Aymeric Azzolino, jeune talent dans la Cour des grands

Le CSI 5* du Grand Palais n’était pas seulement le rendez-vous des meilleurs cavaliers mondiaux. Le rendez-vous était aussi ouvert aux jeunes talents. Equidia a suivi Aymeric Azzolino, prometteur cavalier tricolore, pour ses premiers pas sous la nef du Grand Palais !

Au pied de la Tribune nord du CSI 5* du Grand Palais, Aymeric Azzolino détend Looping d’Elle, « un grand et bon cheval » selon Roger-Yves Bost. Sur le petit paddock de ce terrain aussi improbable que magnifique, il est là, discret, prêt à entrer au cœur de l’arène dans un lieu chargé d’histoire, bâti pour l’Exposition universelle de 1900, cadre de concours de saut d’obstacles de 1901 à 1957. A 22 ans, Aymeric affiche déjà un beau palmarès. Plus jeune, il a commencé par les Grands Prix élite avec les poneys qu’on lui confiait. Entraîné chez Bruno Broucqsault et Nicolas Delmotte, sa passion a vite contaminé le reste de la famille. Des parents pas cavaliers, mais qui se sont pourtant lancés dans l’aventure pour suivre leur fils sur tous les concours, quittant même le Pas de Calais pour rejoindre la Normandie, à Fresles France, près de Rouen. Le Haras de Jusclay y a vu le jour, une affaire de famille. Pour preuve, le nom du haras qui regroupe les prénoms des trois enfants, Justine, Clémence et Aymeric. Aymeric y travaille les jeunes chevaux issus de l’élevage et enseigne (il a obtenu le BPJEPS en 2010).

Quand Thierry Pomel lui a proposé de participer aux épreuves réservées aux jeunes de moins de 25 ans, le champion de France jeunes cavaliers 2009 et 4e des Championnats d’Europe 2010 jeunes cavaliers  (avec Moustic des Flayelles) n’a évidemment pas hésité. Même si le cheval n’avait fait qu’un seul concours depuis la reprise de la saison, c’était l’occasion de gagner de l’expérience et un « privilège » d’être ici parmi les plus grands cavaliers mondiaux.
Une sorte de rêve rattrapé dès le premier jour par la réalité. Sorti du premier parcours avec 12 points, Aymeric est partagé. Même s’il fait régulièrement des épreuves de cette hauteur et a terminé 6e du Championnat de France Pro Elite 2011 ou encore 8e du Grand Prix du CSI 2* au Gucci Masters, le cheval de 13 ans, fils de Carthago, a besoin de reprendre ses marques après une longue pause hivernale et une prise de poids. C’est la troisième saison pour ce couple et comme le rappelle Alain Azzolino, le père d’Aymeric, « le cheval a eu plus de gains l’an dernier que dans toute sa carrière ». Après un moment de récupération pour Looping, la mère d’Aymeric le récupère, c’est elle qui le « groome » pendant les concours. La famille est là. Comme toujours.

La deuxième journée se déroule à peine mieux. La fin du parcours est bonne mais les huit points concédés sur les premiers obstacles pèsent lourd. Nouvelle déception à digérer avant de filer regarder le Prix GL Events couru par ses aînés. L’occasion d’apprendre en regardant les meilleurs s’exprimer.

Dimanche, les nuages se sont accumulés au-dessus de la verrière. Sur la piste, l’équipe française formée par Aymeric et Syndie Rigaut est coachée par Simon Delestre. Ses conseils sont précieux mais Aymeric et Looping terminent à nouveau avec 8 points. Décevant une fois encore. « Le cheval n’a pas sauté », regrette-t-il. Une barre supplémentaire en seconde manche renforce la déception du cavalier. Elle se dissipera et restera le souvenir d’un week-end pas tout à fait comme les autres. « C’était une chance de cohabiter avec tous ces cavaliers du 5 étoiles. D’habitude, dans les 2 ou 3*, je croise quelques grands noms, mais aujourd’hui, plus d’une trentaine de cavaliers au top de la discipline sont présents. C’est une rencontre vraiment internationale et l’occasion de partager ses impressions et expériences avec la crème du concours hippique dans les écuries et au bord de la piste. »  Nul doute que le jeune talent saura en tirer de précieux enseignements.

Elise Blaise

Crédits photos : Frédéric Chéhu

Merci à tous pour ce grand cru

Victoire de Kevin Staut sur la Coupe du monde Rolex FEI du Jumping de Bordeaux, succès de Patric Looser, Joanne Eccles et Boyd Exell dans les finales Coupe du monde FEI de voltige et d’attelage, ambiance de feu durant trois jours, le cru 2012 du rendez-vous bordelais fut un millésime.

Voilà le marathon bordelais proposé lors du Jumping International est terminé… et digéré. Direct de 18h45 à 23h45 vendredi, direct de 17h15 à plus de minuit le samedi et direct de 14 heures à 18h30 le dimanche ! Au total, près de 17 heures de direct. La création d’Equidia Life en septembre dernier, nous permet désormais de vous faire vivre les plus beaux événements de sports équestres de la meilleure des façons.

Avec « dans la télé », Kamel Boudra, Amandine Gardes, Yann Fournis et moi même, mais aussi derrière, toute l’équipe technique (près de 15 personnes), toute l’équipe d’equidia.fr, notre lien direct avec vous pendant les concours via Facebook, Twitter et equidia.fr, toute l’équipe d’Equestrian qui se démène chaque week-end pour vous offrir de beaux sujets le lundi soir, nous espérons vous avoir permis de partager avec nous toutes nos émotions et toute notre passion.

Merci pour vos commentaires laissés sur notre page Facebook, pour vos petits mots glissés au détour d’une allée pour nous féliciter et nous remercier. Ça fait toujours du bien et nous encourage à poursuivre dans cette voie. La seule ambition de l’équipe des Sports Equestres d’Equidia Life est de partager avec vous ces temps forts. Les occasions ont été multiples sur ce Jumping International de Bordeaux.

Avant l’épreuve de « saut en hauteur » du vendredi soir, je me demandais un peu ce qui m’attendait. Treize couples au départ, un seul obstacle à franchir, cette épreuve, certes originale, n’allait-elle pas être ennuyeuse ? Deux heures plus tard, j’avais ma réponse ! Quel plaisir de commenter la perf de Marc Dilasser et Non Coupable, impériaux sur une barre à… 2,10m ! Et quelle ambiance dans ce Parc des Expositions debout et acclamant le vainqueur ! Nul doute que cette épreuve dispose d’un bel avenir.

Et que dire de la Coupe du monde de jumping. Au micro, Kamel Boudra et Pénélope Leprévost ont eu le privilège de commenter la magnifique victoire de Kevin Staut et de Silvana HDC, la seconde de Kevin en Coupe du monde après Genève en 2010. Là encore une belle histoire, un gros mois seulement après l’achat de la jument grise par le Haras des Coudrettes d’Armand et Emanuèle Perron-Pette. Comme la veille, une salle debout, heureuse du triomphe du leader tricolore. Et plein d’émotions et de frissons à vous transmettre.

Comme toujours, l’attelage a ensuite fait vibrer le public avec un Boyd Exell toujours aussi impérial. Puisque je parle du public, obligé de souligner sa ferveur. Dès vendredi, les tribunes étaient combles. Comme nous l’avons répété à plusieurs reprises au cours de nos trois jours, le concours bordelais possède une histoire et un esprit que l’on ressent à chaque instant.

Seul petit regret avec la programmation de l’épilogue de la voltige dimanche après-midi, en fin de programme. Vraiment dommage que le Suisse Patric Looser ait fait ses émouvants adieux à la compétition devant une salle quasi vide. Le champion du monde, d’Europe et double vainqueur de la Coupe du monde méritait un autre contexte pour tirer sa révérence.

Alors merci à toute l’équipe d’Equidia Life, merci à nos consultants, Nicolas Andréani (voltige), Stéphane Chouzenoux (attelage), Pénélope Leprévost, Virginie Couperie, Olivier Bost et Patrick Caron (saut d’obstacles), merci à Isabelle Cazaux-Maleville à la tête de ce grand concours et surtout un grand merci à vous tous pour votre fidélité (record d’audience de la chaîne battu ce week-end). Même si cela fait un peu slogan publicitaire, nous partageons la même passion. Elle est notre moteur, notre essence. C’est elle qui nous fait avancer. Encore et encore.

Pascal   

Gucci Masters, juste la classe !

Ils sont venus, ils sont tous là ! Ils, ce sont bien sûr tous les meilleurs cavaliers et chevaux de la planète présents tout ce week-end au Gucci Masters, dans le cadre du Salon du Cheval.

Pour la troisième année, le Hall 5B du Parc des Expositions de Paris Villepinte s’est métamorphosé. Impressionnant d’avoir vu ce hall complètement vide il y a quelques semaines lors du repérage télé (quand on vient repérer les lieux avec les organisateurs pour l’emplacement des caméras, camions de transmission etc.) et de le voir aujourd’hui paré de ses plus belles couleurs. Difficile d’imaginer que l’on est au même endroit. D’autant plus que l’aménagement de cette édition 2011 a permis de gagner encore plus de place avec la sensation de se retrouver dans un petit écrin de calme (enfin sauf quand le DJ envoie les watts, une fois les compétitions terminées).

L’occasion de saluer tous les organisateurs qui ont eu un jour l’idée folle « d’inventer » des concours. Il en faut de la main d’œuvre, de l’énergie, de la passion et sans aucun doute de folie pour offrir au visiteur le « luxe » d’une immersion dans un autre monde, une fois la porte d’entrée du hall franchie.

Quand les organisateurs du salon du cheval ont annoncé, il y a trois ans, le transfert de la Porte de Versailles à Villepinte, beaucoup furent sceptiques. Pas assez classe, trop loin etc. Et pourtant, en ce qui concerne le concours hippique, les équipes de European Equestrian Masters du Belge Christophe Ameeuw ont réussi cet incroyable défi. Un grand bravo et merci à eux de nous permettre d’apprécier ce spectacle sportif de haute qualité dans de telles conditions.

Vendredi soir, l’Irlandais Billy Twomey a magistralement remporté le Top 10 grâce à un double sans faute de Tinka’s Serenade. Bien sûr, pour l’histoire, beaucoup auraient aimé voir Eric Lamaze s’imposer. Mais le sport en a décidé autrement avec « seulement » la deuxième place pour la Canadien, en selle sur Coriana.  Un Top Ten en apritif d’un somptueux week-end qu’avec toute l’équipe des sports équestres, nous allons essayer de vous faire vivre au plus près sur Equidia Life. (les rendez-vous ICI)

Pascal

Au grand Galop 3

Sports Equestres

Comme désormais toutes les semaines sur le blog de la rédaction des sports équestres d’Equidia, tour d’horizon de l’actualité du monde du cheval.

Vamos à Madrid !
La grande nouvelle est tombée. Ca y est ! L’équipe de choc qui nous fera vibrer du 14 au 18 septembre prochain en terre espagnole a été révélée. La Fédération Française d’Equitation a présenté les sélectionnés français. Honneur aux femmes tout d’abord avec Pénélope Leprévost et son bel étalon gris Mylord Carthago HN qui nous fera montre de cette équitation légère et propre dont elle a le secret. Du côté des hommes, Kevin Staut bien sûr, qui montera Silvana de Hus, Olivier Guillon sur Lord de Theizé, Michel Robert et sa Kellemoi de Pépita et enfin, en tant que réserviste, Simon Delestre et Napoli du Ry. Un joli club des cinq, qui espérons-le, mènera la France vers la victoire. 2009 avait déjà souri en individuel à Kevin Staut  qui avait décroché le titre…Fingers crossed !

A vos caméras !
Dans le cadre des Trophées Epona 2011, parrainés cette année par Maxime Le Forestier, adepte du trot, et qui mettent en avant les ambassadeurs du cheval dans un cadre aussi bien médiatique que familial, la créativité est à l’honneur. En effet, du 1er au 30 septembre, vous pouvez réaliser une vidéo ayant pour thème la « Normandie, terre de cheval » (Epona a bien sûr lieu en terre normande, à Cabourg, dans le berceau de l’élevage équin français). Cette vidéo doit être mise en ligne sur Youtube pour une première sélection puis sera diffusée sur SulkyTV qui la soumettra aux votes des internautes. La vidéo qui remportera le plus de suffrages sera récompensée à l’occasion de ces trophées. Alors, à vous de faire pâlir Steven Spielberg et de mettre à l’honneur notre plus noble compagnon ! Envoyez du rêve !

Un retour aux origines…
Reprenant l’adage ci-dessus du cheval comme plus noble conquête de l’homme, il faut remonter très loin, des millénaires en arrière pour voir comment s’est construit ce lien devenu quasi sacré. Le jour où l’homme a peint sur les murs des grottes le cheval montre bien cet intérêt qui naquit en lui pour cette créature. Werner Herzog vous propose donc de revenir à ces origines dans son film en 3D La Grotte des rêves perdus (The cave of forgotten dreams) au cinéma le 31 août 2011. Découvrez les peintures rupestres d’une grotte du Sud de la France vieille de 20 000 ans et ces esquisses équestres qui ont initié le lien actuel qui nous unit au Caballus !

Le Roi Arthur is back !
Mario Luraschi a vu grand, très grand  puisque les 23 et 24 septembre prochains, la légende d’Excalibur renaît au Stade de France. Plus de 50 cascadeurs équestres seront présents sur cette scène de 9000m2 pour recréer l’atmosphère chevaleresque de la forêt de Brocéliande au château de Camelot et faire vivre aux spectateurs la plus grande joute équestre jamais organisée. Le cheval, à nouveau réelle pièce maîtresse…

Par Basile Tardivel

Au grand galop (semaine 34)

Du sport et de la culture… un beau mélange pour cette nouvelle actu’ de la sphère équestre.

Fontainebleau et sa Grande Semaine
Du 27 août au 04 septembre, ce sont 1700 chevaux de 4 à 7 ans qui fouleront le gazon du stade équestre de Fontainebleau. Grandes finales du circuit des jeunes chevaux qui décerneront 14 titres de Champion de France et de Vice-champion, cet événement porte en lui un réel enjeu génétique puisqu’il fait montre de la descendance des grands étalons actuels. Cette Grande Semaine met aussi à l’honneur ce long et parfois ténu travail de formation du jeune cheval suscitant alors cette émotion particulière que l’on peine à retrouver ailleurs. A suivre tous les jours dans les journaux d’Equidia.

Les propriétaires en avant
Le site de Lamotte-Beuvron se fera le cadre du Meeting des Propriétaires du 25 au 28 août 2011. Sorte de championnat de France des propriétaires amateurs, cette compétition leur permet de valoriser leur travail quotidien dans les 5 disciplines.

Une sélection bouclée pour les championnats d’Europe d’endurance
C’est au cœur d’une petite cité de Lozère, Florac, située en plein cœur du parc national des Cévennes, que se courront le 10 septembre prochain les championnats d’endurance. Ce « carrefour de la pierre et de l’eau » accueillera donc 6 couples français qui tenteront sur leurs terres de décrocher une médaille européenne. Virginie Atger montera Antall de Jalima. Sunny Demedy, quant à lui, sera accompagné de Nerval de Beders alors que son camarade Pierre Fleury dessinera ses boucles avec Kergof. Les trois derniers couples, Julien Goachet avec Lubiana de Coat Frity, Romain Laporte avec Osmos Caussanel et Grégoire Tilquin avec Leila de Montamel feront aussi leur possible pour atteindre ce titre tant espéré.

Saumur la Grande à l’honneur en septembre
Compétition et musique se conjugueront en septembre prochain dans le berceau du dressage français. En effet, Saumur, où se sont écrites les grandes pages du patrimoine équestre français, accueillera du 8 au 11 septembre 2011, les Masters Pro de dressage qui décerneront les titres convoités de champions de France des catégories Pro Elite, Pro1, Pro 2 et Pro 3. On pourra aussi y contempler le championnat de France des chevaux de 7 ans. Des pros mais pas que. En effet, ces Masters Pro seront aussi le cadre d’un accès privilégié donné aux amateurs puisqu’avec « Les Trophées de Saumur », ils pourront aussi prendre part aux festivités.
Septembre c’est aussi la Grande Semaine de Saumur qui aura lieu du 22 au 25 septembre et qui se décomposera en trois étapes majeures : les finales SHF, les championnats d’élevage de l’association France Dressage et bien sûr le traditionnel CDI***.
Mais Saumur se vit aussi en musique puisque pour trois représentations (30 septembre, 1er Octobre, 2 octobre 2011), le Cadre Noir sera accompagné de l’orchestre d’harmonie de la ville d’Angers.

Quand James Bond se met au cheval…
On n’avait pas encore vu des ovnis s’attaquer aux cowboys américains. Et bien c’est chose faite puisque sort cette semaine le film Cowboys et Extraterrestres coproduit par Steven Spielberg et Ron Howard avec un Daniel Craig à califourchon. S’il avoue de pas être un grand cavalier et ne pas être habitué à monter pour James Bond, il concède aussi que beaucoup de scènes ont été réalisées par des doublures et des cascadeurs…Alors quand il s’agit de conduire des bolides tonitruants il y a du monde, mais pour poser ses fesses sur une selle le courage manque…Depuis le temps qu’on vous dit que l’équitation c’est du sport ! (source : BlueWin)

Par Basile Tardivel