elle sera bien présente à Londres dans moins d’un an au côté de l’équipe de saut d’obstacles. D’ici là, les jeunes chevaux de la cavalerie française auront encore pris un peu d’expérience. Alors même si on va bien se garder de s’enflammer d’autant plus qu’il faudra faire également avec les Néo-zélandais, Australiens ou Américains, on en salive déjà.
Allez suivez-moi, je vous emmène maintenant dans les coulisses. Je tiens en effet à revenir sur l’organisation qu’une retransmission d’un tel événement implique. Bien sûr à l’image et au son, la partie visible, c’est Kamel (qui a lutté pour ne pas (trop) s’énerver face au comportement psychorigide et souvent irrationnel du service de presse local), et moi. Mais derrière, dans l’ombre, il y a des gens qui bossent dur. Vraiment très dur. A Luhmühlen par exemple, Claire, Romain, Mathieu et Pierre de la société Via Storia étaient arrivés dès mardi. Leur taf : préparer le terrain pour que nous puissions être tout de suite opérationnels à notre arrivée mercredi et ensuite assurer la transmission des images propres à Equidia. Et dans le cas de ce championnat d’Europe, l’affaire plus particulièrement corsée.

Claire, Romain, Mathieu et Pierre, la Dream Team de Via Storia !
Par manque d’anticipation (de préparation ?) des organisateurs (l’Allemagne n’est plus ce qu’elle était…), notre quatuor a dû improviser son installation à la dernière minute. Constater aussi que les distances étaient importantes entre les différents sites et l’endroit de stationnement de leur camion émetteur. Résultat : sous une éprouvante chaleur en début de semaine puis sous le déluge un peu plus tard, Claire (qui œuvre également derrière la caméra qui filme Kamel en sortie de piste), Mathieu, Pierre et Romain ont sorti les pioches, les pelles pour creuser des tranchées et enterrer les centaines de mètres de câble nécessaire.

Kamel au commentaire en version "nature"
Et comme si cela ne suffisait pas, il a fallu tout démonter vendredi soir à l’issue du dressage, remonter à l’endroit du cross du samedi à 300m de là (avec la mise en place d’un poste de commentateur en pleine nature), re-démonter samedi soir et remonter pour dimanche et le saut. Un immense merci à cette Dream Team donc pour leur efficacité et le tout toujours dans la bonne humeur et avec le sourire. Non spécialistes des sports équestres il y a encore quelques semaines, nos Alsaciens préférés sont désormais les rois de l’épaule en dedans et du trop allongé (deux jours de dressage non stop… ça forme…) !

A l'intérieur du camion Via Storia
Dans ce car de transmission, on trouve aussi Claude et Flora, de la production d’Equidia. Claude, c’est le grand chef chargé avec Flora de tout coordonner entre le site de la compétition et le siège d’Equidia, à Colombes. C’est aussi lui qui a réalisé les deux jours de dressage au soulagement de la FEI bien heureuse de récupérer des images qu’aucune chaine allemande n’avait daigné produire. Claude et Flora, ce sont aussi eux qui avaient tout blindé auparavant avec les prestataires de service pour s’assurer que tout était calé. Claude, c’est aussi le Monsieur logistique d’une telle expédition.
Enfin, à Colombes, il y a toute une équipe à l’antenne pour s’assurer de la bonne réception des images (notamment sur Equidiawatch), pour remonter les images (merci Yann Fournis de s’y être collé ce week-end après avoir commenté la Coupe des Nations de Rotterdam et à Julie, la monteuse), et pour assurer le suivi de la compète sur tous les médias comme Facebook et Twitter (merci à Julien Abadie).
Voilà en gros l’organisation qui nous permet de vous offrir non seulement les images classiques de la compétition, ce que l’on appelle le « signal international » reçu par toutes les télés détentrices des droits, mais aussi, et surtout, les images propres à la production Equidia avec les interviews et des images spéciales Equidia que vous êtes les seuls à pouvoir apprécier. Comme vous pouvez le constater, tout ça est une grosse machine. Pour vous, pour nous, pour notre passion.